Ils ont osé ! Ils l’ont fait, les fous ! Soyez maudits ! Ils ont tué Lara ! A quoi cela a t-il servi, alors, pendant tous ces épisodes, que l’on se creuse la tête et que l’on collectionne les ampoules aux doigts, les crampes, les aigreurs d’estomac à force de ne plus manger que des pizzas froides et ne plus boire que du café fort ? A quoi cela a t-il servi qu’on lui évite les pires tourments, les pièges hérissés de pointes, les boules de pierre roulantes, les fléchettes empoisonnées, les chutes vertigineuses, les noyades horribles (notez qu’on n’en connaît pas de charmante) ? A quoi bon ? Tout ça pour voir l’héroïne de toute une génération de gamers, à la fois la mère, l’amie et l’amante idéale, irrémédiablement enterrée sous des tonnes de gravats égyptiens ! Voilà comment on est récompensé. Bon, reprenons nos esprits. Lara Croft est officiellement morte et enterrée (on ne peut mieux enterrée). L’occasion est donc bonne pour tous ceux qui l’ont bien connue de se rappeler son jeune temps, alors qu’elle portait de jolies couettes tressées et qu’elle avait déjà le goût des grandes promenades instructives. Entre autres. En bref, ce cinquième épisode des aventures trépidantes de la belle aventurière se présente comme une succession de missions issues du passé. Bien entendu, ce concept manque cruellement de logique. Car si vous allez risquer votre peau dans chacune de ces aventures, vous ne pouvez pas mourir. Sinon, qui est enterré en Egypte, sous des tonnes de pierres de Rosette ? Mais passons. La difficulté des niveaux n’étant pas extrême, ceux qui sont venus à bout des précédents opus de la série devraient s’en acquitter assez rapidement. Alors, Lara Croft est-elle aussi intéressante morte que vivante ? Analysons froidement la situation.
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