Dans l’espace, personne ne vous entendra crier. Cette légende, attribuée au lancement du film Alien, s’adapte parfaitement à Harbinger, un diablo-like de science-fiction. Enfin, à peu de choses près. Parce que si votre personnage pouvait pousser les hauts cris à chaque fois qu’on lui fait du mal, ses ennemis, s’ils sont pourvus d’oreilles, de senseurs ou de quelque organe sensitif que ce soit, devraient l’entendre plus que de raison. Harbinger est le nom d’un immense vaisseau, autant dire un monde, qui se traîne dans l’espace comme un tronc d’arbre sur le Nil. A son bord, des peuples, des guerres. Enfin, disons tout simplement des peuples, puisqu’il semble que là où il y en a, il y a forcément des guerres. Dans cet univers de franche camaraderie, vous allez incarner un pauvre hère au destin fantoche, dont le seul but est d’amasser des pépettes pour pouvoir refaire un tour de manège - entendez par là rester en vie plus longtemps. Une fois le jeu installé, vous allez être gratifié de l’une des vidéos d’introduction les moins compréhensibles de l’histoire du jeu vidéo. On a beau la regarder trois fois de suite, on en suit le cheminement, mais on ne voit pas très bien où l’on veut en venir. Première constatation cependant : comme dans les films de genre, le futur est sombre et chiche en spots éclairants. A se demander si la technologie a réellement évolué depuis l’âge des cavernes. Enfin, que ne sacrifierait-on pas sur l’autel sanglant de l’ambiance ? Avant de démarrer une partie, vous allez devoir vous choisir un personnage parmi trois proposés. L’humain est un baroudeur, mâle et viril, dans le plus pur style fripouille de l’espace ou vétéran de la grande guerre de la planète Viethn-Âm. Le gladiateur est un cyborg à cerveau humain, véritable machine à tuer armée d’une lame et d’un canon, qui se pose des questions existentielles. La Culibine est une extra-terrestre qui reprend peu ou prou le rôle de « l’amazone ».
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