| · RE5 |
| · RE6 |
| · Alan Wake |
| · Alone in The Dark 5 |
| · Dead Rising |
| · SAW II : Flesh & Blood |
Connu pour ses jeux aux univers complètement barrés, Grasshopper Manufacture décide de remettre le couvert avec Lollipop Chainsaw, se risquant à réitérer le succès mitigé de Shadow of the Damned, mais avec des couettes et une mini-jupe. Suda51 (No More Heroes), accompagné du compositeur Akira Yamaoka (Silent Hill) et du scénariste James Gunn (L’armée des morts) joue donc la carte du contraste guimauve/hémoglobine pour un résultat surprenant, mais pas forcément génial.
Tronçonner, c’est la clé
Pour ceux qui ont été habitués au ton décalé des différentes licences de Grasshopper, l’univers loufoque et farfelu de Lollipop Chainsaw ne déroge pas aux habitudes du développeur. On le constate d’abord dans l’intrigue-même du jeu, à la fois simple et sans grosse subtilité, mais qui reste dans un ton généralement déjanté. Grosso modo, dans un univers divisé en trois dimensions, le monde putréfié où grouillent démons et autres goules décide d’envahir la Terre, transformant ses habitants en zombies amateurs de chair fraîche. C’est l’occasion pour Juliet, pom-pom girl du lycée de San Romero (clin d’œil au cinéaste du même nom) de dévoiler sa véritable identité (et par la même occasion celle de toute sa famille) de chasseuse de zombie. Armée de sa tronçonneuse et de la tête de son petit copain Nick, l’adolescente poupée Barbie en mini-jupe part affronter les 5 boss zombies prêts à détruire toute forme de vie.
Le contraste entre la tendance gore des zombies et le côté rose bonbon de Juliet paraissait donc plutôt intéressant sur la jaquette. Mais au final, ce n’est pas vraiment le type d’opposition auquel on s’attendait. Le gore ne s’avère finalement pas si gore que ça puisque les effusions de sang ont été remplacées par des petits cœurs roses dégoulinants. Dans Lollipop Chainsaw la violence verbale prévaut finalement sur la violence physique, si bien que tuer du zombie n’a jamais été aussi fade pour tout amateur du genre. Le résultat aurait été le même si l’on avait eu des robots-aliens à la place, le côté morts-vivants s’avère juste être une façade que l’on imagine vendeuse. On s’attendait aussi probablement à un peu moins de strass et paillette à ce niveau, et plus à un univers enfantin, presque « kawai ». Et pourtant, malgré ça, la grosse touche d’humour noir et de clichés outranciers sont propices à une atmosphère déjantée, probablement la chose la plus travaillée dans le jeu. Et c’est tout à l’honneur des développeurs. Chaque détail possède son importance et rappelle que l’on est dans un univers où tout part dans tous les sens. Ainsi on passe d’un menu de jeu adoptant un style de comics des années 50, à l’univers ultra funky d’un boss en passant par l’ambiance hippie et psychédélique d’un autre.
En tant que jeu d’action God of Waresque qui se respecte, l’objectif est de tout massacrer sur son passage. La principale façon de lutter contre les zombies est de tout simplement les démembrer et les décapiter de la manière la plus brutale qui soit. Au programme, séances de QTE, de combos divers et variés ainsi que de combats à coup de pompons de cheerleader dans le nez des morts-vivants. Le tout bien évidemment accompagné de petites acrobaties affriolantes mettant en avant la plastique généreuse de Juliet, pour le plus grand bonheur de ces messieurs.. Sans être spécialement vulgaire, et sans en faire trop on voit tout de même bien que c’est l’aspect bimbo de Juliet qui est au centre de l’attention. Malheureusement un visuel et une ambiance élaborés ne suffisent pas quand le gameplay ne suit pas.
























