Vous êtes un marine certes, mais un marine de l’espace. C’est donc en navette spatiale que vous débarquez sur Mars City, le point d’accueil de la colonie implantée sur la planète rouge. Une fois descendu de votre transport, c’est à vous de prendre les commandes de votre personnage. Celui-ci souffre malheureusement du syndrome Gordon Freeman qui se traduit par un inquiétant mutisme de type pathologique. Bien heureusement, cet handicap ne vous empêche pas de progresser jusqu’à l’entrée de la colonie où vous êtes scanné de la tête aux pieds. Vous pouvez alors vous promener dans les quelques bâtiments accessibles. L’UAC (Union Aerospace Corporation) est le nom de la gigantesque entreprise contrôlant toute l’installation. Cette entité spécialisée dans l’armement et la défense s’est récemment intéressée à l’exploration du système solaire et à d’obscures recherches scientifiques. Afin d’en apprendre un peu plus, des spots d’information tournent en boucle sur les téléviseurs du coin. La définition des écrans est d’ailleurs impressionnante, un grand nombre d’entre eux sont interactif et très bien animés. Il suffit de placer son viseur dessus pour qu’un curseur y fasse sont apparition. Fallait y penser.
Autour de vous, l’ambiance est studieuse et tout le monde semble très occupé, ce qui n’empêche pas certaines âmes charitables de vous renseigner. Planqué derrière son bureau, un administratif vous remet un PDA qui vous permettra de télécharger, conserver et consulter divers documents : mails, disques vidéo et enregistrements sonores. Vos objectifs en cours ainsi que votre inventaire pourront y être consultés à tout moment. Notez qu’au cours de l’aventure vous ramasserez une soixantaine de PDA « oubliés » par le personnel. Vous aurez alors l’occasion d’accéder à de nouvelles zones réservées. De plus, le contenu (texte, vidéo et audio) de ces mini-ordinateurs vous renseignera sur le fonctionnement de la colonie, l’humeur des habitants, le quotidien de leur travail, leurs inquiétudes… Un formidable travail de background a ainsi été réalisé. La cohérence et la crédibilité de l’univers renforcent l’immersion du joueur de façon significative. Et ce n’est pas tout, ces PDA recèle parfois des codes déverrouillant des armoires à munitions ou certaines pièces bourrées d’équipement. En passant à la cafétéria vous pouvez écouter les discussions du personnel, jouer avec les stores électriques et massacrer du poulet sur une borne d’arcade fortement inspirée d’un certain Doom 1. Au détour d’un couloir vous captez une conversation mettant en scène le sinistre docteur Betruger. Visiblement mis au pied du mur, ce dernier doit rendre compte de la multiplication des accidents techniques et de la démission de nombreux occupants de la colonie. Etrange. Mais cela ne vous concerne pas… à priori. Car votre première mission consiste simplement à partir à la recherche d’un scientifique manquant à l’appel. Direction l’armurerie où vous récupérez une armure, une lampe torche et un pistolet de sécurité. Rapidement vous mettez la main sur le disparu, sauf qu’il refuse de vous accompagner et tente de vous expliquer que le Diable est sur le point de pénétrer au cœur même de la colonie. Subitement, tout se dérègle, un écran de contrôle vous montre l’ouverture d’un portail crachant des crânes éthérés. Les cris affluent dans votre radio, la panique s’installe. Un de ces fameux crânes translucides fait irruption dans la pièce et « fusionne » avec votre compagnon. Il se change alors en immonde zombie et se jette sur vous. Les lumières vacillent, vous voilà plongé dans la pénombre. Le cauchemar peut commencer…
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