Test jeux Pc : Tony Tough and the Night of Roasted Moths
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Test Tony Tough and the Night of Roasted Moths

Tony Tough and the Night of Roasted Moths
Série Tony Tough
Catégorie Jeux d'aventure
Développeur Prograph Research
Editeur Focus Home Interactive
Date de sortie de Tony Tough Août 2003
Nombre de joueurs dans Tony Tough and the Night of Roasted Moths PC 1 joueur
Configuration recommandée pour jouer à Tony tough and the night of roasted moths Proc. : < 1 Ghz
RAM : < 256 Mo
Vidéo : Carte intégrée

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Alors que les éditeurs de monde entier nous inondent de jeux d’aventure en 3D, Focus prend la tendance à contre pied pour nourrir les joueurs affamés de 2D point & click.Après un Runaway à la finition impeccable, voilà que débarque un Tony Tough aux allures d’anachronisme. Réalisation désuète pour un anti-héros de l’extrême cherchant depuis dix ans à résoudre une seule affaire, un seul nom vient aux lèvres : Lucas Arts. En fait ça doit faire dix ans que les gars de ProGraph Research cherche le secret de merveilles telles que Day of Tentacle tant la réalisation de leur jeu en est proche. Résultat de l’enquête.


Test écrit par Hoopy le 7 août 2006.


Un scénario déjanté


Tony Tough, un héros plus intelligent qu'il n'y parait.
Comment consoler une inconsolable femme à barbe ?

Vous vous souvenez de Droopi ? Ce chien aux oreilles tombantes et à l’air constamment blasé ? Et bien imaginez un croisement subtil entre ce Droopi et Woody Allen et vous obtiendrez Tony Tough, petit détective privé qui mène d’obscures recherches sur un mal qui ronge le monde dans l’ignorance générale. Opérant au fin fond d’un bureau crasseux, le brave Tony rassemble depuis dix ans les preuves d’une invasion extraterrestre imminente.


Il faut dire que les faits sont là : depuis dix ans, à chaque nouvel Halloween une mystérieuse silhouette cachant son visage sous une citrouille dérobe aux enfants tous leurs bonbons, c’est sûr, dans l’esprit d’un homme qui prend son tapir pour un chien, voilà bien la marque d’une attaque alien massive. Après à peine dix ans de traque, voilà que déjà les évènements se précipitent : le chien violet de Tony Tough est enlevé, nous sommes le soir d’Halloween et le détective en est sûr, c’est ce soir que va se décider le destin du monde et de son enquête dépendra l’avenir de l’humanité. Rien de moins.


Le scénario complètement absurde va conduire le joueur au travers d’une nuit cruciale pour la planète. L’essentiel de l’aventure prend place dans une fête foraine qui offre un surprenant décalage entre les ambitions du héros, les enjeux de la chasse et le décor. On baigne en pleine contradiction. Le contraste par rapport aux jeux actuels, surtout si l’on prend le récent Runaway en compte, est flagrant, le parti pris d’un jeu à l’intrigue débile nous ramène droit vers Monkey Island et Sam & Max. Si Guybrush Threepwood cherchait à faire ses preuves en tant que pirate, Tony lui désire prouver à ses collègues qu’il a l’étoffe d’un vrai privé, lui qui est petit, myope et grassouillet. Pour commencer une enquête digne de ce nom, votre (anti) héros réclame une perruque, élément réellement indispensable d’une filature réussie. L’ambiance est posée et le monde loufoque de Tony Tough peut s’épanouir.



Oldschool game


Toute bonne fête foraine se doit d'avoir une grande roue... Et une pleine lune.
Une interface simple et efficace.

Techniquement, Tony Tough a dix ans de retard. A la décharge des développeurs, argumentons que le jeu a vu le jour hors de nos frontières en l’an de grâce 2000, mais bon, même pour ce début de nouveau millénaire, le titre passait déjà pour un soft oldschool. Les graphismes affichés en 800 par 600 proposent une 2D un poil trop pixellisée même après le passage de l’anti-aliasing. Un point bien regrettable qui n’empêche en rien les décors de s’affranchir de toute notion d’architecture, l’allure générale puisant son inspiration du côté de Day of the Tentacle pour adopter un style très cartoon. Les plus anciens joueurs d’aventure regarderont ce titre avec une nostalgie bienveillante, certains ne se feront jamais à cet aspect vieillot qui pourtant colle parfaitement avec l’ambiance privé/années 50. Ceux qui parviendront à passer le cap crucial du graphisme découvriront un jeu riche en dialogues et en personnages hauts en couleur, un jeu qui de plus, tourne à merveille sur n’importe quelle machine.

Il faut dire que la 2D n’est pas ce qui se fait de plus lourd en matière de calcul processeur, mais elle permet surtout de faire un usage parfait du système point & click sous sa forme la plus pure. L’interface est rigoureusement identique à celles de Full Throttle ou de Monkey Island 3. Entièrement graphique, elle ne nécessite pas même deux minutes de temps d’adaptation et permet de rentrer dans le jeu sans préambule.

N’en déplaise aux partisans des traductions intégrales, les voix de Tony Tough sont en anglais. Il faut dire aussi que Focus a découvert avec Runaway une communauté prête à tous les sacrifices pour obtenir un des jeux d’aventure en 2D, aussi l’éditeur s’est-il empressé de faire traduire textuellement le jeu. L’occasion est belle d’apprécier la voix nasillarde d’un héros qui mange ses mots, ajoutant encore un peu de crédibilité à son attitude blasée qui remplit tous les critères pour en faire un personnage au charisme culte. Reste qu’il ne faut pas confondre vitesse et précipitation et que dans les faits, les dialogues du jeu ne manquent pas de fautes d’orthographes qui entachent un tantinet le plaisir de jeu.



Nostalgie galopante


Le Tentacule pourpre de Day of the Tentacle se retrouve au musée.
Non, vous ne rêvez pas. Ces dialogues sont complètement hors-sujet...

On peut jouer à Tony Tough et en apprécier l’humour sans posséder aucune culture de base du jeu d’aventure, néanmoins se lancer ainsi dans l’histoire serait se priver des nombreux hommages faits aux jeux Lucas Arts de la grande époque du genre. On peut en vrac citer la présence du tentacule pourpre qui menaçait le monde dans Day of the Tentacle (LA source d’inspiration de Tony Tough), jeu dont ProGraph a ouvertement copié le design de ses buissons et même celui de son protagoniste qui est en fait un mini Bernard Bernoulli. On peut également mentionner les références au « poulet avec une poulie à l’intérieur » et aux pirates délaissant la mer de Monkey Island, la fête foraine elle même tout droit sortie de Sam & Max qui est également le lieu privilégié de la fin des tribulations de Guybrush Threepwood… Les références ne manquent pas, et à cette lumière la réalisation oldschool apparaît alors comme l’hommage ultime d’un style qui a gouverné un genre pendant douze années.

Tout comme les jeux Lucas Arts, Tony Tough se dote de personnages atypiques. Condamné à mener son enquête dans une fête foraine, Tony est entouré d’une véritable troupe de cirque. On croise de tout en cherchant le chien du détective, une femme à barbe en mal d’amour, un pirate désespéré d’avoir endurci son cœur au point de ne plus pleurer, une bête de foire amatrice de philosophie, un clown dépressif qui ne supporte pas la moquerie, un marin ayant le mal de mer sur la terre ferme (le mal de terre ?)… Rien ne manquait à cette fête foraine si ce n’est peut-être un détective raté. Entendre l’histoire de chacun de ses personnages est un véritable plaisir et les dialogues réservent au joueur des moments intenses de grand n’importe quoi, comme des discussions sur le C++ ou sur le plaisir de fumer. On peut juste déplorer certains commentaires du héros, qui font parfois étalage d’un humour un peu trop lourd. Par contre, il faut souligner le fantastique effort des développeurs pour varier les phrases genre : « je ne peux pas faire ça » que l’on a tendance à entendre si souvent dans un jeu d’aventure, qu’elles en deviennent exaspérantes. Ce n’est pas le cas ici, et les actions interdites au protagoniste donnent lieu à de très bonnes réflexions sur la condition du jeu d’aventure.



Alors culte ou pas culte ?


Voila l'essentiel du monde où se déroule l'enquête.

Pour ceux d’entre vous qui auraient réussi à lire ce test jusque là sans s’être jeté sur la note donnée au jeu, sachez que si bon et inspiré soit-il Tony Tough souffre de quelques défauts trop gênants pour lui faire accéder au rang de jeu d’aventure incontournable, mais peu s’en est fallu qu’il soit excellent. Le problème majeur de ce jeu est sa durée de vie : l’aventure se résume peu ou proue à sortir de la fête foraine ce qui peut se faire en une dizaine d’heures pour un joueur aguerri… C’est un peu court. Par contre jouer dans un espace restreint rend le jeu dynamique, on ne perd pas une demi-heure pour se rendre sur le lieu d’une énigme, rien n’allonge artificiellement la durée de vie et ceux qui ragent devant les cinématiques abusives de certains jeux apprécieront l’enchaînement ininterrompu de l’histoire. L’aventurier occasionnel pour sa part souffrira sur quelques énigmes tirées par les cheveux, et ce même s’il est possible de choisir parmi deux niveaux de difficulté. Puis en conclusion insistons à nouveau sur ce point : tout bon que soit Tony Tough, sa réalisation graphique ne sera pas du goût de tous et en rebutera plus d’un.



Conclusion


Avec Tony Tough and the Night of the Roasted Moths, Focus Home Interactive livre à tous les fans des jeux Lucas Arts un titre de très bonne facture, truffé de références et d’humour déjanté auquel nuit seulement une durée de vie un brin faiblarde. Un bon jeu d’aventure agréable qui aurait sûrement trouvé sa place durant l’âge d’or du genre mais qui de nos jours paraît désuet à peine sortit en magasin. Un soft à réserver aux aventuriers en manque ou simplement curieux.




 Synthèse

Tony Tough est un jeu d'aventure tout bonnement anachronique. Derrière une réalisation de dix ans d'âge et un personnage attachant se cache une merveille d'humour qui lorgne ouvertement du côté de Day of the Tentacle. Un soft de qualité donc, malheureusement un peu trop court pour en faire un incontournable.

Les Plus Les Moins
- Dialogues savoureux et joyeusement débiles
- Personnages charismatiques
- Design graphique loufoque
- Interface intuitive
- Deux niveaux de difficulté
- l'ambiance fête foraine
- Jeu trop court
- Trop de fautes d'orthographe dans les dialogues
- Le graphisme oldschool ne sera pas du goût de tous
- il est regrettable que la musique ne soit pas aussi inspirée que l'univers graphique ou que les personnages
Note du testeur Note des joueurs Note des autres sites
15/20
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13.8 / 20
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16/20
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Config de test Config recommandée
- Processeur : Entre 2 et 2,5 Ghz
- RAM : 1 Go
- Vidéo : Radeon X800
- Processeur : Moins de 1 Ghz
- RAM : Moins de 256 Mo
- Vidéo : Inférieur
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      Demo avec musiques       Informations

Cette version de la démo du jeu d'aventure édité par Focus comprend des musiques du jeu.




 
Telecharger la démo
 
 
Poids de la démo : 56 Mo
Temps de téléchargement estimé :
   10 Mbits : 0 h 01 m
   5 Mbits : 0 h 01 m
   1 Mbit : 0 h 07 m
   512 Kbits : 0 h 14 m
   56 Kbits : 2 h 16 m
Téléchargements :
    332, dont 3 ce mois-ci
Date d'ajout : 18/09/2006


 Images Tony Tough and the Night of Roasted Moths




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