Dans un futur proche, les Etats-Unis (et pourquoi pas le Luxembourg, pour une fois ?) sont la proie d’un terrible fléau qui s’attaque à tous les organismes vivants, altère profondément le code génétique de ceux-ci et transforme ceux qui résistent en masses gélatineuses du plus bel effet. Dans ce contexte, qui n’est pas sans rappeler les œuvres de Howard Philipps Lovercaft, dont le jeu s’inspire d’ailleurs allègrement, une secte prône la destruction pure et simple de l’espèce humaine et envoie des zombies (enfin, pas tout à fait des morts-vivants, mais des adeptes tellement camés que c’en est tout comme) terminer le travail.
C’est là que vous intervenez. Votre agence travaille pour ce qui reste du gouvernement et vous allez rentrer dans le lard de ces sectateurs à la noix et, du même coup, tenter de trouver le remède au virus qui répand cette abomination sur le sol américain. C’est là le riche contexte du jeu, entre le fantastique et le post-apocalyptique. Il s’agit d’un jeu de stratégie dans lequel vous allez diriger une escouade de malabars aux spécialités diverses dans des missions d’infiltration, d’assassinat, d’assainissement, de sabotage… Il y a près de deux cent missions qui vous attendent, alors prenez votre souffle avant de vous lancer dans l’aventure.
Après avoir analysé tous les aspects de votre mission sur votre écran de briefing et après avoir équipé convenablement vos hommes (et vos femmes), vous êtes catapultés dans la zone des combats où vous aurez fort à faire. Chaque membre de l’équipe peut être contrôlé séparément ou en groupe, mais il va de soi que vous devrez jouer avec les qualités de chacun et surtout faire preuve se sens tactique. Progresser lentement, rester caché, occuper les positions stratégiques, surveiller les arrières, couvrir les éclaireurs… Autant de tâches qui doivent devenir vos leitmotive à travers des décors en putréfaction.
Le jeu manque cruellement de génie dans son interface et dans sa réalisation, mais il n’est pas non plus mal fait. Disons qu’il lui manque peu de choses pour être vraiment un bon jeu. Si le contexte vous intéresse vraiment, vous souhaiterez aller plus loin, si vous êtes fanatique de ce style de jeux, vous apprécierez la palette des actions possibles. Si vous n’êtes ni l’un, ni l’autre, Abomination n’a aucune chance de vous intéresser. On notera la confusion relative de vos hommes dans leurs déplacements, souvent hasardeux dans le contournement d’obstacles ou dans les réactions instinctives face au danger.
Graphiquement, le jeu ne casse pas trois pattes à un cheval. Mais il est assez fin que pour ne pas rebuter totalement. Il rappellera quelques bons souvenirs aux amateurs des premiers UFO, par exemple.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
- Le contexte inspiré de Lovecraft
- Le nombre de missions, près de 200 !
- Les mouvements des combattants
- Le côté obsolète des décors
- Le manque de génie.
Avis
de
willybop
le 23/08/2006 (10/20) :
Un jeu de pur défoulement. Ici pas de finesse ou de détail, on prend les gros guns et les munitions et on envoit la sauce. Bon le jeu est moche, le scénario correct mais pas avantageusement présenté....
Avis
déposé
le 07/07/2004 (3/20) :
The Nemesis Project est un jeu dinosaure. Vous êtes à la tête de petits personnages multicolores (dans une fausse 3D du style du légendaire Landstalker sur mega drive2) armés jusqu'aux dents qui ont...