|
| | Pauvre Alexandre, il doit s'en retourner dans sa tombe de se voir aussi laid ! |
| |
|
|
| | L'écran titre : les modes de jeu ne se bousculent pas. |
| |
Parfois, on se demande ce qu'il peut bien se passer dans la tête des responsables marketing d’une société. Ils veulent nous vendre des choses en nous faisant miroiter monts et merveilles. Nous proposer un produit industriel sous le label « 100% naturel » est chose commune dans l’agro alimentaire. Et le jeu vidéo n’est pas en reste. Quand on regarde le dos de la boite d’Alexandre l’Heure des Héros, on peut y lire qu’il est « un jeu de rôle et d’action jouissant de somptueux graphismes en 3D. »
Bizarrement, quand on est dans le jeu, on ne ressent pas (et même pas du tout) l’extase décrite par ce texte. On vérifie qu’on a bien le même jeu, qu’on est bien devant la même version d’Alexandre, mais oui, c’est bien cela. Alors qu'on a sous les yeux un soft qui respire la médiocrité visuelle, le charmant distributeur voit de somptueux graphismes. Mais reconnaissons que nombre de jeux ne brillent pas par leur environnement et restent suffisamment intéressants pour leur contenu propre. Que propose donc ce jeu de rôle sur un contexte historique riche ?
Vous êtes à la tête d’un groupe des trois plus valeureux guerriers de la Grèce. Mégaclès est la force, sorte de barbare qui frappe avant de réfléchir. Bilikidi est la ruse : tapie dans l’ombre, elle excelle dans les attaques sournoises et furtives, mais aussi de loin avec un arc. Enfin, Ekhedem, le cerveau, sorte d’Hannibal Smith de l’antiquité. Il est surtout le spécialiste des épées et boucliers.
Ces trois joyeux combattants sont donc convoqués par Alexandre le Grand pour réaliser des missions. Le plus souvent, ces dernières consisteront à nettoyer les environs des fourbes méchants qui veulent du mal à l’Empereur.
Le scénario est ici un simple prétexte. On se retrouve sur une carte avec comme objectif principal de trucider les opposants. Parfois, quelques objectifs secondaires seront à découvrir sur la carte, mais rassurez vous, on vous demandera encore de tuer. Bref, rien de bien original là-dedans. Toute cette histoire aurait pu se passer sous Vercingétorix ou dans le Far West, il n’y aurait eu que l’environnement graphique et le nom des personnages à changer.
Après tout, rien de mal à dissimuler derrière un scénario un jeu d’action bourrin, surtout si on s’y amuse. Sauf si la recette ne prend pas.