Haegemonia est un jeu de stratégie dans la lignée des Space Opéra. Le gameplay est à la frontière qui dissocie Homeworld de Impérium galactica, autre production des développeurs de Digital Reality. En effet, le joueur contrôle en temps réel l'univers de "Heagemonia" et influence les combats à la manière de "Homeworld". Cependant, le joueur ne peut pas choisir le nombre d'unités d'une formation ni sa constitution qui ne pourra jamais être hétéroclite. La gestion est beaucoup plus développée que dans "Homeworld" et le joueur utilise les ressources des planètes et de ses habitants pour parvenir à ses fins, et en ce, le jeu se rapproche d'"Impérium Galactica" ( ainsi que d'autres comme Pax impéria ) ; là s'arrête la comparaison car si l'on peut construire quelques bâtiments, on ne peut pas les influencer directement ni agir sur la surface des mondes. Tout en limitant des facettes importantes des deux genres, Heagemonia est un jeu hybride dynamique et plus complet dans la gestion que "Homeworld".
L'histoire est une pièce maîtresse du jeu et sans, "Haegemonia" perdrait beaucoup de sa saveur ! Car si l'on peut s'attacher à l'éradication des ennemis, "Haegemonia" ne présente pas suffisamment de suppléments pour rallonger sa durée de vie ; on s'en aperçoit en jouant au mode "un contre un" qui devient vite lassant.
Celle-ci prend place après les premiers conflits d'ordre idéologique que connaissent la Terre et ses premières colonies dont Mars en est la principale. C'est à partir de là, et à la suite d'une très belle cinématique, que le joueur doit choisir entre le camps de Mars ou celui de la Terre. La campagne est scindée en cinq chapitres où seul le premier différencie les deux camps ; à la suite de celui-ci, l'humanité est à nouveau unie sous une seule bannière. En fin de compte, seul le personnage principal que l'on incarne nous rappellera notre choix du départ.
Sans être transcendante, l'histoire connaît de nombreux rebondissement qui montrent un soin particulier apporté au script ; c'est très plaisant d'autant que cela ce fait rare. L'immersion se fait facilement et l'on apprécie le charisme des personnages.
La prise en main s'avère ardue au départ mais pas de découragement car même si elle n'est pas intuitive, on s'y adapte au bout d'une ou deux heures. Comme le jeu est tout en trois dimensions, les développeurs ont utilisé le gameplay de "Homeworld" comme base tout en l'adaptant à leur jeu ; donc pas trop de dépaysement... à croire que "Homeworld" reste un aboutissement en soi et un exemple pour ses successeurs. Ainsi, "Haegemonia" possède une carte stratégique qui s'avère très pratique pour simplifier les mouvements des unités ( surtout sur de longue distance ). Même si la prise en main est difficile au début, elle est travaillée et il doit être encore plus compliquer de s'attacher à l'améliorer ; les jeux en trois dimensions totales ne sont pas en soi des jeux simples, on y consentira.
La musique est bien adaptée au genre et peut devenir relaxante pour peu que l'on ne reste pas sur de trop longs combats. la mélodie est jolie mais répétitive. cela ne dérange pas car l'on est vite absorbé par l'action. Qui plus est, elle ne sert que de fond.
Les graphismes sont splendides et sont les meilleurs du moment ! Même le très récent "O.R.B.", avec un niveau élevé, n'arrive pas à l'égaliser. Pourquoi ? Le design des vaisseaux est bien plus travaillé dans "Haegemonia" et les textures sont très peaufinées. Ce qui est appréciable aussi, c'est la disparition quasi complète des angles ( on peut chercher longtemps après les pixels ) ; ce qui permet des formes plus nuancées aux vaisseaux et autres objets peuplant l'univers du jeu. Les effets de lumières sont de toute beauté et les bâtiments spatiaux resplendissent de mille feux... les développeurs n'ont pas hésité à mettre des baies sur la plus grandes partie des unités et l'on s'amuse à essayer de rentrer dans l'intimité des vaisseaux en regardant par la vitre...
Non seulement les races présentes dans le jeux sont reconnaissables au premier coup d'œil sur leurs vaisseaux mais les différences apportée au design transpirent la personnalité de leur culture.
La voûte céleste semble très réaliste et bien que l'on sent qu'il s'agit d'un fond, on peut admirer une nébuleuse par ci une galaxie par là...
On est déjà content du travail apporté aux vaisseaux mais c'est sans compter celui fourni aux planètes et autres phénomènes spatiaux... les planètes sont superbes et les fans de planétologie seront bouche-bée devant les détails qui recouvrent la surface des objets... en particuliers pour les planètes et satellites du système solaire : on reconnaît avec une facilité déconcertante valley marinelis ou les calottes de Mars, l'Europe sur terre, ou la tache rouge de Jupiter, la surface cratèrisée de la Lune ou celle de Mercure... De plus, les planètes peuvent changer de surface grâce à certaines technologies de terraformation, au fur et à mesure des découvertes, les mondes désolés se transformeront en des terres en second... en tout cas, pour les humains....
Le dynamisme des unités est appréciable bien que les chasseurs s'avèrent lents... d'ailleurs les technologies améliorant la propulsions ne font pas beaucoup ressentir leurs effets. La caméra semble flotter dans l'espace et la liberté de mouvement est la plus grande qui soit. malheureusement au détriment de quelques chose d'important, les proportions... ce soucie affecte énormément le réalisme global. Il aurait été formidable de pouvoir évolué dans un univers grandeur nature, au lieu de cela, les unités font au mieux le 50ème de la planète !
Pour un jeu auquel on a apporté tant de soin dans la réalisation graphique, cela a tendance à trop contraster et passer pour une faute de goût.
Enfin, les cinématiques sont belles, en particuliers celle de l'introduction, quant aux autres on a un peu l'impression qu'elle n'ont pas eu le même traitement de choix.
Autres points négatifs et de tailles pour ceux qui n'ont pas la chance d'être bilingues, tout est en anglais sous-titrés... à fortiori car dans la version testée, un court passage est en français. Ça peut passer pour un choix artistiques, sans compter l'erreur pré-citée, mais ça reste surtout comme une impression d'oubli et l'on ne peut s'empêcher de penser que les éditeurs sont lassés de devoir traduire à chaque sortie leur nouveau titre. Une tendance qui se retrouve dans certains autres jeux récents comme O.R.B. ( dont les cinématiques ne sont pas traduites du tout ) mais aussi "Soldiers of Anarchy"... espérons qu'il ne s'agit pas d'un mouvement permanent de la part des éditeurs. Nous pourrions assimilé ça à une régression de six ans sur les considérations des éditeurs quant aux langues étrangères...
A part quelques défauts, on retiendra qu'Haegemonia est le jeu de stratégie en trois dimensions de référence du moment. Ses graphismes et son histoire en sont les points forts.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
- Le graphisme de toute beauté.
- L'intrigue à rebondissement.
- Une musique adaptée qui reste discrète.
- Une alliance de style novatrice.
- Le rapport de taille non respecté.
- Le bilinguisme forcé empêche une immersion dans un titre où l'histoire est primordiale.
-Une prise en main qui peut s'avérer rébarbative aux novices.
Avis
de
adobis
le 28/10/2007 (16/20) :
Ce jeu est super les graphs sont cool et la maniabilité ok.Bref rien à redire sauf sur la lenteur de certaines missions.Le jeu vaut le détour meme s'il est assez vieux
Avis
de
Juicyfruit67
le 09/02/2007 (12/20) :
Bon jeu, assez équilibré. Je ne mets pas un très bonne note car je trouve les mécanismes un peu trop répétitifs, malgré l'histoire dans laquelle on est plongé au fur et à mesure des missions.
Les...
Avis
de
benalex241286
le 25/04/2006 (16/20) :
Même si ce jeux commence à dater il reste pour moi excellent en de nombreux points.
Tout d'abord les graphismes sont loin d'etre moche.
Les 2 campagnes disponibles sont toutes 2 tres longues et...
Avis
déposé
le 17/02/2006 (18/20) :
super, une multitude de recherches, créer un super empire!
les personnages sont aussi très variés , les misssions d'espionages sont très décellopées, tout est super, c'est genre ogame, mais avec les...