C’est dans une 3ème guerre mondiale chaotique que se place l’histoire de World War 3. Un monde dans lequel les Etats-Unis, l’Iraq et la Russie se vouent une guerre sans merci pour l’or noir, source de tous les conflits. Gurre dont, au final, personne ne ressortira vainqueur. Jeu de stratégie assez conventionnel, World War 3 se veut provoquant, de par son scénario traitant d’une troisième guerre mondiale sous des airs de Guerre Froide. Un soft post-apocalyptique dans lequel la couleur est annoncée dès la première cinématique.
Peu original, le scénario de World War 3 : Black Gold nous plonge donc dans une Troisième Guerre mondiale fictive, où l’ONU impose un contrôle total sur le pétrole, qui risque de manquer dans les deux années à venir, ce qui créera un chaos et une anarchie complète dans tous les pays du Monde. L’histoire débute alors que les Américains débarquent en Iraq pour prendre le contrôle des puits de pétrole. Mais nos chers militaires super armés se retrouvent pris au piège et forcés d'utiliser la manière forte, ce qui crée une situation de conflit.
Les trois pays disposent d’un scénario relativement cour d’une dizaine de missions chacune ainsi que d’un didacticiel propre a chaque campagne, du fait de la particularité des unités et des bâtiments de chaque pays.
Le scénario n’est pas très fouillé, et les missions sentent le déjà vu : prendre le contrôle de puits de pétrole, résister aux attaques ennemies en attendant les renforts, etc.
Maniabilité
Malgré la possibilité de configurer son clavier, la jouabilité est peu plaisante. Se voulant originale, l'interface en rebutera certains à cause de sa complexité et de son manque de rapidité pour ce type de jeux. Il reste néanmoins la possibilité très commode de zoomer sur ses troupes a l’aide de la roulette.
Les didacticiels sont là aussi pour former tous les soldats prêts à s’immerger dans ce RTS post-apocalyptique. La difficulté est au rendez-vous de ce titre, puisque les missions sont difficilement accessibles aux néophytes du genre, même en ayant fait les didacticiels en long, en large et en travers. World War 3 est à cet égard réservé aux joueurs avertis.
Un bon point est l’éditeur de cartes fourni avec le jeu. Relativement complet, il donne au soft une durée de vie quasi-infinie, pour peu qu'on ait envie de s’attarder sur ce jeu. Le mode Escarmouche ne dispose que de trois types de jeux assez lassants, et où les possibilités se révèlent assez limitées. Parmi les trois type de bataille proposés, on optera plutôt pour la bataille à coût limité, qui permet de créer rapidement des bâtiments et des véhicules sans trop être noyé sous des vagues incessantes d’ennemis.
Les graphismes
Joli sans être transcendant, World War III affiche des graphismes plus que potables. Hélas, les décors et les textures sont dénués de détail, comme du reste les unités, à commencer par les tanks : le niveau de détail reste faible et pourrait être largement plus beau pour un jeu de ce type. Les décors sont assez communs : on débute par des plaines désertiques, puis on continue dans des espaces urbains, en passant par les montagnes et des plaines enneigées.
En bref, des graphismes qui ne piquent pas aux yeux, sans pour autant les faire pleurer.
IA
L’Intelligence Artificielle reste globalement basique : quand elle ne vous submerge pas d’assauts votre base, elle construit des unités en surnombre, et vous vous faites rapidement prendre au piège.
Cela dit, du fait de son niveau élevé, l’IA contentera les plus connaisseurs du genre. Mais elle rebutera assurément les néophytes, surtout dans le mode Mission, où la difficulté paraît vraiment mal dosée.
Autre gros défautt du jeu : l’IA des troupes que vous commandez est exécrable, et leur évolution sur la map relève parfois des défis, à l'image des Jeeps qui restent eu plein milieu de la voie ferrée en attendant que le train viennent les écraser, vous faisant perdre un temps précieux - et de l’argent.
Son
Les voix sont à la limite de la parodie de Rambo et feront mourir de rire certains, tant le doublage est pitoyable. Il est entièrement réalisé en français, mais l’éditeur a voulu garder les accents de chaque pays, ce qui rend le tout complètement euphorique. On ne peut s’empêcher de rigoler quand on entend le doublage pitoyable des unités tout on long du jeu.
Coté musical, les musiques d’ambiance sont globalement agréables à l’écoute. Tout en passant par des musiques classiques relevant le côté apocalyptique et dramatique de l’histoire, les combats sont agrémentés de musique un peu plus énergique, qui renforce la violence des combats. Cela dit, elles ne vous feront pas non plus rêver durant des heures en voyant vos quelques tanks détruire la ville ennemie...
Help !
Avec la possibilité de consulter l’état de la mission et les différents objectifs, l’aide mise à disposition reste banale et pas vraiment utile. On est parfois obligé de se tourner vers la notice pour comprendre les subtilités du jeu, comme par exemple pour la création d’unités ou l’organisation des unités en mode Escarmouche.
Multijoueurs
Le mode de jeu en ligne ne suffira pas à vous faire aimer World War 3 : Black Gold tant il reste lassant, même avec son mode de création d’unités. Ce dernier, difficile d’accès pour les nouveaux joueurs, nécessite l’évolution de la base a un très haut niveau technologique, et peut laisser l’avantage aux autres joueurs pour créer un nombre d’unités conséquent.
Conclusion
Même si vous êtes en manque de RTS, passer votre chemin, ce jeu n’en vaut pas vraiment la peine. Retournez plutôt sur votre bon vieux Command & Conquer : Alerte rouge 2 : même s’il peut paraître un peu vieux, il reste plus jouissif a jouer, surtout en multijoueurs.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
- Zoom sur les unités
- Création d’unités en multijoueur
- Doublage à mourir de rire
- L'IA
- Interface mal pensée
- Scénario basique
- Absence de héros
- Unités peu originale pour une 3ème guerre mondiale
Avis
de
kristaar
le 12/07/2004 (12/20) :
J'ai bien aimé ce jeu mais je reste sur ma faim, il manque quelque chose au jeu peut être un travail sur les graphiques plus d'options dans le choix des missions, sinon le principe est trés bon, les...