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| | L'entrée du monde torturé créé par Ken Levine |
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Bioshock. Choc biologique. Un titre diablement bien trouvé quand on se retrouve avec les rétines carbonisées par une réalisation de maître. Un titre de choix pour qualifier ce qui finit de consumer notre cerveau : le scénario complexe et torturé d'une cité aquatique en plein déclin. Pour les Amishs qui n’ont pas joué à la démo, sachez que l’aventure débute dans la peau de Jack, un jeune homme qui voyage en avion au début des années 60 pour rejoindre sa famille. En plein vol, un évènement inconnu entraîne la chute de l’appareil. Surnageant au milieu des flammes, seul survivant de l’accident, nous voilà perdu en mer. Heureusement, l’avion s’est miraculeusement écrasé au pied d’une étrange tour isolée au milieu de l’océan. Croyant naïvement trouver refuge, vous entrez pour trouver un sous-marin qui vous emmènera dans une intro digne de Half-Life sur le lieu de vos aventures, une ville aquatique au nom de Rapture. L’environnement parait au premier abord idéal. La cité est superbe avec ses buildings Art-Déco à la Gotham City reliés par des coursives en verre. Seulement, à l’arrimage, c’est une scène de cauchemar qui se déroule sous vos yeux à travers l’épaisse vitre du bathyscaphe qui parait tout d’un coup mince comme une feuille de papier. Une femme aux allures de gymnaste équipée de crocs de boucher achève un homme dans une sauvagerie des plus totale. Le ton est donné. Bioshock est un titre barbare et malsain où la perversité rôde à chaque angle de couloir. Dès l’arrivée en submersible, un mystérieux interlocuteur, Atlas, nous communique par radio quelques fragments de l’histoire de Rapture, devenant ainsi notre principal lien avec le rationnel dans un monde dément. On pourra compléter l’histoire avec les nombreux enregistrements audio, marques du passé, à glaner ici et là, qui nous en révèleront plus sur un scénario des plus denses, riche en rebondissements.
Rapture s’avère être le rêve abouti d’Andrew Ryan, génial entrepreneur, qui a décidé après la Seconde Guerre Mondiale de construire un monde idéal, là où les Etats et leurs idéologies n’ont plus de prise, dans les fonds marins. Il réussi à fédérer de nombreux artistes, industriels et scientifiques dans cette vision utopique. Pourtant l'utopie est vite devenu un refuge pour les contrebandiers, et Ryan, aussi brillant soit-il, ne peut s’empêcher de sombrer dans la tyrannie contre laquelle il luttait en cherchant et en éliminant les brebis galeuses. Il provoque alors une guerre civile entre deux franges de la population aux idéaux contradictoires. Ce ne serait pas si dramatique si entre temps les scientifiques n’avaient pas découvert l’Adam, catalyseur puissant du déclin de Rapture. L’Adam est une substance chimique synthétisée par un ver marin parasite qui permet de modifier le génome de ses hôtes à l’aide de plasmides (petites séquences génétiques), leur conférant ainsi des pouvoirs innombrables. Mais au fil des usages, l’Adam agit telle une drogue sur la population et la grande découverte se transforme en boite de Pandore crachant ses fléaux sur une cité engloutie qui se nécrose de jour en jour.
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