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Test FIFA Street

Après quatre années passées dans les placards d’EA Sports, la série des Fifa Street revient. Alors que les trois premiers opus reprenaient à chaque fois la même formule, ce quatrième épisode intitulé sobrement Fifa Street utilise le moteur de Fifa 12 pour repartir à zéro. Réussite ou échec ? La réponse est naturellement dans le test.


Messi y’a du changement !

Commençons par la chose la plus flagrante quand on joue pour la première fois à Fifa Street : ses graphismes. Alors que Fifa Street 3 affichait des traits exagérés pour les joueurs, ce nouvel épisode joue la carte du réalisme. Le moteur de Fifa 12 est ici utilisé pour permettre au jeu de disposer d’une ambiance « foot de rue » crédible. Entre les parkings sombres de banlieue et le parquet miroitant d’un gymnase, le dépaysement entre chaque match est total. On reprochera simplement au titre d’Electronic Arts la relative pauvreté des environnements qui ne permet pas toujours de bien différencier les différents terrains selon le pays où l’on se trouve. Les joueurs sont également remarquablement modélisés et disposent d’une palette d’actions étoffées et admirablement animées. L’Impact Engine est également de la partie et renforce le virage réaliste que prend la série, tout en conservant, hélas, les bugs de collisions de Fifa 12. L’aspect sonore du titre a également bénéficié d’un soin tout particulier et joue beaucoup sur l’immersion. Durant les matchs, les répliques cinglantes entre les joueurs fusent et collent parfaitement à l’ambiance détendue du jeu. Il est d’ailleurs impossible de les désactiver si elles s’avèrent trop lassante avec le temps. Dommage toutefois qu’il n’y ait pas de speaker comme le rappeur Kool Shen dans le premier Fifa Street. La bande son est quant à elle excellente et propose des musiques allant du Hip-Hop à l’Electro qui se marient parfaitement avec les différentes arènes.


Les graphismes ne sont pas les seuls touchés par ce changement d’orientation. Tout le sel de Fifa Street réside évidemment dans le côté surréaliste des matchs avec des dribbles dignes des meilleurs épisodes d’Olive et Tom. Ici, fini de jouer les Prince of Persia sur les murs pour passer un adversaire, le réalisme concerne également les tricks. C’est donc pléthore de dribbles moins fun que par le passé qu’il est possible de réaliser. Moins fun ne veux pas dire qu’il n’est pas jouissif d’humilier un adversaire en le passant grâce à un petit pont par exemple, c’est juste que le jeu manque d’un petit grain de folie dans ses actions. Des plus classiques au plus spectaculaires (dans la limite du raisonnable bien sur) les tricks s’enchainent facilement et agréablement. Tous sont réalisables en jouant avec les gâchettes et le stick droit. Cependant les combinaisons de touches sont souvent similaires à faire manette en main et d’autres sont mêmes assez compliquées à sortir. Il est donc conseillé de les connaître par cœur afin de varier les plaisirs. Il y a deux façons d’utiliser vos dribbles. La première est la plus courante et requiert de courir vers un adversaire en jouant du stick droit (à la manière de Fifa 12) pour le passer. La deuxième façon est le Contrôle Street. En maintenant la gâchette de gauche, vous posez votre pied sur la balle et grâce à un timing parfait, il est possible de mettre littéralement votre opposant dans le vent. Un système fort sympathique mais vite facile à contrer quand on connaît les différentes manières d’éviter de se manger un petit pont ou une louche. Et si ces dribbles ont subit une refonte spectaculaire (et efficace), les tirs n’ont, eux, que peu évolué quand bien même ils possèdent une certaine classe.


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