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Test Quantum Conundrum

C’en est presque étonnant en ce milieu d’année 2012, aucun éditeur ou développeur n’a encore eu l’idée de reprendre le principe de Portal pour l’adapter à sa sauce. Alors quand on a appris que Kim Swift, l’une des créatrice de Portal, se lançait dans un nouveau mélange de FPS et de puzzle, on ne pouvait être qu’enthousiaste. Et si Quantum Conumdrum hérite effectivement d’un certain nombre de gènes de la série culte de Valve, il possède malheureusement beaucoup de tares qui lui sont propres. Explications dans le test.


Glados vous manque et tout est dépeuplé

Dans Quantum Conumdrum on incarne un jeune garçon de trois ans envoyé par sa mère dans l’immense manoir de son oncle, un professeur gentiment dingue et inventeur de génie. A peine arrivé dans la maison, voilà que le courant se coupe, bloquant du même coup la porte d’entrée. Le professeur nous annonce par dessus le marché qu’il est actuellement coincé dans une dimension parallèle étrange et qu’il va donc falloir se débrouiller par soi-même pour remettre en route trois générateurs électriques dispersés dans trois ailes opposées de la maison. Et résoudre au passage des énigmes nécessitant d’utiliser quatre dimensions différentes. On devra donc les passer en se creusant les méninges et sous le flot de remarques acerbes-rigolotes de son oncle. L’ambiance, parlons-en un peu avant de voir ce que le jeu à dans le ventre. Et la comparaison avec Portal est pratiquement obligatoire. Dans le titre de Valve, l’humour noir de Glados vaut pratiquement autant que les casse-têtes. Dans Quantum Conumdrum, l’ambiance est hélas désespérément plate. Quand Glados mouchait le joueur sur son inaptitude à sortir d’une salle ou à le prendre de haut sur son intelligence (ou son poids), on souriait et on se prenait tout de suite au jeu. Ici, les remarques du professeur sont tout juste bien interprétée par le comédien mais rarement drôles ou encourageantes. Quantum Conumdrum manque cruellement d’ampleur, d’un véritable fil rouge scénaristique qui pousserait le joueur à aller plus loin ou à s’attacher à l’univers. On résout les énigmes parce qu’elles sont dans l’ensemble assez bien faites, mais on ne ressortira pas du jeu époustouflé. Loin s’en faut.





Du point de vue du gameplay Quantum Conumdrum n’est pourtant pas inintéressant. Dès le début du jeu le jeune héros va mettre la main sur un gant lui permettant de changer de dimension. Il est donc possible en fonction des salles d’alterner entre la dimension légère, où le moindre objet lourd se transforme en poids-plume, la dimension lourde dans laquelle les cartons se transforment en bloc de métal d’un quintal, la dimension de ralentissement du temps où tout l’environnement à l’exception du héros est ralenti et enfin la dimension d’inversion où la gravité est inversée – sauf le héros, dont les propriétés physiques ne changent jamais. Ces quatre dimensions sont l’occasion de confronter le joueur à des casse-têtes physiques digne de Portal. Il s’agit souvent de poser des coffres-forts – les équivalents des cubes de Portal – sur des interrupteurs pour ouvrir des portes, d’alterner les dimensions légères et lourdes pour lancer des objets à travers des vitres, d’utiliser la dimension inversée pour se servir d’un canapé comme d’une plateforme ou de ralentir le temps de façon à utiliser des objets lancés comme d’une passerelle flottante. La difficulté est évidemment progressive, mais l’ensemble se révèle assez simple pour peu que l’on prenne quelques minutes pour bien réfléchir à l’ordre dans lequel utiliser ses dimensions. Le plaisir de changer de dimension est également l’une des choses les plus plaisantes du jeu. Réussir à rattraper un saut dans le vide en ralentissant le temps pour prendre une autre plateforme, ou activer et désactiver la gravité pour faire flotter un objet et ainsi passer un gouffre est vraiment gratifiant.


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1 avis a été déposé sur Quantum Conundrum PC :

Poulpe le 01/07/2012 : 13/20
Yeh Portal, c'est un jeu super, novateur à l'humour décalé et ... -Hein ? a pardon ici, c'est pas Portal, ben ça se voit ?! Bon... Lire la suite de cet avis sur Quantum Conundrum sur Pc

 
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