Ce ne sont pas moins de quatre monstres géants qui vous seront proposés dans ce jeu : une femme géante, transformée par énergie atomique et en quête de son mari scientifique, animée d’une haine viscérale du genre masculin. Un lézard humanoïde donnant de grands coups de queue et crachant des boules de feu, un extra-terrestre tentaculaire et un cerveau mutant… Chaque créature dispose de ses armes et coups spéciaux, mais on peut cependant retrouver les mêmes mécanismes : le tir, la projection d’objets ramassés, le grand coup de pied ou de queue et quelques autres astuces destructrices. On ne peut incarner qu’une seule des quatre créatures par profil de joueur, et le choix de chacune d’elle est illustré par un film d’introduction, délicieusement parodique. On sélectionne ensuite le mode de jeu : « arcade » ou « monstre ». Dans le premier, vous avez plusieurs vies mais un pouvoir limité, tandis que dans le second, vous n’avez pas droit à l’erreur mais votre puissance est sans limite. Dans les deux cas, l’objectif de chaque niveau est de tout détruire sur votre passage : bâtiments, groupes d’humains en panique et défenseurs des villes (tanks, tireurs isolés, avions…). Parfois, des bonus vous rendent un peu de vie ou de pouvoir. Bien entendu, on ne peut pas parler ici de scénario ou d’intelligence artificielle… La seule chance de l’humanité contre vos coups dévastateurs réside dans le nombre et la pugnacité. Les tanks et les avions sont les plus dangereux pour vous, et il vaut mieux vous en débarrasser en premier afin de pouvoir terminer votre tâche architecturale tranquillement. On ne peut pas dire non plus que le jeu mérite un premier prix de beauté, car graphiquement, il est un peu faible, mais on lui pardonne facilement ses défauts tant le gameplay est jouissif. On casse tout sans trop se poser de questions. C’est délassant et fun à souhait. Bien entendu, c’est aussi lassant, sur le long terme, et mieux vaut ne pas y jouer des heures de suite.
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