Si vous êtes un fervent amateur des deuxième et troisième épisodes de la série, la sortie de Heroes of Might & Magic IV ne devrait pas vous laisser indifférent. Il s'agit là du dernier Heroes of Might & Magic réalisé par les génies de New World Computing, puisque c'est ensuite Nival qui prend le relais. Une conséquence du caractère un peu trop innovant du dernier bébé de leurs confrères de New World ?
Commençons par quelques rappels sur la série, pour tenter de cerner la « Heroes touch » qui fait que l’on reste scotché devant son PC des heures d’affilée.
Le principe du jeu est assez simple : le joueur se doit de développer une cité, d'entraîner des créatures et des héros afin d’écraser ses adversaires. Chose importante, tout se passe au tour par tour dans ce jeu de stratégie, ce qui rend les parties longues, voire interminables. Peut-être est-il utile de rappeler aussi que le titre vous plonge dans un univers de type « fantasy », inspiré de diverses mythologies. On retrouve pêle-mêle des golems, des hydres, des dragons, des halfelins, des diables, des satyres, des élémentaires, des sirènes, etc. Evidemment, de nombreux sortilèges sont aussi disponibles pour égayer tout cela.
A chaque tour, on construit une seule structure dans sa ville et on déplace son ou ses héros sur la carte, à la recherche d’artefacts et de ressources. Ces dernières sont très nombreuses (pierre, bois, cristaux, mercure... six en tout) et peuvent être collectés directement ou alors puisées chaque jour dans des mines de manière automatique. Les artefacts, précieux objets magiques à destination des héros, sont en général gardés par des monstres neutres, à l’instar des carrefours et des voies de communications majeures. La course au territoire est lancée, et il n’y pas une journée à perdre ! La partie exploration est donc primordiale, que ce soit sur terre, sous terre ou sur la mer.
Rapidement, les affrontements entre héros commencent. Le joueur tente alors de capturer et surtout de conserver un maximum de villes adverses. Les sièges sont souvent de grands moments. De manière générale, les combats sont extrêmement intéressants. En fait, chaque partie se joue sur deux plans : le premier est stratégique (exploration, attaques de châteaux), le second tactique (combats avec monstres errants et héros adverses).
En solo, on peux mouiller son T-shirt sur une trentaine de missions réparties en six campagnes, une par type de ville. La durée de vie est donc conséquente, sachant qu’il faut en moyenne trois heures pour terminer un niveau. Bien sûr, on peut aussi croiser le fer en multijoueur, que ce soit sur le Net, en LAN, ou sur le même PC lors des légendaires duels Hotseat.
Heroes IV, une suite ambitieuse
Penchons nous à présent sur les innovations du quatrième Heroes of Might and Magic.
Tout d’abord, le moteur graphique a subi une cure de jouvence, et il est temps vu le peu d’évolutions d’Heroes III par rapport à Heroes II. L’aspect de la carte générale reste assez similaire, mais les combats ont gagné en allure. Les duels vus de côté ont laissé la place à de la 3D isométrique qui, non contente d’embellir le jeu, renforce l’influence tactique du terrain. Les animations sont elles aussi de meilleure facture, tout comme les effets de sorts.
Un autre grand changement concerne les héros, qui désormais participent directement aux combats. Très vulnérables en début de partie, ils deviennent vite de puissants combattants au fur et à mesure qu’ils gagnent en niveau. Dorénavant, seules quelques compétences héroïques influent sur l’armée qu’ils emmènent avec eux, contrairement aux précédents Heroes. La puissance d’un groupe d’unités n’est donc plus forcément liée au héros qui les accompagnent. D’ailleurs, les créatures entraînées par le joueur peuvent maintenant se déplacer sans l’assistance d’un héros.
Cela rejoint une autre nouveauté bien pratique : les caravanes. Grâce à celles-ci, on peut déplacer des créatures d’un château à un autre, ou d’un lieu de génération de bestioles vers une ville conquise. Ce système permet de regrouper rapidement les unités en provenance de divers points de production, et ce de manière automatisée.
Quant aux sièges de villes, ils diffèrent sur quelques points. Les murs d’enceinte sont indestructibles pour la bonne raison qu’il n’y a plus de catapultes. Il en va d'ailleurs de même pour les balistes ou les dispensaires. De plus, les tourelles sont bel et bien aux abonnées absentes. Pour compenser, les châteaux évolués sont dotés de points surélevés. Postées à ces endroits, n’importe quelle créature attaquant à distance pourra bombarder l’ennemi, sans toutefois être totalement intouchable. Vous l’aurez compris, les combats sont centrés sur les unités en elles-mêmes, sans aucune fioriture supplémentaire.
A propos de la création de créatures à l’intérieur des villes, il est important de souligner que les upgrades ont désormais disparu. Désormais, il existe dans chaque château deux unités différentes pour chaque type, sauf en général pour le type un où il n’y a aucun choix possible. Le joueur doit alors choisir un seul des deux bâtiments proposés pour les créatures de type deux à quatre. Sur les sept créatures que peut théoriquement créer un château, le joueur devra en sélectionner quatre en fonction de ses choix tactiques.
Un paquet d’autres petites innovations sont aussi de la partie, mais autant ne pas tout détailler, afin de vous laisser le plaisir de les découvrir...
Synthèse
Heroes IV a pris le parti des nouveautés, même si ces dernières ont finalement divisé les joueurs. Pour ma part je considère que c’est un grand Heroes, ambitieux et bien réalisé. Grâce à ses qualités, il n’aura eu aucun mal à attirer les nouveaux venus et les vieux fans du troisième opus restés hésitants. Encore aujourd’hui, c’est un épisode à ne pas bouder pour la bonne raison qu’Heroes V est reparti sur les bases du III, changeant Heroes IV en curiosité à (re)découvrir.
Les Plus
Les Moins
- 3D isométrique lors des affrontements.
- Intervention directe des héros lors des combats.
- Plein de petites innovations.
- Durée de vie exceptionnelle.
- Très différent des autres titres et donc complémentaire.
- 2D un peu vieillotte.
- Parties parfois trop longues.
Avis
déposé
le 23/03/2008 (14/20) :
J'alterne HOMM 3 & 4. Chacun a ses côtés positifs et ceux qui le sont moins. J'aime bien la possibilité de combattre avec un ou plusieurs héros, je regrette l'impossibilité de faire évoluer les...
Avis
de
angelilette
le 02/08/2007 (20/20) :
Ce jeu est super. Super graphisme. Les sorts sont niquels, les créatures sont bien faites, les combats sont sympas. Grâce aux fans, je trouve des superbes cartes sur internet et je me lasse pas de ce...
Avis
déposé
le 06/07/2005 (18/20) :
J'adooore ce jeu!!! C'est trop une drogue. Jsuis devenue une grosse accro. C'est vrai que c'est un peu lassant à force mais je continue quand même à jouer (d'ou l'utilisation du mot drogue). Ca change...
Avis
déposé
le 16/05/2005 (15/20) :
moi j'aime bien le jeu mais au début quand on connait pas c'est super compliqué mais moi je pense qu'il vaut vraiment le cout d'être acheté parce que on s'adapte vite et il est mieu fait que les...