Le genre n’est certes pas nouveau qui vous propose de prendre les rennes d’un destrier nommé Destin dans le cadre d’une cité et de subvenir aux divers besoins de sa population. Depuis l’antédiluvien Sim City, il y a en chaque joueur un maire qui sommeille. Votre maire aura désormais les cheveux un peu plus longs, une barbe mal rasée, des habits que l’on ne voit guère plus qu’au carnaval de Venise et une rutilante armure par dessus. A son flanc battra une épée et il n’aura cure des problèmes de nuisances sonores provoqués par les vols nocturnes des gros porteurs ou par les dangers de l’énergie nucléaire. Non, vous n’êtes pas tombés au coeur d’une communauté hippie. Vous avez fait un simple bond dans le passé. Vous jouez à Medieval Lords, alors ce n’est que logique.
MLBDE, pour Medieval Lords : Build, Defend, Expand, vous propose donc la gestion d’une ville médiévale, dans un pays que l’on préfère ne pas nommer, afin sans doute de contenter à la fois les amateurs de réalisme historique et les fanatiques de mondes parallèles. Lorsque l’on parle de ville, il faut bien entendu relativiser. Il s’agira plutôt au début de chaque partie d’un simple village qu’il vous faudra fonder, faire prospérer, nourrir, agrandir, protéger et rassurer. En tant que Seigneur des lieux, vous avez tout pouvoir pour édifier ou détruire des bâtiments, orienter la recherche, aménager votre territoire. Mais que les plus belliqueux d’entre vous se rassurent, il sera également question de guerre et d’expansion. Brigands, vikings, cités ou villages rivaux qui bafouent votre autorité, les adversaires seront nombreux.
Ce qui frappe en premier lieu lorsque l’on joue à Medieval Lords, c’est bien entendu sa 3D. Voilà qui nous change des jeux de gestion habituels, plutôt rébarbatifs au premier coup d’œil. A tout moment de la partie, il vous sera loisible de zoomer, de faire pivoter ou même de passer en vue quasi subjective dans les rues et avenues de votre domaine. Bien entendu, une foule de détails aussi bien graphiques que sonores égaieront votre visite. Ce qui risque de surprendre aussi, c’est le nombre assez limité de scénarios dans la campagne, à peine huit. Bien entendu, la difficulté étant progressive, vous n’en viendrez pas à bout en un rien de temps et un éditeur de cartes est fourni, tout de même. Mais venons-en au fait. Comment ça marche ?
Comme dans les autres jeux de type City Builder, tout repose sur le principe des causes et des conséquences, ou sur l’effet boule de neige, si vous préférez. Chaque acte commis en jeu aura une répercussion. Les habitants ont des besoins qu’il s’agira de combler, car ce sont eux qui paient vos impôts et travaillent dans vos champs et dans vos ateliers. Ce sont eux aussi qui seront enrôlés dans votre armée. Pour contenter la populace, il vous faudra donc faire des choix, en fonction des priorités. Allez-vous édifier de nouvelles fortifications ? Entretenir un champ ? Elever du bétail ? Construire une statue ou un lieu de recueillement religieux ? Enfin, il s’agira aussi de défendre votre cité contre les agressions extérieures, mais aussi de conquérir de nouveaux territoires, car plus vous aurez d’habitants, plus vous aurez besoin d’espace.
Le combat se résout de manière assez simple. Quand vous attaquez, vous devez amasser des troupes dans le territoire de votre ennemi. Dès ce moment, un temps de réaction est nécessaire à votre adversaire pour se préparer à vous recevoir. C’est ce que l’on appelle la « trêve de Dieu », pendant laquelle vous allez tenter de fortifier vos positions. Au terme de cette période, l’assaut commence et vos troupes se défendront ou attaqueront en fonction des circonstances. Bien entendu, l’ennemi ne se laissera pas duper par votre attaque frontale et profitera de la présence de vos troupes chez lui pour aller… chez vous ! Tout juste. Dès lors, veillez à ne pas vous dégarnir, d’autant plus que vous ne serez pas toujours le premier à frapper. La crainte que l’on peut avoir dans un jeu aussi riche est de se perdre au milieu des options et des menus. Rassurez-vous, le tout est très clair et aménagé avec soin. Un didacticiel assez complet vous accompagnera d’ailleurs lors de vos premiers pas.
On retrouve dans Medieval Lords les atouts de jeux aussi anciens que géniaux qu’étaient Sim City, bien entendu, The Settlers, la série des Caesar, Pharao et quelques autres encore. Le tout remis au goût du jour avec un univers en trois dimensions particulièrement soigné. Pourtant, on ne peut prétendre que ce jeu manque de personnalité et n’est que la somme de ses parts. Il a assurément tout pour plaire à un large public… Sauf sans doute le mode multijoueurs. MLBDE est exclusivement un jeu solo. Ceux qui avaient espéré se mesurer à leur voisin de chambrée au travers de ce jeu en seront pour leurs frais.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
- Le moteur 3D
- La prise en main aisée
- L’éditeur de cartes
Cette démo ne propose qu'une seule île, sur laquelle vous aurez donc à construire progressivement une cité médiévale, que vous aurez à faire grandir tant en terme de taille qu'en terme de puissance.
kikoo
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Poids
de la démo : 229 Mo
Temps
de téléchargement estimé : 10 Mbits : 0 h 03 m 5 Mbits : 0 h 06 m 1 Mbit : 0 h 30 m 512 Kbits : 1 h 01 m 56 Kbits : 9 h 18 m
Avis
déposé
le 15/08/2008 (19/20) :
trop bien.je le conseille aux amateurs de Moyen-Age et de gestion.les graphismes sont super.large variétés de batiments,de paysages.il faut beaucoup se soucier de la population (ce qui est très...
Avis
déposé
le 21/06/2008 (19/20) :
Super Jeu.
Les réalisme ne sont pas super mais la gestion est bien faite.
Ce n'est pas facile de subvenir au besoin
des habitants.
Il y a beaucoup de crirère a avoir pour
faire évoluer une...
Avis
déposé
le 16/10/2004 (14/20) :
Médiéval Lords est bien réalisé mais il subiste quelques ratés.
La partie gestion est excellente, simple mais complète.
La partie stratégie laisse à désirer, l'IA est trop facile, les attaques se...