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Test Brothers in Arms : Road to Hill 30 [BIA]

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Série Brothers in Arms
Catégorie FPS  >  Tactique
Thème 2nde Guerre Mondiale
Développeur Gearbox Software
Editeur Ubisoft
Consoles     Brothers in arms road to hill 30 Wii
Date de sortie de BIA sur PC 17 mars 2005
Site officiel de BIA www.brothersinarmsgame.com
Nombre de joueurs dans BIA PC Solo & Multi
PEGI de BIA PC 16 ans et +

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Brothers in Arms : un nom qui évoque immédiatement la série « Band of Brothers » de Spielberg, mais aussi le célèbre film « Il faut sauver le soldat Ryan » du même Spielberg, relatant les pérégrinations d’un petit groupe de soldats américains perdus en territoire ennemi (la France occupée) en pleine Seconde Guerre Mondiale et mettant l’accent sur l’humanité des soldats et leur manière de comprendre les événements violents qu’ils vivent aux premières loges.

Dans Brothers in Arms : Road to Hill 30, l’action débute la veille du débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944. Vous incarnez le sergent Matt Baker, chef de la 3ème escouade, 3ème peloton, Fox Company, 502ème Régiment d’Infanterie Parachutiste, 101ème Division Aéroportée. La 101ème Division aéroportée, surnommée les Screaming Eagles (« Aigles hurlants »), parachutée en Normandie près de la zone de débarquement d’Utah Beach, a pour mission de préparer le débarquement en capturant et sécurisant les objectifs clés de Normandie, afin d’empêcher la contre attaque allemande. Comme toute mission derrière les lignes ennemies, celle des paras américains de la 101ème est primordiale et, bien sûr, extrêmement dangereuse. C’est dans ce contexte risqué que vous devez mener vos hommes au combat afin de remplir les objectifs stratégiques qui furent ceux des véritables troupes américaines il y a 61 ans. Cependant, après les Medal of Honor, Call of Duty, Day of Defeat et autre Battlefield 1942, le monde du FPS version Seconde Guerre Mondiale avait-il vraiment besoin d’un nouvel opus ?

Eh bien que les mauvaises langues se détrompent : Brothers in Arms n’a rien d’une redite et, par son originalité, il apporte réellement quelque chose au classique FPS. Ce quelque chose tient principalement en un point : la gestion tactique des troupes. Eh oui, dans Brothers in Arms vous êtes sergent, ce qui signifie que vos camarades obéiront aux ordres que vous leur donnerez : et là plus rien à voir avec les autres FPS du genre, où vos « vaillants » alliés font plus souvent office de figuration qu’autre chose et où savoir flinguer tout ce qui bouge tout seul reste encore le meilleur moyen de survivre. Qui n’a jamais enragé de voir ses dix alliés, gérés par l’IA, se lancer un par un dans la mauvaise direction au lieu d’attaquer en groupe là où vous le souhaiteriez, vous laissant du même coup à peu près seule face à la totalité de l’armée allemande (ou presque) ? Avec Brothers in Arms, il deviendra impossible de rejeter la faute sur ses équipiers : comme c’est vous qui les dirigez, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même… Ceci a pour principale conséquence l’introduction d’un aspect tactique dans le jeu : officiellement, il vous sera très difficile de vous débrouiller tout seul, alors qu’en coordonnant vos efforts avec ceux de vos petits camarades, vous pourrez mettre en place d’intéressantes manoeuvres tactiques, l’équipe d’appui feu obligeant l’ennemi à rester à couvert pendant que vous le contournez avec une équipe d’assaut afin de l’attaquer de flanc.

On pourrait raisonnablement s’attendre à ce que cette innovation ait pour prix une complexification intense du système de commandes, avec une dizaine de touches supplémentaires à apprendre, eh bien non, bonne surprise, la gestion de troupes est très bien faite, simplifiée au maximum, et la prise en main est immédiate. Pour donner un ordre à un de vos équipiers, il suffit de maintenir la touche d’ordre enfoncée, un anneau de commandement apparaîtra et vous n’aurez plus qu’à le positionner là où vous voulez envoyer votre allié et à relâcher la touche pour que l’ordre soit exécuté. Si vous positionnez l’anneau sur une unité ennemie, votre équipier comprendra automatiquement qu’il doit lui tirer dessus ; cliquez avec la souris en même temps et il montera à l’assaut. Rien de plus simple en définitive puisqu’une seule touche suffit à faire exécuter par vos troupes la plupart des ordres que vous serez amenés à leur donner. L’IA de vos équipiers est, en outre, assez développée, ce qui fait que vous n’aurez pas non plus tout le temps besoin de les chaperonner : s’ils sont attaqués, il se mettront d’eux-mêmes à couvert et riposteront, allant même parfois jusqu’à tuer des adversaires (si si je vous jure !). Ajoutez à cela un tutoriel simple, clair et très bien fait, ainsi qu’un système vous indiquant visuellement si l’unité ennemie a suffisamment de courage pour venir vous tirer dessus ou si les tirs d’interdiction de votre équipe la forcent à se terrer sans bouger et vous avez ici réunis tous les arguments pour une gestion de troupes efficace et amusante, qui ne ralentit pas le jeu à partir du moment où vous l’avez bien en main. Ceci, couplé à l’affichage instantané sur demande d’une vue aérienne du champ de bataille, vous ouvre de nouvelles possibilités tactiques, offrant ainsi une alternative intéressante aux FPS classiques.

Mais ce qui marque aussi dans Brothers in Arms, c’est la volonté affichée de Gearbox de sortir le FPS historique le plus fidèle possible à la réalité de la Seconde Guerre Mondiale et, sur ce point c’est une réussite. Cela se traduit à plusieurs niveaux.

Tout d’abord, la succession des missions suit pas à pas celles réellement effectuées par la 101ème Airborne après avoir atterri en Normandie, et les évènement qui arrivent aux différents personnages sont inspirés de faits réels : le sergent Matt Baker, que vous incarnez dans le jeu, a réellement existé. Gearbox a effectué un énorme travail de documentation, utilisant les archives de l’armée américaine, interrogeant des historiens et des spécialistes (notamment John Antal, ancien colonel de l’armée américaine, aujourd’hui à la retraite) pour reconstituer la progression de la 101ème et prenant de nombreux clichés des paysages de Normandie, afin de reconstituer un environnement virtuel le plus fidèle possible à l’original.

Ensuite, tout le scénario est vécu et commenté au fur et à mesure de l’action par le sergent Matt Baker (vous) : il vous livre ses sentiments, ses réflexions, ses peurs, des anecdotes, ainsi que tout ce qu’un soldat ressent dans ces situations difficiles et un certain nombre de pensées pseudo philosophiques, ce qui a pour effet de créer une atmosphère radicalement différente de celle des autres FPS historiques : ici, tout est fait pour créer une atmosphère humanisée et démontrer la fraternité entre les soldats de l’équipe.

La fidélité à la réalité de la guerre se traduit aussi au niveau des armes. Il est impossible de transporter plus de deux armes en même temps et la précision des armes est la plupart du temps déplorable, avec des zooms qui font vite regretter ceux, nettement plus pratiques, de Day of Defeat par exemple, mais qui ont le mérite d’être réalistes, bien qu’assez irritants à la longue. Fans de headshots à 200 mètres au Desert Eagle, passez votre chemin : à Brothers in Arms c’est une stratégie perdante, et le temps que vous vous en rendiez compte pourrait vous être fatal, sachant qu’il n’y a ici aucun moyen de se soigner (eh oui… comme dans la réalité).

Enfin, de nombreux détails viennent renforcer cette impression de réalité terrible : tuer un ennemi contre un mur laissera une magnifique tache rouge sur ce dernier, et essayez donc de compter le nombre de cadavres de vaches éventrées avec les boyaux apparents que vous croiserez… il y en a presque trop. Un obus de mortier tombant près de cadavres les fera voler sur plusieurs mètres et donner un coup de crosse dans une porte soulèvera parfois un nuage de poussière. Du détail oui… mais toujours appréciable.

A tout cela s’ajoute l’intérêt historique du jeu : réussir ses 18 missions dans les trois niveaux de difficulté (quatre en comptant le niveau « authentique », accessible après avoir terminé la campagne en mode difficile) permet de déverrouiller au fur et à mesure du jeu de nombreux extras. Si certains d’entre eux ne présentent qu’un intérêt assez limité (biographie du colonel Antal, photos des membres de Gearbox à Utah Beach…) d’autres comme l’histoire de la 101ème Airborne feront le bonheur de tous les férus d’histoire : après tout, un peu de culture ne fait jamais de mal…

Vu comme ça, Brothers in Arms semble donc être un très bon jeu, original et divertissant. Malheureusement, plusieurs points viennent obscurcir un peu un tableau jusqu’ici quasiment parfait.

Tout d’abord, la liberté de déplacement est très limitée : le chemin est tracé, il faut le suivre et rares sont les occasions de s’en éloigner car il est délimité par des barrières ou des haies infranchissables. D’une part il devient rapidement frustrant de ne pas pouvoir se déplacer où l’on veut, et d’autre part, avec ce système, pas question d’éviter les troupes ennemies qui vous attendent avec leur mitrailleuse, retranchées derrière des sacs de sables : pour atteindre l’objectif qui se trouve derrière, vous serez obligés de les affronter… de face et dans l’ordre choisi par Gearbox. Dans la même ligne d’idée, il est regrettable que les interactions avec le décor soient aussi limitées : ne pas pouvoir sauter une barrière (je me demande d’ailleurs à quoi sert la touche de saut à Brothers in Arms ?) ni rentrer dans une maison si elle n’est pas un point de passage obligé de la mission (désolé ami sniper, au lieu de te poster à une fenêtre tu resteras au sol, comme tout le monde…) pour un jeu qui se veut réaliste c’est franchement dommage.

En second lieu, il faut relativiser l’aspect « tactique » de Brothers in Arms. Certes vous pouvez donner des ordres à vos équipiers, qu’ils exécuteront à la lettre, mais les options stratégiques restent cependant assez limitées. A part attaquer l’ennemi de flanc pendant que vos hommes font un tir de barrage pour couvrir votre avance, il est difficile de planifier quoi que ce soit d’un tant soit peu stratégique et la « tactique » devient, par conséquent, assez vite répétitive. Mais comment faire autre chose qu’une attaque de flanc quand vous ne pouvez pas accéder aux toits et fenêtres des bâtiments, que les Allemands ne viendront pas vous chercher et que, le hasard (?) faisant bien les choses, à part le chemin qui conduit droit à la position ennemie, il en existe toujours un autre qui mène… droit sur son flanc ? De plus, les mouvements de caméra en vue aérienne sont très limités et ne rendent qu’une idée incomplète de la situation réelle : un mode déplacement libre, sur le modèle du mode ghost de Counter Strike aurait été plus nettement plus pratique. Enfin, il est impossible de ramper, ce qui est assez étonnant pour un jeu de guerre, et l’indication du niveau de santé est un peu simpliste : pas de jauge mais une silhouette dont la couleur varie (vert, orange, rouge) en fonction du niveau de blessure. Difficile donc de savoir exactement où on en est au niveau santé.

Les graphismes, quant à eux, sont corrects mais sans plus : les uniformes, par contre, sont criants de vérité, avec notamment l’insigne de la 101ème Airborne qui se découpe bien sur la manche des paras. Et, avec 18 missions couvrant les dix premiers jours de la bataille de Normandie ainsi qu’une dizaine de cartes pour les parties multijoueurs, la durée de vie de Brothers in Arms est assez confortable.

Au final, Brothers in Arms est un jeu qui a le mérite de proposer quelque chose de nouveau dans le petit monde jusqu’ici relativement figé du FPS : l’introduction de l’aspect tactique est un plus non négligeable, mais il est malheureusement encore trop peu développé. Le prix de la simplicité d’utilisation ? Le jeu se révèle de plus rapidement répétitif et le plaisir de jouer est moins présent que dans la plupart des autres FPS historiques.

Conclusion : si vous cherchez quelque chose de différent des FPS traditionnels, alors Brothers in Arms est pour vous, mais n’en attendez pas de miracles non plus. Pour les autres (les bourrins ?), dont je fais partie, pour qui le plaisir du jeu prime sur l’aspect culturel ou l’originalité d’un jeu, préférez lui les FPS plus classiques, au moins avec eux on est sûr de ce que l’on a…





 Synthèse
Les Plus Les Moins
- La gestion de troupes : originale et simple
- Gros travail pour assurer la fidélité historique à la bataille de Normandie
- Réalisme et soucis du détail
- Libération de bonus historiques, culturels ou explicatifs de la conception du jeu au fur et à mesure de la progression
- Nouveau point de vue de la guerre : jeu centré sur les pensées d’un soldat (vous…)
- Plaisir de jeu moins présent que dans les autres FPS
- Options stratégiques très limitées malgré les efforts faits dans ce sens (attaque de flanc, attaque de flanc et… attaque de flanc)
- Liberté de mouvements réduite (chemin tracé et peu d’interactions avec le décor)
- Mouvements de caméra limités en vision générale du champ de bataille
Note du testeur Note des joueurs Note des autres sites
9/20
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15.7 / 20
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15/20
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   1 Mbit : 0 h 51 m
   512 Kbits : 1 h 42 m
   56 Kbits : 15 h 36 m
Téléchargements :
    7 670, dont 1 710 ce mois-ci
Date d'ajout : 03/09/2006


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jovica-93
 Avis de jovica-93 le 03/09/2008 (20/20) :
Il est super!je l'ai terminé le jeu mais c'est dommage il y a personne en multijouer..C'est vachement dur le jeu et acces reél ;) je hate de acheter la suivante de cette jeu ! Bon jeu a tous et bonne...


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 Avis de pepersan le 25/07/2008 (17/20) :
Un jeu où l'on gravit les échelons jusqu'à commander une patrouille avec un char de+,il est bien réalisé et assez réaliste, un peu compliqué au début pour les touches,décors et personnages o.k,il est...


 Avis déposé le 03/06/2008 (20/20) :
Brothers in Arms : Road to hill 30 est un exellent jeu. Enfin un jeu de guerre réaliste où l'on peut commander ses hommes au combat ; ils vous obéissent au doigt et à l'oeil ! PS : Attention aux...


 Avis déposé le 26/05/2008 (18/20) :
Un super jeu qui demande de l'attention et de la concentration. Oui, de la concentration, et surtout savoir que l'effet de surprise peut surgir à tout moment.
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Brothers in Arms : Road to Hill 30 fait partie de la série Brothers in Arms (BIA). Vous pouvez lire le test Brothers in Arms : Hell's Highway.
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