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| | Avez-vous songé à frapper à la porte pour entrer ? |
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| | Inutile de trop s'approcher : le CO2 dégagé par ces camions irriterait vos narines délicates. |
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| | Non, ce n'est pas un extra-terrestre, c'est un ennemi vu en vision thermique. |
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Le petit « 2 » après IGI nous signale qu’il s’agit du second volet des aventures de David Jones. Le premier opus de la série s’était révélé intéressant, malgré quelques défauts au niveau du gameplay, notamment la qualité de son moteur 3D emprunté aux simulateurs de vol et permettant une surface jouable relativement vaste. Les qualités du premier n’ont pas été effacées et IGI 2 veut avant tout corriger les quelques imperfections de son aîné. Tout en n’étant pas parfait, il semble en effet que ce jeu dispose de nombreux atouts pour séduire un public amateur de FPS moins bourrins que les autres. Car dans IGI, l’infiltration sera votre mot d’ordre. Grâce à une liaison satellite, vous allez pouvoir analyser le terrain des opérations (du moins en extérieur) et localiser les points névralgiques ainsi que les rondes des gardes adverses ou les caméras de surveillance. Mais il vous faudra aussi faire preuve de patience, d’observation et de prudence pour arriver à vos fins. Un bruit de trop, un pas de travers, et les meutes de Russes enragés sont lâchées !
La prise en main du personnage ne pose aucune difficulté majeure, même si les touches sont nombreuses et pas toutes bien pensées. IGI 2 se joue comme n’importe quel FPS à ceci près que les coups portés par vos adversaires feront mal et que des packs de santé ne fleurissent pas partout. Ceci dit, et c’est sans doute un défaut, il reste parfaitement possible, si vous vous sentez en verve, de terminer chaque mission en tuant tout ce qui bouge. L’IA des adversaires est en effet mal dosée. A certains moments, il semblerait que tous vos ennemis disposent de sens surhumains : ils voient parfaitement dans le noir, entendent le moindre de vos battements de cœur à vingt mètres, tirent comme des snipers (même en courant) et vous sentent à travers les murs. A d’autres, ils se laissent piéger comme des blaireaux et continuent à débouler par la même porte devant laquelle gisent tous leurs petits camarades morts d’une balle en pleine tête, comme si de rien n’était. Le côté furtif du jeu est aussi amoindri par le fait que l’on ne puisse pas déplacer les cadavres.
Si l’on s’en tient toutefois à un certain roleplay, on peut dire qu’on est tombé sur des coriaces et qu’on va redoubler de prudence. Dans ce cas seulement, IGI 2 vous assurera un grand plaisir de jeu, surtout en raison d’une difficulté accrue.
Graphiquement, IGI 2 a été dépassé depuis par de nombreux titres et n’est donc plus une référence. Mais les extérieurs à perte de vue et le level design valent encore quelques mentions positives. Le plus gros point noir de ce secteur résidant dans la modélisation des personnages, plutôt ratée. L’ambiance sonore est de qualité, sans être extraordinaire non plus. Les doublages des voix, par exemple, sont assez réussis.