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| | Les menus, eux aussi, sont très soignés. |
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| | Mathô... On se demande bien ce que Salammbô lui trouve. |
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| | Un bien charmant personnage, probablement victime d'une jaunisse virulente. |
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| | Il ne faudra pas hésiter à se mouiller pour réussir à terminer le jeu. |
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Si l’on vous avait dit un jour que vous liriez le nom de Gustave Flaubert dans un test de jeu vidéo, vous auriez probablement rit aux éclats. C’est vrai, après tout. L’univers des jeux vidéo est bien loin des préoccupations des auteurs dits « scolaires » et de leurs histoires sans saveur et sans relief. Où sont les monstres cornus, les vaisseaux spatiaux, les vampires et autres espions russes bardés d’armes technologiques dans les œuvres de ce cher bon vieux Gustave ? Si vous pensez réellement cela, c’est que vous n’avez jamais ouvert le livre d’un auteur classique. Mais on vous pardonne. Et pour votre peine, vous allez jouer à Salammbô, le jeu. Petit récapitulatif. L’histoire se déroule au 3e siècle avant un certain Jean-Claude et prend pour cadre la Guerre des Mercenaires qui opposa Carthage aux mercenaires barbares qu’elle avait employé lors de la première Guerre punique. Ces derniers se sont révoltés contre leurs employeurs lorsque ceux-ci ont refusé de les payer comme convenu. Voilà pour l’histoire. Flaubert se permet quelques libertés avec l’histoire, mais a au moins eu le mérite de rassembler ce que son époque connaissait de cette période de l’humanité. L’adaptation en bande dessinée a suivi en 1980 avec à la manœuvre un certain Philippe Druillet. Celui-ci donnait une nouvelle dimension épique au récit, y ajoutant les éléments de fantasy et de science fiction si coutumiers à ses œuvres jusque là. C’est directement de ces versions remaniées qu’est tiré le jeu vidéo qui nous réunit aujourd’hui.
Au début de la partie, vous incarnez Spendius, un esclave dans le palais de Carthage. Bien qu’humanoïde, Spendius n’a rien d’humain. Il semble plutôt échappé d’un bar de la Guerre des Etoiles que des pages de Flaubert. Mais ses gardiens le valent bien en laideur. Seule Salammbô, la fille d’Hamilcar et prêtresse locale, peut réveiller un peu vos papilles gustatives. Et, une fois n’est pas coutume, tout commence par une évasion un peu facile… Spendius, jeté dans une oubliette, va réussir à se libérer en réalisant une montagne d’ossements, en assommant son garde et en arrachant les barreaux d’une fenêtre grâce à un appareil de torture modifié… Salammbô est un jeu d’aventure en vue subjective qui consiste à réussir divers défis ou énigmes et qui se joue entièrement à la souris. Le moteur de jeu permet un angle de vue illimité mais les déplacements ne se font que d’écran à écran selon un chemin pré-établi. Les amateurs de Myst, par exemple, ne seront pas dépaysés. L’interface est d’une simplicité déconcertante : du pointeur de la souris, vous parcourez votre champ de vision. Lorsqu’une main apparaît, vous pouvez vous saisir d’un objet. Lorsqu’un engrenage apparaît, vous pouvez interagir avec l’environnement. En puisant dans votre inventaire, vous pouvez ainsi utiliser des objets sur des éléments du décor. Enfin, lorsqu’un doigt tendu apparaît, indiquant une direction, c’est que vous pouvez passer à l’écran suivant dans cette direction. Simple, clair, concis. Lorsque vous résolvez une énigme, il arrivera que vous soyez gratifié par une séquence vidéo de bonne qualité où vous verrez votre personnage accomplir ce que vous attendiez de lui. Il est aussi important de souligner que l’on peut sauver à tout moment durant la partie, ce qui est toujours bien agréable.