Ce n’est pas avec le background de Sacred que nous commencerons le jeu des différences avec Diablo. Le monde habité par nos personnages est en effet proche de celui du titre de Blizzard. Choisir un univers médiéval fantastique est tout à fait compréhensible. C’est un univers connu de tous, riche et détaillé. On ne peut pas dire que le scénario de Sacred est fantastique pour autant. Il est basique et sans grande imagination mais peu importe, gardons à l’esprit qu’un Hack and slash prône l’action avant tout.
Question scénario, le grand méchant se nomme ici Shaddar ou « le rôdeur de l’ombre ». Un jour, il lui prend l’idée d’invoquer un démon, mais il ne s’attendait sûrement pas à ce qu’un des lutins qui devait préparer l’invocation allait maladroitement rompre le sceau d’emprisonnement du démon. Notre rôdeur est alors très vite dépassé par les évènements et c’est le monde d’Ancaria tout entier qui menace de s’effondrer, en proie à un chaos indescriptible. Les bandits, mercenaires et trafiquants d’esclave se multiplient, les gobelins et autres bêtes hideuses attaquent les régions désertiques. Bref, seul un héros peut sauver une situation aussi mal engagée, et ce héros, c’est vous. Il y a un point qui mérite le respect, c’est le travail des développeurs sur le monde d’Ancaria, qui se révèle immense. Bonne chose pour la durée de vie, et ce sont plus de 30 quêtes principales et 200 quêtes annexes qui vous seront proposées. Une donnée cependant tempérée par la pertinence des quêtes qui sont souvent trop simplistes ; rejoindre un point sur la carte, parler à un PNK ou tuer un monstre seront dans 90% des cas les seuls critères de réussite. Sachez en plus, que le nœud de chaque quête est indiqué sur la carte ; où est la difficulté dans ce cas là ? Les régions du monde sont par contre très diversifiées. Vastes forêts, montagnes enneigées, déserts sans fin, châteaux majestueux, grottes ou cavernes, il y en aura pour tous les goûts. Des régions qui abriteront d'ailleurs chacune un bestiaire particulier, dont il faudra analyser à chaque fois les forces et les faiblesses. Derrière ce classicisme et la certaine austérité du monde médiéval, les développeurs ont parsemé le jeu d’un peu d’humour. C’est ce qu’on appelle les « Easter Eggs ». Au gré de vos pérégrinations, vous trouverez donc peut-être le donjon Pacman ou le village originel de Diablo. Vous esquisserez aussi sûrement un sourire à la vue des épitaphes dans les cimetières. "Ici repose Vandamme, qui n'est plus à l'attention de savoir qu'il existe » ; "Je suis ton Père !" ; "Mon précieux !", autant de petites allusions sympathiques à d’autres univers. Comme dans Diablo, Sacred propose plusieurs modes multijoueurs qui viendront grossir un peu plus la durée de vie. Le mode « Campagne » permet de refaire l'intégralité du jeu solo en "coopération" avec trois autres joueurs. Le mode "Liberté" – qui peut compter jusqu’à 16 joueurs simultanés - sert simplement de défouloir où vous pourrez tuer tout ce qui bouge sans se préoccuper d’une quelconque histoire. Enfin, « A Couteaux Tirés » permet aux joueurs de s’entretuer dans la bonne humeur.
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