Un rapide coup d’œil à XIII Century : Death or Glory pourrait le faire passer pour un clone de Medieval 2 : Total War. Mais cela serait injuste envers Unicorn Games, puisque les batailles en 3D sont à peu près la seule chose que les deux titres ont en commun. Le développeur nous offre l’opportunité de se plonger dans les grandes batailles du XIIIe siècle en mettant à l’épreuve votre sens de la stratégie et celui de la tactique. Mais ce STR perd la bataille et laisse trop de pertes.
Montjoie ! Saint-Denis ! Que trépas si je faiblis !
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Bien qu’il soit classifié comme jeu de stratégie en temps réel, XIII Century n’en est pas vraiment un. C’est un jeu tactique de guerre qui recrée les grandes batailles de l’histoire et donne l’opportunité de les jouer. Pas de recrutement, pas de bâtiments, pas de vraies campagnes ni de réelles stratégies à appliquer. Il s’agit juste de 30 challenges tactiques que les royaumes du XIIIe siècle ont eu à affronter et qu’il appartient au joueur de relever.
Ces challenges se divisent en cinq « campagnes », chacune composée de cinq scénarios inspirés de façon réaliste des grandes batailles historiques. Le joueur peut donc au choix rejoindre les rangs des armées médiévales de l’Angleterre, de la France, de l’Allemagne, de la Russie ou des troupes mongoles de Genghis Khan. Il faut gagner une bataille pour pouvoir jouer la suivante, ce que l’on regrette, les scénarios étant indépendants les uns des autres, il devrait être possible de les jouer tous librement. Les Anglais combattent donc à Evesham puis à Falkirk, Conwy, Lincoln, et Lewes. Le royaume de France se retrouve sur les champs de bataille sanglants de Taillebourg, Muret, Tagliarozzo, Benevento, et Bouvines…etc. Le jeu offre donc une bonne représentation des moments décisifs du XIIIe siècle et propose cinq autres scénarios à débloquer, une fois les 25 premiers achevés.
Puisque les scénarios ne sont liés que par l’origine territoriale des armées belligérantes, le seul moyen de comprendre réellement quelle bataille l’on rejoue se fait avec le dialogue narratif de début de mission. Mais la plupart du temps, la voix-off semble partir du milieu de l’histoire. A moins d’être plus que versé dans les rivalités autour du Saint Empire Romain, tout ce que l’on apprend c’est qu’un type en déteste un autre et qu’ils ont décidé de se mettre sur la gueule sur un champ de bataille au cœur de l’Europe. On apprend encore plus vite à presser la touche espace et zapper cette introduction pour pouvoir accéder directement au combat.
La victoire n’est pas chose facile, par Saint George !
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Les joueurs finiront par connaitre les batailles par cœur, car ils vont les rejouer nombre de fois. XIII Century est loin d’être facile et oblige à considérer ses plans d’attaques avec zèle avant de faire quoi que ce soit. Il faut être sûr que les troupes soient en position, prendre avantage du terrain et si possible du moral. Pour des débutants, la tâche sera ardue.
Le jeu fonctionne pourtant selon une logique apparemment simple : la cavalerie surpasse les archers et les épéistes, qui eux même surpassent les piquiers et lanciers, qui eux, surpassent la cavalerie. Il n’est donc pas possible de rusher les ennemis sans considération de leurs forces et faiblesses relatives. Celles-ci sont extrêmement détaillées et obligent à constamment les suivre durant les affrontements. Placer le curseur sur les unités donne au joueur toute une panoplie de nombres détaillant le moral, les blessés, si les flancs et l’arrière sont couverts, les flèches restantes…etc.
Mais ces statistiques ne sont pas réellement d’une grande aide en plein milieu d’un affrontement et il faudra utiliser bien plus d’éléments concrets pour remporter la victoire -quand bien même elle semble être acquise-. Le terrain est réellement à prendre en compte et il faudra en tirer tous les avantages pour écraser l’ennemi : mettre les archers en hauteur, utiliser des chemins détournés pour faire charger la cavalerie à revers ou bloquer les ponts avec des piquiers. Cette nécessité de prise en compte du terrain pour les manœuvres avant de donner des ordres renforce efficacement le réalisme des batailles médiévales.
Le problème c’est que bien souvent de fait, les batailles varient entre compétitives et difficiles, très difficiles, voire trop difficiles. Traverser une rivière dont les abords sont défendus par trois régiments de piquiers et trois autres d’archers, lorsque l’on a que de la cavalerie et de l’infanterie novice à l’épée, n’est pas des plus engageants. Mais Louis II l’a fait, il a été canonisé après sa mort, donc il a peut-être eu une assistance divine. Dans le jeu, Dieu ne m’a pas aidé moi, et j’ai dû recommencer cette mission –qui est d’ailleurs la première de la campagne française- une bonne dizaine de fois avant de tenter une charge suicide mais fructueuse de mes épéistes pour permettre une percée de ma cavalerie. Quoique, vu le nombre de troupes qu’il me restait on pouvait quand même finalement parler de miracle.
1 avis a été déposé sur XIII Century : Death or Glory PC :
Presque parfait, seule l'intelligence artificielle débloque parfois un peu...Mais hormis ce détail, graphisme superbe, jouabilité...

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