Alors que EA Sports se pavane du succès critique et commercial mérité de sa série Fifa, l'éditeur américain sort en catimini son jeu de gestion footballistique, LFP Manager 12. Face au mastodonte Football Manager 2012, seigneur du genre, on comprend aisément la discrétion qui entoure la sortie du jeu. Autopsie d'un naufrage sportif.
Le Football Manager du pauvre
L'analogie entre LFP Manager 12 avec Football Manager 2012 est aussi évidente, qu'obligatoire. Au grand dam de EA Sports, la comparaison ne tient pas plus de dix minutes. A peine le temps d'installer le jeu. La carrière lancée, on sent que le jeu mise plus sur l'enrobage au détriment du contenu. Un ressenti qui se confirme au fil des matchs. Le tout sonne assez creux, et si on est rapidement dépassé par les nombreuses options de Football Manager 2012, on est effaré du peu de réglages possibles dans ce LFP Manager 12. Dans les grandes lignes, les aspects généraux des titres sont semblables. Tactiques, entrainements de groupes ou personnalisés, transferts, causerie d'avant et après-match, sont aussi de le partie dans LFP Manager 12. Sauf qu'ici, il n'y pas la précision d'un Football Manager 2012. Et c'est bien là le plus gros problème dans la gestion du titre. On passe du tout ou rien. Par exemple, pour régler l’intensité des efforts, on a le choix entre trois options : faible, normal, fort. On repassera pour les ajustements minutieux, d'autant plus que c'est exactement la même chose pour les autres réglages. Si à première vue on discerne une simplification d'un genre plutôt hardcore, on se rend rapidement compte que c'est finalement un manque de profondeur du titre.
Pourtant, LFP Manager 12 se veut un peu plus généreux que son concurrent en proposant dès le menu principal quatre modes de jeux différents. Une tentative de diversification des modes de jeu qui s’avère vaine. Ces quatre modes ne sont rien de plus que de l'enrobage, encore une fois, et ne changent pas grand chose les uns par rapports aux autres. Soit on peut choisir notre club, ou le créer, soit il est possible d'être instantanément tout en haut de l'échelle en étant manager d'un club mais aussi sélectionneur national, ou bien en commençant par la basse besogne en choisissant entre trois offres de petits clubs. Avec EA Sports derrière, c'est l'assurance du plus grand nombre de licences de clubs, et de joueurs. Fidèle à ses habitudes, l'éditeur américain ne déçoit pas de ce côté là. Pour la base de donnée, EA Sports s'appuie notamment sur son mode Season Live qui a fait ses preuves sur Fifa. Ce système de mises à jour régulières des effectifs aurait pu être intéressant. Mais notez ici le conditionnel utilisé. A aucun moment durant le test il n'a été possible d'accéder aux serveurs EA. Adieu donc, la seule interface online du titre, et re-concentrons-nous sur les matchs, la partie la plus importante du jeu.




























