Aaaaah Quake… Seul titre à tenir tête à l’irrévérencieux Duke Nukem 3D en 1996. Quand le grand blond bottait les fesses des aliens en mâchant du chewing-gum, le marine de Quake, rejeton des créateurs de Doom, arpentait des châteaux forts infestés de créatures étranges et hostiles. Quake c’est la rouille, le métal et le sang qui s’entremêlent, et c’est aussi un moteur full 3D qui claque méchamment. Enfilez vos bottes de Schwarzy, empruntez le « Beuhaaaaaa » de Rambo et partez au carnage.
Au commencement du jeu, la planète Terre est bientôt anéantie par des hordes d’aliens. Le dernier espoir de l’humanité, c’est une armée, une armée envoyée pour frapper au cœur de l’empire adverse. C’est sûrement la faute à pas-de-chance, mais de tout ce joli monde ne reste qu’un survivant, et il se trouve que c’est vous. Vous êtes seul, ils sont des centaines et vous allez tous les renvoyer chez leurs mères les pieds devant (du moins pour ceux qui ont des pieds).
Quake premier du nom versait dans une ambiance clairement médiévalo-fantastique, ici on est plutôt dans un registre futuriste, dans l’obscurité, les murs qui suintent, bref, tout ce qui avait fait le charme de Quake est toujours là. Vos ennemis – issus de l’improbable croisement entre Passe-Partout et une tondeuse à gazon – n’ont heureusement pour vous pas inventé la poudre… Par contre ils savent très bien s’en servir. En général, ils vous voient, ils tirent un peu, courent au hasard pour faire genre « on va te tendre un piège », puis reviennent à leur place d’origine pour recommencer. Waouh ! Quand on nous promettait des adversaires intelligents, il fallait sûrement comprendre que leurs entrées en scène étaient scriptées jusqu’à la moelle. Les Stroggs d’antan avaient tendance à se tenir au milieu du chemin à attendre votre venue pour faire feu. Et bien, ce temps est révolu. Désormais, les Stroggs attendent cachés derrière un mur que vous soyez au milieu du chemin pour faire feu. D’accord, ainsi ennoncée, la subtilité ne vous sautera pas forcément au visage, pourtant dans le jeu, elle se fait vite sentir. Soyez certains en vous engouffrant dans un couloir étroit et mal éclairé, qu’arrivé à mi-parcours on va vous tirer dans le dos...
La sauce prend plutôt bien. L’ambiance est lourde et rythmée et l’aventure est longue. La petite bonne idée du mode solo, c’est d’avoir créé un monde tout d’un. Pour prendre le premier niveau en exemple, disons qu’il est constitué d’un amalgame de petites pièces dans lesquelles on progresse à la verticale. Oui, le soft est full 3D et compte bien vous le montrer. Vous vous ferez attaquer par en haut et par en bas. En solo on emprunte des chemins alambiqués d’un ascenseur à un autre ; en multi on se retrouve tous confinés les uns sur les autres dans un tout petit espace, pour des combats à mort démentiels.
Nuclear Super Heroe
Quake II, s’il possède un mode solo aussi glauque et primaire qu’efficace, ne prend sa réelle ampleur qu’en multi joueurs dont on peut sans crainte dire qu’il n’a pas d’équivalent. Grâce au génie des level designers d’ID Software, les niveaux sont ramassés sur eux mêmes et les joueurs inscrits en match à mort, grouillent littéralement. Dès que l’on se retrouve à quatre sur une petite map, ça flingue à tout va. Il est loin le temps des FPS où l’on ne devait que surveiller la ligne d’horizon. Affrontements à courte portée, on saute d’une passerelle pour fondre sur un ennemi qui lui-même vient d’effectuer un rocket-jump pour passer sur du combat aérien.
Car la seconde force du mode multi réside dans les capacités physiques du moteur de Carmack. Outre le fait d’utiliser à bon escient la full 3D du code de bourrin de l’ami John, les game designers ont implémenté au jeu une multitude de petits tricks comme le strafe (qui permet d’accélérer sa vitesse par des mouvements de souris réguliers), le rocket jump (grâce auquel on peut sauter en se faisant projeter par une explosion) et d’autres… La liberté de mouvement est totale et la maniabilité simplement jouissive.
Si vous ne jouez pas à Quake II en LAN, vous ne savez pas ce qu’est une LAN party réussie. Lance grenades, lance roquettes, mitraillette, mitrailleuse, fusil à pompe, fusil à pompe quadruple canons, lance fusées… L’arsenal du jeu est impressionnant, et il y a de quoi se faire très mal, surtout si vous arrivez à mettre la main sur un Quad Damage, item qui comme son nom l’indique quadruple les dégâts de son porteur…
Synthèse
Quake 2 est un FPS d’une rare intensité. Avec un environnement moins original que l’épisode précédent, il parvient encore à imposer cette ambiance glauque faite de métal et de sang en solo, et est une véritable tuerie en multi. ID Software frappe à nouveau là où ça fait mal, et ce sont encore les joueurs qui y gagnent. Réservez vos soirées après l’achat du jeu et pensez à inviter vos potes (et de la bière).
Les Plus
Les Moins
- Un mode multi démentiel.
- Moteur 3D au top.
- Level design très travaillé.
- Durée de vie cosmique.
- C'est toujours glauque.
- Optimisé OpenGL.
- Arsenal conséquent.
- Ennemis basiques voire idiots.
- Univers un poil moins original que dans le premier opus.
Avis
déposé
le 11/01/2010 (18/20) :
Des énigmes, du shoot, un jeu assez peu linéaire ce qui pour l'époque est vraiment sympa. Des graphismes au top. On note juste une difficulté assez faible meme en hardcore. Le jeu est désormais en...
Avis
déposé
le 26/08/2006 (13/20) :
Certes un bond technique par rapport à Quake, mais à part ça? Que nous offre Quake II? Avec du recul on se rend bien compte que pour le gameplay Id Software ne s'est pas foulé et au lieu de proposer...
Avis
déposé
le 18/06/2005 (18/20) :
Un super jeu, très bourrin et avec de bons graphismes (bon on est en 2005 mais voila à l'époque c'était quand meme super ! et puis j'adorre les vieux jeux lol)
Avis
de
Klopklop
le 10/08/2003 (17/20) :
Quake 2 est un des meilleurs doom-like du moments, il et vraiment super ;) ne nécessitant pas une carte video trop puissantes ils peut comvenir a toutes sorte de PC mais occupe plus de 300MO de...