La série Silent Hill a depuis quelques temps du mal à renouer avec son glorieux passé. Alors que son concurrent historique, Resident Evil se tourne vers l'action, l'innovation dans la peur nous vient de nouveaux arrivants comme Dead Space ou Alan Wake. Mais Konami n'a pas dit son dernier mot. C'est un nouveau studio, Vatra qui est aux commandes du titre. Un nouveau venu qui laisse penser que des changements seront au rendez-vous. Alors ? Retour gagnant ou nouvel assassinat de la série ? La réponse est dans le test.
Man vs wild
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Première nouveauté de Downpour, le héros. Inconnu au bataillon jusqu'à présent, c'est Murphy Pendleton qui va plonger dans l’horreur. L'aventure débute en prison, lors de son dernier jour d'incarcération. Et c'est pendant de son voyage en bus vers la liberté que tout bascule. Des prisonniers agités, une policière agressive et un chauffeur distrait, voilà le cocktail qui plongera le bus carcéral dans les tréfonds de la forêt. L'aventure débute ainsi, perdu au milieu de nul part, sans équipement et avec pour seul objectif de survivre. Murphy cherche donc à retrouver son chemin, celui de la liberté, mais c’est Silent Hill qui le rattrapera. Vide, silencieuse, énigmatique, cette ville fait renaitre le passé de notre héros qui s’efforçait pourtant à le fuir. Sur le papier tous les ingrédients sont donc présents pour faire renaitre l'ambiance propre à la licence. La recette a toutefois du mal à prendre. Quelques sursauts surviennent bien de-ci de-là au fil de l'aventure, notamment grâce à une ambiance musicale minimale mais réussie. Cependant, la mise en scène trop convenue ne parvient pas à installer un stress intense. Les attaques sont attendues et la mise en scène ne surprend qu’à de trop rares occasions. On est bien loin des sentiments ressentis lors de la genèse de la série.
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Pourtant, ce ne sont pas les environnements qui pèchent à ce niveau-là. Silent Hill et ses alentours proposent des décors variés mais toujours glauques et austères. Forêt obscure, mine touristique désaffectée, bibliothèque en ruine ou ville à l'abandon, sont quelques-uns des paysages visités par Murphy. Chacun de ces sites instaure un climat qui lui est propre et cohérent. Cette diversité a un second avantage, celui de varier les styles de jeu. Le titre alterne entre des phases plus dirigées et en ligne droite et des phases d'explorations ouvertes se déroulant essentiellement en ville. Nouveauté dans Silent Hill, l'ajout de quêtes secondaires. La ville en recèle un certain nombre, propices à découvrir le passé trouble du héros. Les accomplir rajoute bien deux bonnes heures de jeu, pour ainsi atteindre une durée de vie avoisinant la décimale. Mais le trop peu d'indications lors de ces phases donne vraiment l'impression d'être perdu, et peut même frustrer les moins patients. Et ce sentiment d'incompréhension perdure lorsque la ville se transforme pour entrainer Murphy dans un monde chaotique. Cet univers parallèle a comme intérêt d'outrepasser les lois de la physique, et de casser ainsi le rythme du jeu. Courses poursuites, logique aléatoire, décors mouvants rendent ces phases plus intenses et dynamiques. Elles ont pour conséquence d’être plus stressantes mais du même coup réduisent la peur ambiante.
























