Bloody Good Time est le nouveau FPS multi du studio britannique Outerlight, qui avait déjà réalisé The Ship en 2007. Adaptant en jeu vidéo le concept de la « murder party », le titre n’avait cependant connu qu’un succès modéré : malgré de bonnes idées, le jeu présentait en effet de nombreuses lacunes et n’avait pas suscité l’engouement escompté. Le studio s’est donc remis au travail pour nous offrir un jeu au principe similaire sur un thème totalement différent : l’univers des films d’horreur.
Petits meurtres entre amis
Bloody Good Time (BGT) vous propose donc d’incarner un acteur de série B en devenir prêt à trucider ses concurrents pour décrocher un rôle dans le nouveau film d’horreur du très controversé « réalisateur X ». Les huit personnages jouables sont tous des purs clichés du genre avec, pêle-mêle, une stripteaseuse, un surfeur blond et beau gosse, un clown, une gothique… qui évolueront dans des décors tout aussi stéréotypés. Le jeu ne propose en effet que trois (vastes) cartes : un hôtel de bord de mer avec piscine, une maison de l’horreur et un hôtel-casino. Hollywood oblige, il ne s’agit que de plateaux de cinéma aussi, il sera également possible de s’affronter en coulisses : cantine, décors en construction, réserves d’accessoires. Une fois ce décor en carton pâte de carte postale posé, il va falloir s’y mettre et essayer de devenir la star du plateau afin de satisfaire le très exigeant réalisateur X.
Bloody Good Time est un jeu exclusivement multijoueur : s’il est possible de jouer seul contre des bots pour s’entraîner, l’intérêt du jeu réside évidemment dans le jeu en ligne ou en LAN. Chaque partie de BGT se déroule en plusieurs manches dans des modes différents. Le principal est le mode chasse. Chaque joueur est chargé d’en exterminer un autre en tout en veillant à ne pas se faire trucider par son poursuivant. Après avoir récupéré des armes sur le plateau, il faut donc s’approcher de sa victime de façon suffisamment discrète pour qu’elle ne se rende pas compte qu’elle est traquée, tout en gardant un œil sur les autres joueurs à l’allure suspecte. Quelqu’un qui vous suit dans trois pièces différentes à de bonne chances d’être votre chasseur et il serait bon de réfléchir à un moyen de le prendre à son propre piège. Attention à ne pas être parano cependant car la mort d’innocents sera lourdement sanctionnée ! S’il est un peu difficile de s’y retrouver à la première partie, on prend rapidement ses marques une fois les subtilités du jeu comprises. En effet, les vigiles de la production rôdent et n’aiment pas beaucoup que des meurtres de sang froid aient lieu sur les plateaux. Hors de question donc de courir une arme à la main à travers les décors, de même qu’on évitera de tirer à bout portant sur quelqu’un placé sous une caméra de surveillance.
Chaque partie comporte plusieurs manches, et le score évolue au fil d’entre elles. Celui-ci est mesuré en étoiles, qui évaluent votre talent vis-à-vis du réalisateur. Éliminer sa cible ou son chasseur fait partie des moyens d’en gagner, bien sur, mais il est également possible de grossir son score par d’autres moyens. Ainsi, le réalisateur choisit au début de chaque round différentes armes qui octroieront un bonus d’étoiles si on les utilise pour massacrer sa pauvre victime, ce qui permet de varier les approches et de diversifier le gameplay : s’il est assez facile de descendre un adversaire à bonne distance au revolver, il faudra faire preuve d’un peu plus de dextérité pour le massacrer à la hache. Les décors sont également truffés de pièges permettant d’éliminer ses ennemis d’un simple appui sur un bouton : déclencher des pics dissimulés dans le sol, faire exploser une cheminée ou encore électrocuter les convives d’un restaurant… Les méthodes sont cruelles et variées et rapportent beaucoup de points. Les opportunités de les utiliser sont cependant assez rares et il faudra profiter d’un moment de faiblesse des autres joueurs pour réussir à s’en servir.




























