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Test Hell Forces

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Hell Forces Agrandir l'image
Catégorie FPS
Thème Survival-Horreur
Développeur ORION Games
Editeur Buka Entertainment
Distributeur (FR) MC2 France
Date de sortie de Juillet 2005
Site officiel de Hell forces www.orion-mm.ru/cgi-bin/news1.c...
Nombre de joueurs dans Hell Forces PC Solo & Multi

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Hellforces est le premier jeu du studio russe Orion, édité par les non moins slaves Buka Entertainment et distribué en France par MC2 Microïds. Le jeu se veut une sorte de "survival horror" (Resident Evil, Silent Hill..) à la sauce FPS (jeu de tir en vue subjective), avec le mélange des points forts des deux genres : suspens, épouvante et largage de munitions dans tous les sens. Alors contrat rempli ? Hellforces parvient-il à tenir le joueur en haleine ?


I) Le scénario

Le jeu commence par l’interrogatoire du héros (Steven) dans une cellule par un simili-agent Smith mal proportionné. La cinématique, assez longue, nous apprend que notre copine (Lin) est une junkie. Lassé, Steven lui demande de faire son choix entre lui et la drogue. Dommage, la dame préfère les piqûres et rejoint son dealer (Hacksley) ainsi que le groupuscule qu’il dirige. Plus tard, dans le bar ou le héros fait office de barman, elle revient quémander quelques deniers avant de partir. Mais notre Cher Steven, très peu réceptif à ce genre d’arguments la remballe méchamment. Elle lui explique alors que le groupe auquel elle appartient fait des trucs assez moches, comme voler les âmes des gens. Elle s'en va, non sans lui dire plus adieu qu'au revoir. Peu de temps après notre héros découvre au journal télévisé qu’il se passe de drôles de choses autour de chez Hacksley : des sortes de zombies sèment mort et destruction dans le quartier. La police et l’armée débarquent pour contenir les émeutes grandissantes. Ni une, ni deux, notre fier héros, ex-soldat, se lance dans une quête visant à sortir son ex-copine toxicomane de "zombie-land". Et c’est en plein milieu de ce flashback que la partie commence.

Vous aurez donc compris que le scénario n’a rien d’original. Il ne s’agit que d’une énième mission de sauvetage, avec un grand méchant et des zombies à la pelle.




II) Armes et équipements divers

Dans Hellforces, le joueur aura à sa disposition une pléthore d’armes. Elles sont au nombre de 24 et sont réparties en différentes classes : armes contendantes, coupantes (ou découpantes c'est au choix), de poings, automatiques et lourdes. On passera du tuyau de plomberie à la batte de baseball, du couteau de commando à la machette, du Socom MK23 (celui de MGS) au .357 Magnum, du traditionnel fusil à pompe au lance-roquettes, et du fusil de sniper à une sorte de BFG (Bouboule verte dans Doom) atrophié.

Quasiment toutes proposent un mode de tir alternatif. Du pistolet à l’horizontale, façon gangster, au zoom pour le fusil sniper, on retrouve les grands classiques. Des modes secondaires sympathiques, tel le fusil à pompe tirant trois coups d'affilés. Tellement sympathique en fait, que l’on en vient a se demander a quoi sert le tir principal. Les pistolets en mode secondaire tirent plus vite avec autant de précision. L'effet de dispersion est minime, du coup on est aussi précis au coup par coup qu'en rafales.

Malgré le grand nombre d'armes, les modèles et leurs effets (dégâts, aire d'effet) sont trop limités. Il faut être extrêmement pointilleux pour trouver la différence entre deux pistolets (exception faites du .357) ou deux mitrailleuses. Quant aux armes de corps à corps, choisir l’une ou l’autre relève plus souvent du fruit du hasard que du choix de la plus efficace.

Dernier point, et non des moindres, les sensations. Le recul des armes est quasi-nul, à tel point que les mitraillettes sont d’une précision diabolique à longue distance en full auto (tire en continu). Les ennemis ne semblent pas plus s’émouvoir que ça de prendre une bonne grosse volée de plomb. Les zombies ne marqueront qu'une courte pause avant de repartir à la charge. Et lorsqu'ils meurent, ils le font en s'affalant doucement sur le sol. C’est à se demander où étaient les développeurs au cours des vingt dernières années de productions hollywoodiennes, où prendre une balle dans l’épaule occasionne un vol plané avec double vrille piquée. Sans forcément aller jusque là, lorsqu'un shotgun touche à courte portée, cela doit être impactant.



Le joueur pourra aussi trouver quelques items, totalement inutiles ou loufoques. Les lunettes Trinity permettent de voir dans le noir (au vu de la luminosité du jeu, Orion doit en avoir une paire par programmeur) et font office d’imageur thermique. Mais le bruit strident ajouté aux bandes vertes version Matrix, donnent vite la migraine. On trouvera au hasard de nos déambulations un item redonnant des points de vie, un autre diffusant du rap (ce dernier se trouve être du Hard rock plus que limite), un bout du sabre laser de Luke Skywalker (Orion précise tout de même l'inutilité de la chose) et enfin une poupée vaudou enlevant 70% de vie (soit 3 balles) à tous les monstres présents. L'inutilité comme leitmotiv créatif en Russie, donne de merveilleux résultats.


III) Level design et graphismes

A l’instar de beaucoup de FPS récent, Hellforces balade le joueur dans différents types de niveaux. De zones urbaines en catacombes, en passant par des bases secrètes high-tech, on en voit de toutes les couleurs, et quelles couleurs !!

En dépit de la diversité affichée, c’est l'un des plus mauvais level design que l’on ai pu voir. Les niveaux sont labyrinthiques, seul un chemin vous mènera vers la sortie, les autres n'étant que culs de sac à munitions. Nombre de niveaux sont frustrant à la longue. Avec la sensation d’être déjà passé milles fois au même endroit, ou celle de rester coincé à cause d'une satanée carte d'accès introuvable ou d'une zone à l'accès plus qu'hasardeux (un double saut qui restera dans les annales). Hellforces se situe aux deux extrêmes: soit c’est le néant total rien, nada, des murs lisses sur des kilomètres, soit c’est la profusion de posters, de mobilier. Allez comprendre ...

L'ambiance sonore est globalement médiocre. Avec une bande son tirant sur le Hard rock allemand saturé, n’apportant au joueur, sinon l’irrésistible envie de couper le son, absolument rien. Les bruitages sont du même acabit, entre les pistolets à bouchon, les impacts identiques et les zombis, pas convaincus, avec leurs "beuuargh" pas convaincant. Les seuls qui ont le droit à une ligne de dialogue, sont cantonnés à répéter que l'on doit s'arrêter ou mourir.

Au plan graphique, Hellforces se situe dans la moyenne basse : ni extraordinaire (et loin s'en faut) ni réellement hideux. On oscille entre des bureaux avec mobilier et papiers en pagaille et le château de wolfenstein des années 90. Les textures sont vomitives (notamment les jardins) et réellement indignes du budget mis dans votre carte graphique. Sans oublier les quelques zones piquant « littéralement » les yeux, du fait des textures extrêmement pixellisées. *

Les modèles d'armes, ne sont clairement pas beaux, mais ont au moins le mérite d’être assez réalistes et bien proportionnés. Les personnages sont anguleux, mal texturés et peu nombreux, ce qui n'empêche pas de voir leur ombre au travers des murs. Leur animation frole le ridicule avec, en tout et pour tout, quatre mouvements distincts manquant cruellement de fluidité.

Quant aux effets spéciaux, les feux de canon (flash du tir ?) des armes sont de simple sprites, les shaders sont assez bien réussi, mais au vu des trois foyers d’incendie dans tout le jeu, ce n’est pas fantastique. Pour ce qui est des effets de lumière, ils sont bien rendus mais pas innovants, un Quake II en mieux.

Enfin Hellforces bénéficie sur la boite du ragdoll, moteur physique performant s'il est bien exploité. Hors ici les cartons volent de quinze mètres au premier coup de pied, les objets glissent tous seuls, et parfois un 38 tonnes ne semble pas suffire a bouger une cannette de soda. Pour les ennemis le moteur est vraiment juste comparé à la concurrence. Pour les mimiques mortuaires, quelques vols planés à la Max Payne auraient été les bienvenus.

Sur le plan technique Hellforces requière une machine récente pour tourner convenablement. Avec une Radeon 9800pro (milieu de gamme), beaucoup de passages généraient une baisse violente et durable du framerate (des images par secondes). Idem dès lors que le champ de vision s'approfondi ou qu'un grand nombre de protagonistes s'affichent. Il a fallu une X800XT (haut de gamme) pour jouer en 1280x1024 sans trop broncher (quoiqu'il arrive à le faire tout de même !!). Pourtant aucun gain visuel notable n'a pu être noté, sinon celui d'une fluidité normale pour un FPS.

Point important : le panneau de configuration demande un stage à la NASA pour être correctement réglé. Heureusement, le jeu propose une automatisation du système, à condition de le lancer manuellement avant. Car une fois dans le jeu, les réglages ne peuvent plus être changés et sont configurés par défaut au plus bas. Ne pas hésiter donc, à aller faire un tour dans ce menu pour essayer différentes combinaisons. Quant au menu général du jeu, c’est la copie parfaite de tout ce que l’on peut voir dans n’importe quel FPS depuis le Doom original. Mention au HUD (affichage tête haute de l'état du personnage) pour être le plus banal et insipide qui se soit fait sur PC depuis 5 ans (en cherchant bien il doit y avoir pire, mais là je ne trouve pas).




 
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IV) Les gros baveux méchants et la difficulté

Les monstres sont répartis en trois types : les zombies, les humains ou approchant et les bêtes plus ou moins mutantes. Pour ce qui est du design, ce n’est pas folichon, trois ou quatre modèles différents par genre et plutôt moches. L’intelligence artificielle (IA) est quasi-nulle pour ne pas dire inexistante. Autant cela peut être justifié pour les zombies, créatures décérébrées, autant pour les autres bipèdes généralement armés, on a plus de mal. Pas de repli, ni de coordination et si l’on s’éloigne, ils en oublient vite notre présence. De temps à autre, quand l'envie leur en prend, ils effectuent un pas de coté, voire une roulade. Si toutefois, ils ne se bloquent pas pendant dix minutes dans l'angle d'un mur.
On avait aussi parlé au cours du développement du fait que les monstres étaient démontables, tel des meccanos. Éparpillant des bout d'eux-mêmes suivant la force de l'impact et le point touché. Si on peut le constater sur les zombies (perte d’une tête ou d’un bout de sternum mais pas plus), aucun autre ennemi ne peut être déboulonné de la sorte (et ce n’est pas faute d’avoir essayé !!).

On s’aperçoit vite qu’il n’y a rien pour se cacher face aux ennemis regroupés, pas d’angle de mur propice, ni de barricade, quand bien même une table renversée nous suffirait. Au final, une dizaine d'heures suffira pour sortir de cet enfer vidéoludique, si l'on n'a pas craqué avant.


image de Hell Forces, jeu vidéo sur pc
image de Hell Forces, jeu vidéo sur pc

V) L'humour

Dans les jeux vidéos l’humour fait recette. On repense avec nostalgie aux tirades dithyrambiques de Duke Nukem ("Come and get some", "Shake it" "Baby, Groooovy"). Que les développeurs aient voulu mettre une dose d’humour, pourquoi pas. Cependant l'humour ne s'invente pas et cela ce ressent. Seuls Bruce Willis et Duke Nukem sont capable de faire sourire en hachant menu une bonne centaines de bonhommes, les autres sont d'assez mauvais goût. (Cf screenshots)


Conclusion

Hellforces se voulait un "survival horror" à la sauce FPS, mais il ne parvient à convaincre dans aucun des deux genres. La faute en est certainement aux ennemis risibles d’un scénario fade soutenu par des niveaux bas de gamme aux graphismes poussifs. Donc bien loin d’un Doom III qui nous apportait un subtile mélange des deux.
La frustration ressentie est extrême : on passe plus son temps en bute aux énormes lacunes du jeu que dans l’ambiance. Un jeu qui finira très vite hors de portée sur l’étagère...



 Synthèse
Les Plus Les Moins
- Beaucoup d’armes.
- Des zombies.
- La désinstallation rapide.
- Pas de tutorial.
- Scénario catastrophique.
- Armes et items sans grand intérêt.
- Level-design calamiteux.
- Les graphismes, qui vont de passables à très laids.
- IA non livrée avec le jeu.
- Jeu frustrant.
Note du testeur Note des joueurs Note des autres sites
3/20
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afcb
 Avis de afcb le 29/09/2007 (8/20) :
hi les programmeurs sont assez MASOS ,je cherche + de temps à trouver les liaisons du jeu qu'à jouer. A LA LONGUE C'EST LASSANT d'ailleurs actuellement je suis coincé en ENFER ou j'ai détruit une...

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barbeapapa
 hellforces - coince au debut sur le toit - Topic lancé par barbeapapa :
je suis coince au debut j'ouvre le portail avec la clef je saute sur la poubelle et puis sur le toit et apres que doit ton faire? merci d'avance pour la reponse :oops:
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