Quand on connaît Flight Simulator, il est dur de se satisfaire d’autres jeux de simulations de pilotage. On ne retrouve ni autant de modèles à piloter, ni autant de fonctionnalités, et rares sont les graphismes de meilleure qualité. La solution pour les développeurs et éditeurs qui désirent tout de même travailler sur ce type de jeu, semble être de mêler simulation de vol et arcade. C’est ainsi que nombre de « petites » créations débarquent dans les bacs, souvent par la petite porte, pas toujours avec une grande visibilité, pas toujours non plus d’une grande qualité. Fighter Ace choisit lui de s’imprégner de l’atmosphère de la Seconde Guerre Mondiale et de mettre en scène à la fois de la simulation de vol – pas toujours aisée – ainsi que du combat d’arcade. Un résultat assez mitigé.
La guerre de 1939-1945, quel joueur a réussi à passer à côté ? En deux décennies de jeux vidéos, le conflit est devenu le sujet de base utilisé mille et une fois pour occulter l’absence de véritable scénario. Fighter Ace ne déroge pas à la règle, le contexte du jeu pourrait même être tout autre sans que l’on en voit la différence. On est loin de Battle of Britain sortis deux ans plus tôt, ou même des Combat Flight Simulator, des jeux qui dégagent une véritable ambiance qui absorbe le joueur au fil de sa partie. Aucune cinématique reliant le jeu à sa thématique, pas de trame filée, peu d’ordre entre les missions. Ces dernières sont plutôt des arènes où l’on décolle puis vole à l’aventure… Je sens l’air frais au travers de mon cockpit, oui, c’est bien elle : c’est la liberté. Sauf qu’ici liberté rime avec vide et solitude, absence d’ennemi ou, au mieux, deux patrouilles allemandes qui partent elles aussi s’aérer le plus loin possible de vous. Après quinze minutes à essayer de les rattraper, on se lasse, et leur manque d’agressivité nous fait nous demander : « mais, sommes-nous réellement en guerre ? ne vais-je pas abattre de pauvres civils amoureux des belles carlingues ? et si nous allions cueillir des pâquerettes ensemble ? ».
Prise en main rapide, pour un piètre résultat
Pour sauver un jeu, il faut en donner une image positive. Une belle présentation, un titre original ou qui se retient, des jeunes femmes qui dansent sur le pont du porte avion au moment d’atterrir, et le tour est joué. L’acheteur de Fighter Ace n’a rien de tout cela. Il découvre un packshot assez peu attrayant, où l’anglais domine en couverture. La langue de Shakespeare, vous allez pouvoir la retrouver tout au long du jeu, Jaleco Entertainment ayant omis la traduction. Certes, piloter un avion ne demande pas beaucoup de connaissances en anglais, mais l’aspect minimaliste des textes aurait justement pu encourager l’éditeur à les traduire. Ce point, bien loin d’être le principal, reste la première image du jeu que nous retenons.
Le menu d’accueil nous conduit bien vite à une page de sommaire des campagnes. Nous pouvons y choisir immédiatement laquelle nous désirons jouer. Des missions qui se découpent en trois parties : les didactiques visant à prendre en main le jeu, celles à objectifs nous orientant vers un but défini, et enfin les vols dis « libres » où vous devrez simplement survivre ou écraser vos adversaires. Les missions d’apprentissage sont au nombre de onze sur dix neuf, soit plus de la moitié du jeu. La prise en main n’est pourtant pas des plus complexes. Depuis un joystick ou un clavier, selon votre équipement, vous pourrez jouer à Fighter Ace sans grande difficulté. Le tout est composé tel une visite guidée, un homme monocorde vous expliquant les touches sur lesquelles appuyer pour décoller ou vous poser. Les campagnes d’apprentissage représentent donc un temps de jeu réellement limité, de une à trois heures selon votre niveau de manipulation, et ne laissent qu’un souvenir creux dans notre esprit
Test de Fighter Ace 3.6 Pc - Topic lancé par matthl :
Quand on connaît Flight Simulator, il est dur de se satisfaire d’autres jeux de simulations de pilotage. On ne retrouve ni autant de modèles à piloter, ni autant de fonctionnalités, et rares sont les graphismes de meilleure qualité. La solution pour les développeurs et éditeurs qui désirent tout de...