Plaisir de jeu intense, durée de vie exceptionnelle, côté stratégique intéressant, mais quelques défauts difficiles à effacer : Pro Rugby Manager premier du nom, et premier jeu de management de rugby apparu sur nos PC, s’est révélé être un bel essai, à transformer.
Dans ce deuxième opus, le jeu a certes changé, mais le principe reste exactement le même : en tant qu’entraîneur de l’équipe de rugby de votre choix parmi plus de 150 clubs officiels et quelques équipes nationales, vous devez mener à bien les objectifs de votre comité directeur annoncés dès le début de saison, du moins en mode Carrière. Un principe osé puisque ce genre de jeu n’a pas d’antécédents, mais intéressant, et pas que pour les fans de rugby : Pro Rugby Manager 2005 fera apprécier ce sport à plus d’un sceptique ! En effet, en plus de votre fonction de coach plongé dans les chiffres et les statistiques, devant gérer les titulaires de chaque match, vous avez également un rôle essentiel durant celui-ci. Vous décidez ce que vous choisissez après le tirage au sort (côté ou engagement), vous donnez des instructions à vos joueurs au niveau de la tactique défensive (faire des fautes, aller à l’arrière, tenter une défense en double rideau…) comme offensive (chercher la touche, tenter des drops…). De plus, vous choisissez que faire en cas de faute de l’adversaire : jouer vite, tenter la pénalité, chercher la touche ou demander une mêlée. En clair, vous n’avez pas le temps de vous ennuyer !
Tout cela était déjà vrai pour le premier opus. Mais alors, qu’apporte le second ?
Il corrige en fait beaucoup de défauts de Pro Rugby Manager, et l’on peut estimer que Cyanide a travaillé sérieusement à ce niveau. Premier exemple en date : la musique. Quoique d’une variété assez faible (dix chansons différentes), c’est une musique de qualité avec notamment le fameux haka néo-zélandais, toujours aussi impressionnant. Mais n’allez pas croire pour autant que la bande son est parfaite : ce qui est peut-être le plus grand défaut du jeu provient des commentaires lors des matchs en 3D. Des commentaires assez « bébêtes », avec le sempiternel défaut des « il » anonymes trop fréquents, et surtout une attention excessive portée au seul jeu : ni analyse technique et/ou tactique, ni louange d’un joueur, ni portrait, ni description, ni remarque un poil en dehors de la situation ; les commentaires sont donc empreints d’une monotonie infinie… Jugez vous-mêmes le genre de choses que l’on entend durant tout le match : « Les Toulousains ouvrent le score. Et il aplatit ! Essai ! Michalak réussit la transformation. Le score est pratiquement à égalité, tout va se jouer au finish ». D’ailleurs, cette dernière affirmation est en l’occurrence fausse, puisque le score est à ce moment-là de 13 à 7, à 35 longues minutes de la fin.
Cependant, vous ne vous verrez pas systématiquement infliger ces commentaires. En effet, principale évolution de cette nouvelle version, les matchs peuvent désormais se regarder en 3D, en 2D ou encore se simuler. La 3D a pour avantage d’être plus vivante, mais les matchs sont extrêmement longs (10 minutes au minimum). A l’inverse, la vue en 2D, qui est superbement réalisée, permet de jouer les matchs assez rapidement, avec une clarté plus grande du point de vue tactique. A vous de voir, donc…
Les graphismes 3D sont bons, sauf les spectateurs qui, simples plaques de pixels, font penser au public de Virtua Tennis ou Fifa 99… De plus, le nombre de spectateurs à chaque match n’est pas toujours réaliste : lors du match de reprise (les supporters ressentent un sacré manque !), une affiche telle que Stade Français - Toulouse n’a pas permis de remplir le stade à plus de 20 %. Inimaginable, même si ce n’est qu’un détail.
Les stades, justement, sont jolis et incroyablement ressemblants (même les maisons se trouvant autour ressemblent à la réalité), bien qu’assez peu nombreux.
Dans ce nouvel opus, l’accent a été mis sur la préparation du match : un compte à rebours indique le nombre de jours vous séparant de chacun des 4 prochains matchs, et la tension monte encore d’un cran au moment de l’avant-match, avec une présentation de la tactique des 2 équipes qui est très bien réalisée.
L’après-match n’est pas non plus négligé : en conférence de presse, vous devrez répondre à une question posée par un journaliste, avec des possibilités de réponses parfois pleines d’ironie, du genre : « Je ne sais pas quoi penser de ce match nul. Vous voulez de la compote de rhubarbe ? ».
Profitons en pour signaler que Pro Rugby Manager 2005 fait preuve d’un humour certain sur tous les plans. Vous pourrez par exemple être amené à recevoir un mail d’un de vos joueurs intitulé « Devinez quoi… », le message étant : « J‘ai vu Un jour sans fin ! C’est vraiment génial comme film ». Ou encore, découvrir dans le profil d’un de vos vrais joueurs qu’il a un caractère… « invivable » !
Si je dis un vrai joueur, c’est parce que tous n’ont pas leur vrai nom : en effet, les noms des joueurs situés dans des championnats dont Pro Rugby Manager 2005 n'a pas les droits sont faux... Seuls les joueurs du Top 16, de la Pro D2 (soit D1 et D2 française) et de la Zurich Premiership (D1 anglaise) ont ainsi droit à leur vrai nom, mais pour les autres, ce n’est pas le cas. Heureusement, les bons joueurs ne sont pas forcément ceux qui sont célèbres : il y a en effet de jolies affaires ou coups de poker à réaliser sur les achats de joueurs, qui sont d’ailleurs très simples à effectuer. En effet, une simple quinzaine de critères notés sur 100 vous permettent de reconnaître à vue d’œil les bons joueurs. Quant au transfert en lui-même, un petit contrat à signer, et le tour est joué ! Selon le jugement que porte immédiatement le joueur sur votre proposition, vous voyez comment améliorer l’intérêt de votre offre afin de le faire signer sans trop vous ruiner. Mais attention, les joueurs ne sont pas stupides et certains fonctionnent même à l’intox ! Un réalisme déroutant…
Ainsi, Cyanide a su transformer l’essai en écoutant les critiques adressées à Pro Rugby Manager premier du nom. L’exemple le plus frappant est l’amélioration conséquente de la clarté de l’interface en mode Carrière. Plein d’humour et de vivacité, il procure un plaisir de jeu intense. Cyanide n’a pas lésiné sur la qualité : le guide du jeu est une fois de plus à la fois agréable à regarder, clair, court, et efficace. Quelques petites améliorations seraient nécessaires afin que ce jeu devienne le parfait simulateur de gestion d’équipe de rugby, même si un premier patch sorti peu après le lancement du jeu a permis de corriger les nombreux bugs que comportait ce dernier. On pouvait par exemple recevoir en mail le message suivant : « Je viens d’être contacté par La Rochelle, La Rochelle, La Rochelle, La Rochelle, La Rochelle, La Rochelle, La Rochelle, La Rochelle, La Rochelle, La Rochelle, La Rochelle » !
Au final, Pro Rugby Manager 2005 est dans l’ensemble un excellent jeu, même pour les non-initiés, et nous ne pouvons que vous conseiller vivement de l’acheter. A moins que vous n’ayez déjà la première version, car il faut malgré tout reconnaître que les 2 jeux restent relativement similaires, ce nouvel opus n’étant rien de plus qu’une simple (mais néanmoins bonne) amélioration.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
- Double rôle de l’entraîneur : avant et pendant les matchs.
- Musique très bonne, quoique peu variée.
- Les matchs peuvent se jouer en 3D ou en 2D, voire même être simulés.
- Matchs en 2D très bien réalisés et relativement rapides.
- Qualité des graphismes, à quelques exceptions près.
- Stades superbes et extrêmement ressemblants : même les bâtiments situés autour sont ressemblants !
- Avant-match et après-match passionnants.
- De l’humour en permanence, ce qui détend l’atmosphère, surtout phase de difficultés J.
- Le niveau des joueurs est très facile à juger.
- transferts très simples à réaliser.
- réalisme de la mentalité des joueurs qui ont parfois recours à l’intox lors de vos propositions de contrat.
- L’interface est devenue extrêmement claire, tout le contraire du premier opus.
- Plaisir de jeu intense.
- Qualité du manuel.
- Grande durée de vie.
- Un jeu capable de plaire à tous, fans de rugby ou non
- Commentaires des matchs en 3D, très moyens et répétitifs.
- Spectateurs peu ressemblants, et nombre de spectateurs pas toujours réaliste.
- Certains joueurs ont de faux noms (problèmes de licences).
- Bugs très nombreux
- Cela ne vaut pas forcément le coup d’acheter ce jeu à 45 € si l’on possède déjà le premier opus
Avis
déposé
le 30/07/2006 (18/20) :
Pro Rugby Manager 2005 est un jeu très agréable pour les amoureux du rugby qui veulent toucher à la gestion. Cette partie gestion est très complète et il est très agréable de pouvoir une carière de...
Avis
déposé
le 21/02/2005 (18/20) :
De bonnes améliorations par rapport à la derniere version:
- mêmes fins de contrats d une partie a l'autre (nyanga toujours en fin de contrat en 2005, ainsi que finau maka, oui je sais j'adore les...
Avis
déposé
le 20/02/2005 (19/20) :
des commentaires un peu raté mes des bons graphismes.le management est bien fait et il y a une bonne maniabilité.
[Pro Rugby Manager 2005] Test de Pro Rugby Manager 2005 - Topic lancé par M. le juge :
Après un Pro Rugby Manager premier du nom plutôt réussi, Pro Rugby Manager 2005 s’annonçait comme digne successeur.
Effectivement, la qualité est au rendez-vous, grâce à de nombreuses petites améliorations, synonymes d’une amélioration véritable entre le premier essai et ce deuxième opus. Ainsi,...