Bon, alors The Thing, jeu d’action tiré du film de John Carpenter. Et de ce fait, un peu jeu de flippage complet pour joueurs apeurés ne sachant pas que faire de leurs nuits vides de sens (sans aucun doute !). Le scepticisme guette. Ce n'est pas pour autant qu'il faut y céder.
Avant de lancer le jeu, mieux vaut commencer par configurer les commandes. L'intrigue s'ouvre sur une cinématique étrange : Houlà, ça parle une autre langue, on dirait. Un vilain monstre apparaît ! Et hop, chargement ! Encore une autre cinématique, décidément ! Vous incarnez un militaire, envoyé dans le pôle sud en raison du grabuge sur une espèce de station de scientifiques (c’est vrai, on ne parle jamais assez des scientifiques qui meurent au pôle nord pour cause inconnues). Heureusement vous n'êtes pas seul, il y a des gentils amis en vert kaki avec vous. En fait, vous vous appelez Blake et donc, vous pouvez déjà tirer une première conclusion : ce jeu ne suit pas l’histoire du film, mais possède la sienne propre. La petite investigation continue. Le tutorial est directement intégré dans le jeu par le biais de bulles d’explications qui apparaissent dès qu’un nouvel aspect du jeu apparaît. Un bon poin, en plus d'autres aspects originaux : par exemple, le fait qu’on ne doive pas rester trop dehors parce qu’il fait très froid au Pôle sud (c’est vrai, on ne parle jamais assez des scientifiques qui… Ok ok, arrêtons là). Vous entrez dans un bâtiment et là apprenez que vos équipiers sont des êtres vivants (non ? si !) et que vous devez les considérer comme tel. Il y a donc deux paramètres : la peur et la confiance. La confiance influe directement sur leurs rapports avec vous. S’ils ne vous font pas assez confiance, ils ne vous obéiront pas et vous serez obligés de gambader seul dans les grandes plaines du pôle sud. Mais, en fait, cette très bonne idée des développeurs n’est pas très bien exploitée, car ,en fin de compte, vous n’aurez que deux moyens pour gagner leur confiance : leur donner des armes et/ou des munitions ou faire un test sanguin pour leur prouver que vous n’êtes pas contaminé.
La contamination est l’un des points fort de ce jeu. Mais avant tout, une petite explication est nécessaire. Sachez avant tout, que ce qui « fabrique » ces monstres, c’est un virus. Et ces monstres peu esthétiques que vous voyez à l’écran étaient (avant) de gentils scientifiques qui oeuvraient pour le bien de l’humanité (c’est vrai, on ne parle jamais assez des… Pardon !). Vous apprendrez au cours du jeu que ce virus se répand très rapidement et que n’importe qui peut être infecté, et par conséquent se transformer à tout moment en un monstre chaleureux. Heureusement, ces braves scientifiques (avant de devenir des monstres eux aussi) ont mis au point un test pour savoir si l’on est contaminé ou pas, d’où le système pour rehausser la confiance de vos coéquipiers dont il était question plus haut. Cependant, un regret est à noter : après avoir recommencé le jeu plusieurs fois, on remarque que les contaminations de vos coéquipiers ont tendance à se faire toujours au même endroit. J’en ai donc conclu qu'elles étaient scriptées. Dommage.
Le script, parlons-en, car The Thing est un jeu ultra (voir archi) linéaire. Il s’agit en fait d’une suite d’actions à effectuer dans chaque niveau (et dans l’ordre, s’il vous plaît !). On sait ce que les fans de Splinter Cell vont en dire : tout ça n’est pas grave, car la linéarité d’un jeu peut être tout à fait acceptée si le gameplay est fun. Mais c’est justement là que ça pêche, car le gameplay est bien bien moyen. On ne peut pas sauter et on ne peut même pas regarder en l’air. Les actions du personnages se résument à appuyer sur un interrupteur et tirer sur les méchants avec une visée automatique, oui, un peu comme cette chère Lara.
Cela permet d’embrayer sur un point fort du jeu, l’ambiance. Car autant vous prévenir, vous allez flipper, alors, préparez des slips étanches (et pas de caleçon, s’il vous plaît, ça fait sale !). Les cinématiques sont là pour ça et la musique ne va pas vous aidez à maîtriser cette peur qui tache tellement ! Mais si vous êtes vraiment maso, vous pouvez toujours vous enfermer dans le noir avec le son monté à fond (à déconseiller aux âmes sensibles !). Mais mieux vaut laisser les lumières allumées ! Lorsque vous entrerez dans une baraque complètement éteinte (et sans lumières à allumer), remplie de cadavres défigurés par le virus et que notre cher Blake trouve un torche allumé et dit de sa voix virile : « Hmm, quelqu’un est passé il y a pas longtemps. », alors vous comprendrez que vous auriez mieux fait de vous mettre au lit avec une BD des Schtroumpfs.
En fin de compte, qu’est-ce qu’on a ? Un jeu directement importé de consoles, oui monsieur ! On ne peut sauvegarder qu’à des checkpoints et les mouvements du perso ne sont conçus que pour des gens qui jouent avec des pads. Donc si vous ne savez pas quoi faire de vos nuits et que ça vous dit de flipper un max, jouez à The Thing. Et préparez de la lessive pour vos slips et vos caleçons.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
- Une ambiance vraiment flippante.
- Une histoire de scientifiques et d’extra-terrestres.
- Des concepts originaux : gestions de vos coéquipiers, faire attention au froid, contaminations.
- Gameplay trop simpliste.
- Trop trop trop trop (et trop) linéaire.
- Jeu de console mal adapté sur nos PC chéris.
- Contrôles difficiles.
Avis
déposé
le 05/09/2009 (7/20) :
Nul à chier. Jeu très mal géré niveau gameplay, combiné à une programmation assez pourrie qui vous permet de recommencer éternellement le même niveau car vous avez sauvegardé sans avoir de healthpack...
Avis
de
nathalie118
le 01/01/2007 (14/20) :
Très bon jeu, mais jeu très violent... Ce jeu est très bien fait, les personnages très bien fait, aussi, mais, ce que je n'aime pas dans ce jeu, c'est les monstres...
Les monstres ne ressemblent pas...
Avis
déposé
le 05/05/2005 (12/20) :
Sympa mais effectivement trop stéréotypé! Par contre je suis bloqué face au monstre placé derrière les barres d'acier et malgré plusieurs décharges électriques et 5 grenades incendiaires M. le monstre...
Avis
déposé
le 29/04/2005 (18/20) :
Tout simplement génial malgré la difficulté croissante, surtout vers la fin, non seulement il y a les choses, mais en plus des soldats avec eux, un bémol tout de même : pour les sauvegardes. A quand...