Dans le courant de l’année 2002, Microsoft plaçait un adversaire de taille sur la route de Diablo, le jeu de hack’n’slash médiéval fantastique de référence. Dungeon Siege était né et innovait dans le vaste univers de la fantasy microludique par une approche soignée, une aventure plutôt orientée action et une prise en main rapide. Les joueurs se sont jetés en masse dans le gouffre et ne voulurent pas en sortir lorsque la bande à Bill Gates décida d’en remettre une couche avec un add-on. Et voilà que débarque Dungeon Siege II. Inutile de dire que l’on en attend beaucoup. Mais avant de nous attaquer au test, quelques petites précisions. Tout d’abord, un donjon, c’est une grande tour généralement placée au milieu d’un château fort, au sommet duquel le seigneur pouvait s’abriter en cas d’attaque. Depuis que Dungeons & Dragons est passé par là, les gens pensent qu’il s’agit d’un souterrain truffé de monstres, de portes et de trésors. Que nenni. De même, un siège est une tactique militaire qui consiste à enfermer l’ennemi dans sa retraite et à attendre qu’il en sorte, coupé de ses réseaux d’approvisionnements, pour une ultime bataille ou pour une reddition.
Ces petites précisions offertes, il faut bien convenir qu’il n’était pas beaucoup question de sièges et de donjons dans le premier volet. Par contre, le second semble corriger, probablement pas intentionnellement, cette erreur. Ainsi, il y aura bien un siège et quelques grandes tours. Bon, j’ai compris. Vous voulez du test ? En voilà. L’histoire, tout d’abord. A l’aube des temps, Zamaroth et ses sorciers noirs siégeaient au faîte du monde d’Aranna (hommage caché à Arena, premier volet de la célèbre série des Elder Scrolls ?). Zamaroth maniait une épée buveuse d’âmes qui alimentait une rivière souterraine, dans laquelle l’esprit des morts charriait la magie du monde. Azunaï dressa une armée contre lui, protégé par son bouclier magique et, au cœur de l’affrontement, l’épée brisa le bouclier. Arme et protection suivant leur propre destinée, le choc métallique bouleversa la donne du monde. La terre s’ouvrit et les âmes des guerriers furent avalées par l’ombre. Alimentée à l’excès, la Rivière des Âmes déborda et sa magie se répandit.
Aujourd’hui, le monde s’apprête à connaître de tragiques événements alors que Valdis, un puissant chef de guerre, vient de s’emparer de l’antique épée de Zamaroth… L’histoire commence alors que vous êtes enrôlé comme mercenaire dans l’armée de Valdis et que votre troupe, dirigée par les Mordens, une race semblable aux orques de Tolkien, porte l’assaut final contre le peuple des Dryades. On comprend bien vite qu’on ne fait peut-être pas partie du camp des bons, mais rapidement, tout va rentrer dans l’ordre. Sans qu’on ait vraiment le choix, d’ailleurs, ce qui est un peu dommage. Mais bref. Votre personnage se crée fort simplement, en choisissant l’une des quatre races proposées : Humain, Demi Géant, Elfe ou Dryade (pourquoi pas Morden ?). Vous personnalisez votre alter ego en lui choisissant un visage, une coupe de cheveux… On se dit tout de suite que le tout n’est pas nécessairement très beau, lorsque l’on voit ce qui se fait par ailleurs sur PC.
Le début de partie confirme rapidement cet état de fait : les graphismes du premier opus sont quasiment inchangés, quoique légèrement plus fins. Enfin, ce n’est pas un drame non plus, rassurez-vous. Ca ne gâche pas le plaisir. Mais tout de même. On pouvait s’attendre à mieux. Comme pour le premier volet, la prise en main est immédiate. Tout se joue à la souris et le clavier sert pour quelques raccourcis ou pour faire pivoter la carte. Même les moins chevronnés des joueurs devraient donc pouvoir y retrouver les petits de leur chatte, selon l’expression consacrée. Mais qu’est-ce qui change alors ? Un système de compétence, dans lequel on doit dépenser des points à chaque passage de niveau, un peu comme celui qui avait été pensé pour Diablo II. Bon, les bonnes idées peuvent être reprises, tant que le joueur y gagne. Pour le reste, on reste un peu sur sa faim.
Pour rappel, votre personnage peut progresser différemment selon sa façon de jouer. Il améliorera sa force s’il utilise des armes de mêlée, son adresse s’il tire beaucoup à l’arc, son pouvoir s’il use fréquemment de magie… En gros, pour se perfectionner, il faut pratiquer. Et si vous êtes un touche à tout qui se veut universaliste, vous ne progresserez que très lentement. Fort heureusement, vous aurez pour vous aider dans votre mission plusieurs compagnons que vous pourrez donc faire progresser de façon complémentaire. Comptez un magicien pour les soins, un guerrier pour être en première ligne et un archer pour canarder de loin. C’est la tactique gagnante. Même si vous ne serez pas limités à trois personnages, sauf au début (deux seulement).
Bon. Comme toujours, le côté « jeu de rôle » est un peu laissé de côté. Oh, votre personnage aura bien quelques dialogues à mener, mais il est rare qu’ils dépassent une phrase et, par ailleurs, les quêtes principales et secondaires sont avant tout prétexte à faire progresser vos personnages, à les enrichir financièrement ou matériellement. Le pire, ce sont encore ces personnages dans le jeu qui vous parlent en termes techniques liés à l’interface du joueur… Cette confusion entre joueur et personnage irrite au bout d’un moment, car on ne peut décidément pas se mettre dans l’ambiance dans de telles conditions. Que l’on se limite au didacticiel, alors. Mais lorsqu’une Dryade dans le jeu vous parle « d’appuyer sur la touche ENTER », le charme est quelque peu rompu.
Pour le reste, Dungeon Siege II est un bon divertissement pour ceux qui ont aimé le premier et qui se lassent à le recommencer sans cesse. Les amateurs de Diablo et de ses semblables y trouveront sans aucun doute leur compte aussi. Mais DS II n’est certainement pas le jeu de l’année, car il innove trop peu et qu’il sent à plein nez le jeu commercial. En réseau, il n’offre pas vraiment de variété même s’il est toujours plus amusant de jouer entre copains que tout seul. La campagne solo jouit d’une bonne durée de vie, mais ne remporterait pas la palme d’or du scénario original dans un festival cartésien. Au rayon des défauts, on peut aussi pointer quelques soucis au niveau de l’IA dans la gestion de votre groupe, même si deux types de combats sont proposés. Le mode « miroir » indique à vos compagnons qu’ils doivent imiter votre personnage principal en tout, tandis que le mode « carnage » laisse chaque personnage libre de frapper qui il veut en plein combat.
On reprochera aussi que les sauvegardes vous ramènent toutes au dernier camp de base recensé, et non à l’endroit où vous avez sauvé, ce qui est complètement idiot. Bien entendu, un système de portails de téléportation vous permet de ne pas retraverser toute la carte, mais encore faut-il qu’un portail identique existe là où vous aviez sauvegardé. Enfin, DS II est un jeu de hack’n’slash pur et dur dans lequel vous aurez le plaisir de voir vos personnages évoluer, devenir riches et puissants, disposer d’un équipement de plus en plus performant… Mais à croire que cela seul doit vous suffire.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
- Facile à prendre en main.
- La suite de Dungeon Siege.
- Une campagne de bonne durée.
- Un système de compétences.
- Pas très beau.
- Sauvegarder = retour au camp.
- Confusion entre joueur et personnage : ca gâche l'ambiance.
- Un peu trop linéaire.
- Trop peu d'innovations.
Particulièrement lourde, cette démo solo comporte deux vidéos d'introduction, puis le début de la campagne Mercenaire (depuis le didacticiel jusqu'à la section "Elven Shrine")
Cerise sur le gâteau, cette démo inclut les améliorations du patch 2.2.
Avis
de
Lufore
le 27/07/2009 (18/20) :
Tous simplement énorme ! Jeu assez répétitif mais l'attirance du jeu y est , farmer mob est tous simplement (énorme ?) Génial !
Ce jeu a un défaut : on ne peut pas s'en passer ^^ (xD)
Avis
déposé
le 14/07/2009 (19/20) :
c'est un jeu magnifique et très bien réalisé les quêtes sont passionnantes mais il est très difficile sans l'immortalité (grâce au code) et un détaille me chiffonne j'ai cherché très longtemps une...
Avis
déposé
le 27/02/2009 (20/20) :
Excellent. Les graphismes sont très corrects, le gameplay fantastique, on ne perd rien du premier, sauf peut-être que le premier était plus bourrin, Dungeon Siege 2 ne nous plongeant pas directement...
Avis
déposé
le 26/02/2009 (20/20) :
Excellent. Les graphismes sont très corrects, le gameplay fantastique, on ne perd rien du premier, sauf peut-être que le premier était plus bourrin, Dungeon Siege 2 ne nous plongeant pas directement...
Fennella aux chutes d'eau "Quête le chagrin de Lelani" - Topic lancé par Pasta :
Boujour a tous!!
je joue depuis un petit moment,je suis a l'acte 2 et je n'ai pas fait toutes les quêtes et là je suis entrain de faire celle du chagrin de Lelani mais j'ai oublié où se trouver Fennella j'ai lu qu'elle était aux chutes d'eau mais je me souviens plus..pouvez-vous m'aider?
merci
¤...
Cherche tome 16 °° - Topic lancé par Heartless :
je cherche le tome 16 des livres d'arana je ne le trouve pas malgré la solution.
DS II - Tome 4 des livres des légendes d'aranna - Topic lancé par azunai :
SLt
cela fait des heures que je cherche le tome 4 des livres des légendes d'aranna sans succès. :sweat:
si quelqu'un pouvait me dire où il est sa serai super
merci d'avance :D
suilad je cherche d joueurs en reseau - Topic lancé par nuno.1 :
il faudra m'expliquer c ma premiere experience reseau mais si kelk1 ce sent le courage :)
mods - Topic lancé par leothelast68 :
bonjour à tous , j'aimerai savoir s'il existe déja des mods disponibles pour ds2 j'ai vu que ça se faisit beaucoup pour ds1 mais j'ai pas trouvé grand chose pour ds2
un éditeur de mod existe t'il ?
merci de vos info!