Connaissant votre rejeton comme vous la connaissez, elle a du mettre les pieds là où il ne fallait pas. A vue de nez, le pays sent le régime de banane en état de décomposition; la république bannière si vous préférez.
Le scénario un peu simpliste de Boiling Point vous permettra de plonger sans difficultés dans cet univers chaotique, où d’ailleurs votre progression se fera pas mal de cette manière. En effet, ce n’est pas ce jeu qui chamboulera vos neurones en vous imposant d’intenses moment de réflexion. Tant mieux pour le coté action, tant pis pour le coté aventure.
A noter toutefois qu’une quête parallèle consistant en la recherche de reliques indiennes, des pierres appelés Xenus (l'ancien nom du jeu en fait) et dit-on dotées de pouvoirs mystérieux, vient se greffer au coté du scénario de base. Il ne s’agit pas ici d’une simple mission secondaire, comme vous en croiserez de nombreuses au fur et à mesure de vos avancées. Non, il s’agit bien d’une histoire dans l’histoire. Voilà qui est toujours une surprise agréable.
Cela étant dit, après quelques missions, il s’avère qu’en fait il n’y a plus trop de surprise : traverser la région, dans le véhicule de votre choix, massacrer tout ennemis rencontrés sans finalement trop ce soucier de la discrétion, et refaire le trajet en sens inverse. Voila essentiellement ce que vous aurez à faire.
Au début du jeu, une partie enquête s’impose et vous permet de vous balader dans Puerto Sombra, la capitale du pays, prendre une flopée de contacts, tout en découvrant ci et là soit divers indices, soit diverses fonctionnalités du jeu. Rapidement vous embrayez sur vos premières missions.
Exécutez ces missions secondaires est quasiment une condition sine qua non, vous vous en rendrez vite compte. Car pour avancer dans la trame principale, il vous faudra le plus souvent rassembler de grosses sommes d’argent pour soudoyer tel ou tel personnage. Cela se fait par le biais de dialogues à choix multiple, agrémentés de délicieux traits d’humour à la sauce super-soldat ( « la moitié de mes amis m’appellent le démolisseur», … ), ce qui contribue assez bien à poser l’ambiance.
Pour gagner vos précieux pesos, pas question de compter sur le recel d’armes ou de véhicule que les gens du pays vous rachèteront à un prix ridicule, bien qu’ils vous les vendent abusivement cher. Il y a bien une compétence en marchandage, mais celle-ci ne semble pas facilement prendre effet. Une seule solution reste alors, trouver un employeur dans une ou plusieurs des factions proposées, que ce soit le gouvernement, la mafia, ou la CIA par exemple, et enchainer des quêtes se ressemblant vite un peu toutes. Certes, coté gouvernement, il s’agit plus de faire pression, de soudoyer, alors que du coté de la mafia, il suffira de savoir se servir d’une arme à feu. Entre l’un et l’autre, il y a donc quelques nuances, mais à priori guère plus.
Les missions secondaires ne sont pas trop simple. Ou du moins, c’est le trajet à accomplir qui n’est pas si simple. Rencontres aléatoires, embuscades, fusillades à tous les coins de routes. C’est que la république de Realia est un petit coin de paradis bien agité, et qu’il va bien vous falloir parcourir en tout sens pour mener à bien les centaines de missions disponibles.