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Test Need for Speed : The Run

Electronic Arts a bien compris qu’à l’instar des Battlefield, des FIFA ou des Sims, la licence Need for Speed était suffisamment juteuse pour sortir un épisode tous les ans. L’année dernière nous avions eu droit au très bon Hot Pursuit, cette année on se tape le médiocre The Run. Une traversée des Etats-Unis bourrée d’excellentes idées sur le papier, mais qui se révèlent complètement foireuses une fois la manette en main.


5000 km en trois heures, record battu

Dans Need for Speed : The Run le joueur incarne Jack Rourke, un jeune pilote bourré de talent dont le seul défaut est d’avoir contracté beaucoup trop de dettes auprès de la Mafia. La seule solution pour se sortir de ce guêpier consiste à participer à la course illégale « The Run » dont le principe est de parvenir premier d’une course traversant d’Est en Ouest les Etats-Unis, de San Francisco à Chicago. Un marathon long, semé d’embuches entre la Mafia et les flics et dans lequel il va falloir doubler les 250 concurrents présents devant nous. Sur le papier, l’idée de traverser les Etats-Unis et de faire face aux difficultés logistiques et personnelles de Jack est vraiment séduisante. Dans les faits, c’est tout le contraire. D’abord parce que les personnages de The Run sont creux et caricaturaux au possible, avec un héros principal doté d’un charisme d’huître et des rivaux jamais introduits durant de potentielles scènes cinématiques (à l’exception de deux babes vulgaires). A cela s’ajoute un scénario totalement sous-exploité où les seuls problèmes de Jack se résument à de courtes séquences de QTE à l’intérêt inexistant (et heureusement assez rares) et parfois par quelques véhicules de la Mafia prêt à nous canarder dans les airs. Bref, niveau immersion The Run ne vaut franchement pas grand-chose.





Du point de vue des courses, ce n’est malheureusement pas beaucoup plus brillant. Le bon point de cet épisode, c’est que les environnements sont très variés. Le principe même du Run nous fait traverser les paysages les plus emblématiques des États-Unis, des environnements ensoleillés de la côte Est, en passant par les montagnes enneigées des Rocheuses ou encore le désert de Las Vegas. Ce sont au total pas moins d’une grosse dizaine d’environnements différents que l’on va explorer et certains se révèlent de toute beauté, aidés en cela par le FrostBite Engine 2 (le moteur de Battelfield 3) qui affiche des extérieurs sublimes. Dommage que cette variété ne se retrouve pas dans les courses dont le but est systématiquement le même du début à la fin des 10 chapitres que comporte le jeu : arriver le premier, doubler quelques concurrents à chaque course, passer des checkpoint en temps limité. Seuls quelques rares changements de voitures et ponctuellement des courses originales (mention spéciale à la course en montagne durant une avalanche) viennent casser cette routine très vite lassante. Un sentiment de lassitude qui intervient bien avant la fin du jeu, que vous verrez grosso modo après trois heures de jeu. Enfin, ultime point noir, il est impossible de prendre le contrôle d’une voiture de police (aussi puissantes que résistantes au demeurant) pour faire respecter la loi. C’est à se demander si les développeurs ont bien saisi l’essence de la série.


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