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| | Le Mudokon : lisez dans ses yeux toute la détresse du monde. |
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| | Les fantômes de Mudokons morts viennent réclamer l'aide d'Abe. |
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| | Les esclaves mudokons ne peuvent pas voir ce qu'ils font... On leur a cousu les paupières. |
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Pour les plus jeunes d’entre vous, bien entendu, le titre de ce jeu ne doit rien évoquer de particulier. D’ailleurs, si vous jetez un œil aux captures d’écran (allez-y, ne vous privez pas), vous aurez certainement déjà envie d’aller voir ailleurs. C’est vrai qu’en apparence et au vu de ce qui se fait actuellement sur le marché, Oddworld est un rien dépassé. Voire complètement à l’ouest. Mais ceux qui en parlent le mieux, ce sont sans doute ces avis de joueurs, disséminés sur la toile, la larme à l’œil et la nostalgie au fond de la voix. Ou encore les notes que laissent ces mêmes joueurs, toutes dithyrambiques. On peut donc dire que le petit Abe a marqué son époque, s’échanger un regard entendu entre vieux de la vieille et s’en retourner à nos occupations respectives. Mais pour ceux qui débarquent et qui ont découvert le jeu vidéo il y a peu, il convient tout de même d’être un rien plus disert.
Oddworld prend place dans un monde étrange, que l’on ne peut pas qualifier de médiéval fantastique, de futuriste ou de moderne… Disons que c’est un mélange de tout cela à la fois. Ce monde est divisé entre deux races : les Glukkons, des créatures maléfiques, cruelles et sans scrupules, et les Mudokons, plutôt timides, gentils et surtout très serviables. De tout temps, les Glukkons ont capturé les Mudokons pour servir dans leurs usines et dans leurs mines, afin de produire des denrées infâmes qu’ils peuvent revendre aux quatre coins du monde. Vous incarnez Abe, un Mudokon. Votre vocation : libérer les vôtres du joug des Glukkons. Dans le premier épisode, vous aviez sauvé 99 membres de votre race en faisant la nique à vos ennemis héréditaires, en déjouant leurs pièges et leurs énigmes. Alors que l’on fêtait dignement votre prouesse, vous avez été contacté par les esprits de Mudokons défunts. Ceux-ci vous apprennent que d’autres parmi vos semblables sont retenus en esclavage dans les mines glukkonnes. Et bien entendu, c’est à vous qu’il revient d’aller les libérer.
Abe’s Exoddus reprend donc tous les principes du premier volet de la série, et d’ailleurs, les différences seront minimes. Si bien que les joueurs de l’ancien titre pourront se plonger dans le nouveau avec facilité, sans passer par un apprentissage fastidieux. Les nouveaux joueurs non plus, d’ailleurs, puisque le premier niveau se veut un didacticiel apprenant tout ce qu’il faut savoir aux sauveurs de Mudokons en herbe que vous êtes. Il s’agit toujours d’un jeu de plates-formes avec vue de côté. Le moteur de jeu de Abe’s Oddysee a été intégralement réutilisé, bien qu’il ait été légèrement amélioré. Ici, il ne s’agira plus de sauver une centaine de vos semblables, mais trois fois plus, le tout réparti en huit niveaux d’une sulfureuse brasserie… En effet, les Glukkons brassent une bière forte dont les ingrédients principaux semblent être des larmes de Mudokons et des os de Mudokons pilés.