Entre trip contemplatif et course-poursuite sous haute pressurisation, Aquanox 2 est un jeu de shoot atypique, une expérience affiliée au film Abyss matînée de post-apo. Servi par un environnement sonore électro/hard de grande qualité et bénéficiant du rendu graphique de haute facture, voici certainement l’un des titres les plus originaux sorti en 2002.
Le grand plongeon
Les adeptes de ces deux jdr papier (Dark Earth ayant d’ailleurs bénéficié d’une très belle adaptation en jeu video) reconnaîtront certaines connivences entre le background de ces derniers et l’univers d’Aquanox. Comme dans Dark Earth, la lumière est devenue une denrée rare sur notre chère vieille planète, et pour fuir un environnement extérieur devenu hostile, les hommes ont dû se résigner à investir les espaces sous-marins. A la manière de Polaris, le jeu se déroule donc sous l’eau, entre cités sub-aquatiques high-tech et vaisseaux sous-marins. Un environnement particulièrement hostile, peuplé de néopunks addicts aux dernières drogues et de cannibales pirates bien barrés. C’est dans ce cadre idyllique, où le mot espoir a été banni du vocabulaire, que le personnage principal, un dénommé William Drake (acronyme d’un certain poète ?), décide de partir à l’aventure après la mort de sa grand-mère, qui l’avait éduqué jusque-là. La cinématique d’intro, superbe à tous égards, pose l’ambiance avec talent : poétique, angoissante, riche sur le plan de l’intrigue, tout est là pour immerger le joueur, au sens propre comme au sens figuré.
Voyage en eaux troubles
La partie lancée, c’est le moteur graphique qui prend le relais. Reflets déformés sur la coque des capsules sous-marins, texture des sols, mouvements « au ralenti » des vaisseaux, on a vraiment l’impression d’évoluer à grande profondeur, dans un royaume où règnent silence et ténèbres. En dehors des phases de briefing, réalisées en 2D (mélange de photos retravaillées et de décors à la Giger), le jeu se déroule en effet à bord d’une capsule sous-marine (quatre modèles sont disponibles tous paramétrables). Chaque mission propose un objectif différent : nettoyage de zone (mines, ennemis, tourelles défensives), escorte ou patrouille de reconnaissance. La difficulté d’Aquanox 2 est d’ailleurs particulièrement élévée : évoluer dans les ténèbres n’est pas le meilleur moyen d’éviter les tirs ennemis, sans compter l’impossibilité de sauvegarder pendant les missions. Rapidement, le jeu s’avère ainsi particulièrement stressant et angoissant.
L’absence de lumière, les risques de dépressurisation subite, les zones de magma, autant d’éléments qui aiguisent les tendances paranoïaques du joueur. Les armes intégrées à la capsule collent elles aussi parfaitement à l’ambiance, de la rotative au fusil harpon mécanique en passant par des armes plus étranges comme les torpilles flashs, idéales pour paralyser un vaisseau trop rapide. Les musiques d’accompagnement (musique electro, hard-rock et mélodies aux accents aquatiques) ainsi que les bruitages sont tout bonnement exceptionnels de qualité et démontrent à nouveau frais quel impact un bon sound design peut avoir sur l’immersivité d’un jeu. Ajoutez à cela une belle floppée de PNJs, tous dotés d’une histoire très personnelle et doublés en VF par des acteurs de talent, et vous comprendrez qu’Aquanox 2 n’a rien à envier à Crimson Skies sur le plan de l’ambiance. Question jouabilité par contre, il faudra repasser…
Avis
déposé
le 18/03/2004 (16/20) :
Mais il est très bien ce jeu!?! graphismes impeccables, ambiances excellentes, univers fascinant et assez original, bonnes sensations de pilotage...
seuls reproches: l'univers aurait pu être encore...
Avis
déposé
le 15/03/2004 (18/20) :
Magnifique ! J'ai passé un très bon moment sur ce jeu. Quel stress quand les torpilles foncent dans votre direction !! C'est beau ! C'est super beau ! Les doublages sont parfaits (c'est si rare) De...
Avis
déposé
le 16/12/2003 (12/20) :
Le potentiel pour un très grand jeu et la sombre réalité d'un jeu moyen.
Plus j'y joue et plus ce jeu me fait penser à la vitrine d'un magasin qui nous fait rêver mais qui n'ouvrira jamais. Trop...