Jeux
S´identifier    |    S´inscrire
 TOM'S GAMES >  TESTS  >  PC  >  Deponia
Attention, nous avons détecté une anomalie dans votre adresse email.
Veuillez choisir une adresse parmi nos propositions :

Fermer

Test Deponia

Spécialiste du point and click, Daedalic Entertainment nous revient avec un nouveau titre s’inscrivant dans la droite lignée de ses prédécesseurs. Deponia nous transporte cette fois dans un monde empli d’ordure, pour suivre les rêves d’évasion d’un personnage aussi loufoque qu’égocentrique. Entouré de tous ses déchets, ce point and click saura-t-il briller ? La réponse dans ce test.


La belle et le bête

Le monorail

Deponia nous transporte sur une planète du même nom. Il s’agit d’un monde recouvert d’ordures, dans lequel vit une petite communauté. Parmi elle, se trouve Rufus. Antihéros du jeu, il s’agit un jeune fainéant, à l’égocentrisme exécrable et aux rêves utopiques. L’œil rivé sur sa longue vue, sa seule préoccupation demeure de trouver le plan parfait pour quitter ce monde de déchets. Vivant au crochet de son ex-copine et de ses sarcasmes, il devra mettre son plan à exécution. En construisant une fusée, il prévoit de décoller pour s’accrocher à un vaisseau Organon, et ainsi quitter sa ville natale au profil de la terre promise, Elysium. En effet, toutes ces ordures ont une origine. Régulièrement, des vaisseaux Organon viennent décharger leurs détritus, devenant ainsi la seule porte vers un monde de libertés. Débarqué, non sans mal sur une navette, Rufus rencontrera la belle Goal, une jeune Elysienne en difficulté. Désireux de lui venir en aide, notre héros fera preuve d’assez de bêtise et de maladresse pour vivre une aventure incroyable. Classique dans sa globalité, cette histoire empreinte d’écologie, réserve tout de même quelques surprises appréciables, mais bien trop rares. C’est tout de même volontiers qu’on ira jusqu’au bout, grâce à ses personnages attachants. Bien que totalement ancré dans son rôle de loser, Rufus demeure la locomotive du titre. Enervant dans un premier temps par sa langue trop bien pendue, ses réparties finissent par faire mouche. Face à des personnages secondaires aussi problématiques que lui, on ne peut être que charmé par la mise en scène de tout ce petit monde.


L'inventaire s'ouvre avec la molette

Comme pour tout point and click depuis l’invention du point and click (1826 en temps internet), toute la jouabilité se fait à la souris. Cependant, la combinaison des deux clics n’est pas toujours aisée. Le bouton gauche sert à se déplacer, sélectionner un objet et interagir, alors qu’observer et désélectionner sont attribués au bouton droit. Sans poser de grandes difficultés, ce système manque toutefois d’intuitivité dans les premières heures de jeu. Ces petites confusions ne gâchent toutefois en rien l’expérience. Classique dans son genre, ce point and click est fondé sur l’utilisation et la combinaison d’objets. Il faut d’abord mettre la main dessus, voire en combiner pour ensuite les utiliser. Un système déjà vu, mais dont la bizarrerie de certaines utilisations mettra les nerfs des moins patients à rude épreuve. Chaque action, obligeant Rufus à blablater deux ou trois phrases, il vaut mieux ne pas trop s’attarder sur une énigme, si l’on ne souhaite pas exploser son PC à coups de pied. Avec ses énigmes marrantes mais parfois trop tirées pas les cheveux, Deponia nécessite une bonne douzaine d’heures pour en venir à bout.


Sexy standardiste

Heureusement que ce moulin à parole est bien doublé. En effet, le jeu bénéficie de doublages en anglais s’incorporant parfaitement au ton du jeu. Des sous-titres permettront tout de même aux non-bilingues d’apprécier l’aventure sans problème. Une traduction de bonne facture, qui laisse de rares fois transparaitre quelques faiblesses. Accompagnés de musiques variés, parfois drôles, rythmées ou épiques, on peut dire que dans sa globalité, l’ambiance musicale est une réussite. Graphiquement, le rendu n’est pas mal non plus. Les décors cartoons sont aussi variés que beaux, et il demeure très appréciables d’évoluer dans des environnements dessinés à la main. On note toutefois quelques bugs, permettant à Rufus des déplacements hors du cadre prévus. Rien d’alarmant, il reste toujours possible de faire marche arrière et de continuer sa partie comme si de rien n’était. Seul réel reproche fait aux visuels, l’animation des personnages manque clairement de fluidité, et donne l’impression de n’avoir pas changés depuis les années 90.



Par Paulpoul, le 26 juin 2012

Classique sur tous les points, Deponia ne dépaysera pas les habitués de point and click. Moins dynamique que puisse l’être les très médiatiques Machinarium ou Botanicula, il n’en reste pas moins un bon jeu. Sympathique et bien réalisé, les amateurs seront y trouver leur compte, notamment grâce à l’ambiance et aux personnages, réels points positifs du titre.

NOTE
14
Autres sites : 14/20
LES +
- Personnages attachants
- Environnements beaux et variés
- Excellents musiques (et offertes avec le jeu)
LES -
- Enigmes parfois décousues
- Une animation à 4 images secondes
- Un peu trop classique
Commenter ce test :
Soyez le premier à donner votre avis sur Deponia :  8 Euros offerts sur PriceMinister !
 
 
Quelle note donnez-vous au jeu ?   /20