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| | La journée commence bien. |
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| | Au fil de l'aventure, la nuit tombe sur Washington. |
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Que ceux à qui le nom de Tony Tough ne dit rien n’aient aucun a priori sur cette suite qui, en lieu et place de séquelle, sert de préambule à l’univers du détective le plus blasé de toute l’histoire du jeu vidéo - voire même de toute l’Histoire tout court. Dans le premier Tony Tough, nous découvrions un privé menant depuis dix ans une enquête stérile (la seule de sa vie) par pure passion du crime, de la justice et du travail bien fait. Ici, nous sommes en 1953, certainement un mercredi, perdus quelques part au cœur de Washington. Washington au Nouveau Mexique, s’entend. Car c’est bien connu, Tony n’est pas du genre à se trouver au bon endroit, encore moins au bon moment.
Le petit Tony Tough, 13 ans, dort paisiblement dans son petit lit. Un écho lointain lui parvient, flou d’abord, puis brutal : conformément au conditionnement génétique de son espèce, le chien au bas de la maison aboie après le facteur. Il est huit heure passées, et déjà notre jeune héros est en retard à l’école… comme tous les matins. Comme tous les matins également, il plaide une panne de réveil et accuse un chien « cahier-de-devoirovore », l’un et l’autre étant vrais. Pas de chance, Tony. Le jeune homme a beau défendre son innocence, le vieux professeur ne l’entend pas de cette oreille - et n’entend d’ailleurs pas grand-chose - : notre frêle héros écope d’une retenue pour son après-midi. Vraiment pas de chance.
Voilà le point de départ de Tony Tough 2 : le début d’une journée qui commence mal, et qui ne va pas aller en s’améliorant, puisqu’il décide de s’échapper de sa studieuse prison par un moyen, comme de bien entendu, improbable. Une fois dehors, ce jeune passionné par les forces de l’ordre, les mystères et les résolutions d’enquêtes fait la découverte de sa vie : le guide du parfait détective, celui qui, dans le premier épisode, tenait lieu de bible à Tony, le livre qui dit que toute bonne investigation commence par la trouvaille de la perruque adéquate. Peu de temps après cette édifiante découverte, le jeune fugitif cherche à mettre la main sur le précieux postiche qui lui permettrait le moment venu de faire face à toute forme d’affaire louche. Ce faisant, son chien Pantagruel disparait. Nous avons le postiche - un canidé au nom impossible introuvable - : l’affaire tant attendue lui tend les bras, et n’est pas sans rappeler celle de The Roasted Moths, qui était peu ou prou identique.