Les points communs entre Homeworld et Star Wars ne s’arrêtent donc pas à leur cadre essentiellement spatial… Tout comme Les Guerres de l’Etoile, le jeu revendique son caractère racé et profond. Derrière Homeworld se cache avant tout une histoire, un scénario d’excellente facture. Une grande découverte archéologique sous les sables infinis de votre planète Kharak confirme les soupçons que votre peuple avait depuis des siècles : vous descendez d’une antique race extra-terrestre qui s’est installée sur votre planète il y a bien longtemps. Dans le but de retrouver votre planète d’origine (« homeworld »), la construction d’un énorme vaisseau spatial débute : le vaisseau mère. Mais au moment de son inauguration, Kharak subit une attaque impromptue d’aliens inconnus, le vaisseau mère échappe au massacre et devient l’héritage vivant de tout un peuple. Dans la quête de leur passé, les habitants du vaisseau mère vont également devoir affronter leur mystérieux ennemis et peut-être venger la destruction de leur terre d’accueil… Un scénario élaboré, une quête substantielle qui donne lieu à d’innombrables petites cinématiques parfaitement mises en scène et réalisées. Le jeu nous plonge dans une histoire profonde, au background riche (comme l’atteste les 40 pages du manuel décrivant l’univers) qui ne peut laisser émotionnellement insensible. On se sent impliqué, pris à parti et l’on joue avec d’autant plus de conviction et de volonté. Surtout que le scénario n’est pas l’unique outils permettant d’enrichir l’ambiance du jeu. Les deux aspects esthétiques que sont les graphismes et les musiques viennent compléter parfaitement le tableau magistral qui se dresse devant le joueur, inévitablement bouche bée. Difficile de représenter avec charme et attrait le vide intersidéral, et pourtant Relic réussit le prodige de rendre le cadre spatial du jeu plus qu’envoûtant. En dehors des vaisseaux et de quelques astéroïdes, les cartes n’affichent aucun autres objets. Pourtant, par l’utilisation de couleurs douces et harmonieuses pour représenter les voûtes célestes, constellations et autres nuages gazeux, Homeworld se dote du plus bel univers spatial jamais réalisé. Ajoutez-y la multitude de vaisseaux qui composent les flottes, avec leur traînées lumineuses en guise de guirlande du 14 juillet, le tout en mouvement perpétuel et saupoudré de musiques orchestrales véritablement magnifiques, et vous obtenez un véritable spectacle son et lumière. Grandiose.
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