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Test Cities in Motion

Alors que le genre du jeu de gestion est lentement délaissé par les développeurs, Cities in Motion débarque en France avec l’ambition de renouveler le genre. A la manière d’un Traffic Giant ou Transport Tycoon, il ne faudra pas construire une ville et veiller à son bon fonctionnement, mais gérer une compagnie de transports en commun.


Dans l’enfer des transports

Si Cities XL avait réussi le pari de montrer aux joueurs que Sim City n’était pas seul dans le grand monde du City Builder, Cities in Motion emprunte, lui, le chemin tracé par Traffic Giant au début des années 2000. Le titre propose donc au joueur de gérer une compagnie de transports en commun dans quatre capitales européennes (Helsinki, Amsterdam, Berlin et Vienne). Le choix de Berlin ou Amsterdam se révèle logique mais il s’avère néanmoins dommage de ne pas retrouver Paris dans la liste des cités à « rénover ». Mais passons. Le mode carrière donne aux joueurs la possibilité de gérer sa cité à différentes époques. L’action s’étend de 1920 à 2020 à travers douze scénarii, permettant la modification et le développement des moyens de transport dans des villes aux problématiques différentes. Il s’avère évident que les bus utilisés au début XXe ne sont pas les mêmes que dans les années 2000. Aussi, le titre propose une grande variété de véhicules, pour la plupart ayant vraiment existés. En plus des différents chapitres affiliés à l’histoire, le soft permet de toucher à toutes les cités dans un mode bac à sable bien pensé. On y investit une ville vide de tout transport et on y installe son entreprise. Les quatre capitales y sont disponibles, ainsi que les cités que l’on aura pu créer dans l’éditeur de cartes (soit dit en passant, très complet).





Mais arrêtons-nous sur le mode carrière un instant. Le but principal de ce dernier est de faire prospérer du mieux possible son entreprise afin de construire des moyens de locomotion de plus en plus efficaces. Pour ce faire, un personnage tiers (cela peut être un économiste, un major général ou un industriel grec ressemblant à Nikos) administre au joueur des objectifs à réaliser. L’intérêt de ces missions et leur récompense sont variables mais permettent d’améliorer sa réputation et la confiance des usagers. On devra par exemple ajouter une nouvelle ligne de bus pour desservir un endroit reculé ou encore construire un réseau de tram reliant plusieurs monuments. La variété des tâches à relever se révèle malgré tout assez pauvre. Néanmoins, libre au joueur de faire sa propre tambouille en construisant, de son propre chef, de nouvelles lignes de métro ou de bus. Les usagers l’en remercieront en empruntant (et payant), comme il se doit, ses nouvelles infrastructures. Ces dernières, au nombre de cinq (bus, tram, métro, bateau, mouche et hélicoptère), s’avèrent invariablement aisées à placer. Si les bus symbolisent la facilité, la pose d’une ligne de tramway viable est une autre paire de manche. Il se révèle parfois impossible d’installer ses rails d’une seule traite, rendant l’exercice pénible et délicat pour le joueur.


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