Un an après sa sortie sur PS2, voici le jeu de course du studio Babylon qui arrive sur PC. Comme son titre et sa pochette l’indiquent clairement, nous avons ici affaire à un mauvais clone du Need For Speed Underground de EA. Très à la pointe niveau tendance de « djeunz », les gars du marketing de chez Microids se sont dits que ce serait pas mal de refaire le même jeu, vu qu’il s’était bien vendu. Malheureusement, les budgets n’étant pas les mêmes, on est bien loin de NFSU à l’arrivée.
Pour ce qui est du scénario, on sent que les créatifs n’ont pas volé leur titre : vous incarnez Vince (Diesel ?), un bon gars qui s’est fait voler sa voiture par des malfrats pas gentils et qui est bien décidé à la retrouver par ses propres moyens. Il va donc se faire pleins d’amis dans le monde magnifique du tuning, participer à des courses clandestines et autres défis simplistes en tous genres dans un environnement urbain. On imagine bien les scénaristes en train d’écrire la trame du jeu en regardant Fast & Furious et en jouant à GTA… Chacun sa technique après tout, mais il faut bien avouer qu’ici ce n’est pas l’intrigue qui va motiver le joueur à rallumer sa console.
Linéaire comme un rayon de surgelés, le scénario n’offre aucune forme d’interactivité au niveau de la narration et les missions s’enchaînent et se répètent jusqu'à la fin du jeu. La narration s’effectue par l’intermédiaire de séquences cinématiques souvent assez drôles. La modélisation des personnages n’est pas sans rappeler celle des Sims 2 et c’est particulièrement évident quand on voit deux personnages à l’écran. Tant par leurs mouvements corporels que par leurs expressions faciales, ceux qui sont censés être des gros durs pleins de testostérones nous rappèlent plus les banlieusards un brin efféminés du jeu de Maxis que des gros bourrins à la Vin Diesel.
Ce côté involontairement comique du soft aurait pu être sympathique si la réalisation du jeu en lui-même avait été à la hauteur. Mais comme vous vous en doutez maintenant, ce n’est pas le cas. Bien que le level design de la ville soit assez diversifié et plutôt bien fait, la difficulté de prise en main (surtout au clavier) et la maniabilité assez approximative empêche de pouvoir profiter des ces courses sauvages comme on le ferait dans un Burnout 3 ou n’importe quel autre jeu réussi dans le même style. Bien sur, étant face à un jeu de tuning, on devrait être en droit de s’attendre à une maniabilité plus proche d’un Gran Turismo, où la mécanique du moteur défini les modalités de gameplay. Le principe du tuning, rappelons-le au passage pour ceux qui habitent dans un caisson d’étanchéité depuis plus de 5 ans, est de modifier l’apparence et les performances de sa voiture en fonction de ses goûts personnels. Il est vrai qu’en ce qui concerne les performances, le goût général des tuners semble plus porté sur le « plus gros, plus vite ». Donc au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu et que vous gagnez de l’argent en remportant des courses ou en accumulant des points « Fame » (j’y reviendrai plus loin) vous pourrez échanger vos pièces de moteur (moyennant finances) contre des pièces plus performante et ainsi booster votre voiture en course et rendre la maniabilité un peu moins brouillonne.
Vous pourrez aussi, dans un équivalent pour garçon du jeu qu’ont les petites filles d’habiller leur poupées Barbies, tuner à mort votre caisse de guedin. Entre les rétroviseurs, les ailerons, les gentes, les stickers (d’un goût très « américain »), la peinture métallisée ou encore les pare-chocs, vous aurez tout le loisir de vous construire la caisse de vos rêves. Bien sûr pour cela, il faut que vos rêves ressemblent à l’émission Pimp My Ride sur MTV.
Le jeu comporte aussi un mode Course Libre qui permet de se balader dans ce niveau géant et d’augmenter à loisir vos points Fame. Les points Fame sont acquis quand vous effectuez des virages au frein a main, des dérapages ou autres manœuvres de kakou. Plus votre véhicule est stylé (d’où l’intérêt de tuner votre caisse comme une poupée) plus votre coefficient de points est important, puisque, rappelons-le, dans le tuning, il est essentiellement question de « se la raconter ». En gros, plus vous vous la racontez, plus vous gagnez d’argent pour améliorer votre véhicule, et donc pour vous vous la racontez encore plus.
Comme si le jeu ne comportait pas déjà assez d’éléments plagiés sur d’autres jeux, vous pourrez équiper votre voiture d’un kit de boost à la Fast&Furious qui provoquera une forte accélération pendant un court moment, le temps que tout les décors deviennent flou dans un effet de vitesse bien moins réussi que dans Burnout 3.
Au niveau graphique, admettons que même si le jeu n’a rien d’exceptionnel, cela reste tout a fait honorable, peu de bugs sont à déplorer même si le level design fait que le moteur graphique n’a jamais à afficher de trop longues distances.
En revanche, un des gros points faible du soft reste l’Intelligence artificielle des concurrents. Certains iront même jusqu'à avoir le même accident au même endroit, durant les 3 tours consécutifs d’une course. Ce simple fait implique, une fois la prise en main du jeu effectué, une durée de vie très courte. Le mode 2 joueurs temporise un peu ce dernier fait, et vous permettra de montrer votre super voiture tuné à vos potes et ainsi de vous la péter copieusement, comme tout bon tuner se doit de faire.
Côté ambiance sonore, les phases de gameplay sont accompagnés de morceaux electro de breakbeats ultra répétitifs, qui ont souvent tendances à être recouvert par le monstrueux volume sonore du moteur, qui au bout de 3 tours de courses provoque un bon mal de crâne si on laisse le niveau par défaut. La musique des menus (du dowtempo) est, elle très agréable et détend un peu le climat très stressant que provoquent ces gros beats durant le jeu.
L’interface est la même que sur consoles et ne prend pas en compte la souris, ce qui complique rapidement chaque navigation dans les menus.
C’est donc sans mal qu’on oubliera ce jeu tout à fait anecdotique et on lui préférera à peu près n’importe lequel des ses concurrents actuels. RMP Tuning est encore un exemple criant de la stérilisation créative dont souffre l’industrie vidéo ludique à cause de l’orientation marketing des éditeurs.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
+ Graphismes correspondants à l’ambiance Tuning
+ Prix réduit
+ Environnement urbain réussi
- Un sous Need For Speed Underground
- IA catastrophique
- Mode aventure plat comme une planche à repasser
- Gameplay capricieux
- Ambiance sonore fatigante
Cette démo comporte deux tracés différents en mode Course Rapide (Beach Race et Downtown Cup 3), ainsi que deux missions du mode Campagne.
A chaque fois, ce sont deux voitures différentes qui vous Dans les deux cas, le joueur a le choix parmi trois voitures.
kikoo
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Avis
déposé
le 23/08/2008 (9/20) :
J'ai trouvé ce jeu recemmant a un prix (pour un jeu de tuning) vraiment pas cher. Au niveau de la customisation, c'est vraiment bien, il y a vraiment le choix entre la carrosserie et la mecanique....
Avis
déposé
le 03/08/2006 (7/20) :
bon jeu (surtout les courses seur autoroute) mais il y a des trous dans le décors !!! et on a même réussi a se coincer entre un mur et une barrière (voiture sur le côté) et les courses sont trop dures...
Avis
déposé
le 23/06/2006 (15/20) :
si ton jeu bug achete un nouveau pc lol !!!
moi je le trouve pas trop mal
bon c est clair c est pas nfs most wanted mais niveau tuning ben il y a du choix !!
j ai mis 15 sur 20 car il est vraiment...
Avis
déposé
le 20/05/2006 (2/20) :
Il mérite un 2 : je rentre en penssant que je vais me régaler avec ce jeux donc une x installer je lance une course et la magnifique au bout de 10 s une magnifique surprise un petit écran bleu de la...