Soyons directs, il semble que Praetorians soit aussi déroutant que décevant. Déroutant – et l’emploi du terme se veut ici positif – car plusieurs mécanismes de jeu sont totalement novateurs, loin des RTS classiques. Dès les premiers clics de souris, on reconnaît la philosophie de chez Pyro, leur « patte » et leur influence. C’est un indéniable gage de la sincérité du projet.
D’un autre coté, c’est assez décevant. Les bonnes intentions sont nombreuses, mais Praetorians s’éloigne trop des standards du genre pour proposer quelque chose de consensuel. Les aficionados des « blockbusters » en place (AOM et W3) risquent fort d’être déçus par un rythme particulièrement lent et une gestion militaire catastrophique. Mais rentrons plus en détail dans l’univers de ce péplum pour s’en faire une idée plus précise.
L’action se situe au 1er siècle avant Jésus Christ. Les trois protagonistes en place sont les Romains, les Egyptiens et les « Barbares » (oui nous, les Gaulois). En –60 avavant J-C, Jules César, Marcus Crassus et Pompée le Grand s’apprêtent à s’allier pour former le premier « triumvirat » avec des ambitions gigantesques et un goût prononcé pour la conquête. La grandeur de l’Empire sera donc le leitmotiv de la campagne de Praetorians. La gloire de Rome dépend de vous, et c’est à travers 24 scénarios que vous devrez faire vos preuves. Question graphismes, c’est de la 3D plutôt sobre et correcte. Des superlatifs auraient cependant été bienvenus pour faire face à la concurrence (W3 et AOM, toujours). Les textures sont certes assez jolies mais en zoomant un peu, on s’aperçoit que les unités sont assez carrées. Le traitement de l’environnement et du décor est de la même veine : correct sans être transcendant. Il y a certes des effets sympathiques, comme les grosses averses ou les arbres qui tanguent avec le vent, mais les animations sont plutôt pauvres. Quant à l’interface, elle est assez ergonomique, dans la mouvance des RTS classiques. Seule la « minimap » - qui permet de découvrir l’aspect général de la carte - est difficilement lisible car trop sombre.
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