Coupe du Monde oblige, les jeux de foot reviennent en force sur le devant de la scène. Il y a ceux qui décrochent la licence officielle, bien entendu, et puis ceux qui doivent se contenter de faire comme si. Maintenant, adressons-nous aux plus anciens d’entre vous. Vous vous rappelez le premier jeu de foot auquel vous ayez joué sur PC ? Il y a de fortes chances pour que ce jeu soit Sensible Soccer, un titre totalement génial, au gameplay légendaire dont les screenshots feraient doucement sourire aujourd'hui ceux qui ne jurent que par des textures lissées et du motion capture… Des petits personnages d’à peine huit ou neuf pixels, aux grosses têtes de nounours et aux yeux globuleux, procuraient alors le plus fou des plaisirs… Mais les années ont passé, et après avoir atteint le sommet avec Sensible World Of Soccer, un jeu associant le gameplay délirant de Sensible à une base de données jamais égalée à ce jour et le mode Carrière le plus complet jamais fourni dans un jeu de foot, le jeu s’est doucement éteint de sa belle mort, après un terriblement décevant Sensible Soccer 98… Dans ce dernier titre, l’erreur fut commise de passer à la 3D. Les fans n’ont pas suivi. Espérons que Codemasters, nouveau détenteur de la licence officielle du jeu, en a tiré les leçons. Car voici que se pointe à l’horizon Sensible Soccer 2006, avec un objectif on ne peut plus clair : réunir toute la communauté des nostalgiques de SWOS autour d’un titre alternatif à la vague des FIFA et autres PES. Le précieux sésame entre nos mains, on s'empresse de l’installer sur sa machine, confiant dans le fait que cette version est optimisée pour Windows XP (alors que Sensible World of Soccer ne tournait pas sous le dernier bébé de Bill Gates). On passe vite l’intro, qui donne pourtant une assez bonne idée du graphisme proposé – nous y reviendrons – pour se confondre en larmes devant le menu initial du jeu, qui est une copie presque conforme de celui de la dernière version de Sensible World Of Soccer. Bon, faisons donc le tour du propriétaire, car c’est là que se pointe la première déception.
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