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Test Steel Diver

On se souvenait vaguement d’un jeu répondant au nom de Steeldiver initialement prévu sur DS. L’eau a coulé sous les coques et le projet remonte à la surface pour finalement s’inviter sur la nouvelle 3DS. Steeldiver aura-t-il souffert de la mise en suspens de son développement ou en tirera-t-il bénéfice ?

Certains niveaux demandent un doigté exceptionnel.

Les grands amateurs de sous-marins sont généralement des férus de la saga Silent Hunter. Mais comment Capitaine papa peut-il initier son fils (ce petit marin d’eau douce de pacotille) à la joie des torpilles et des manœuvres délicates ? En lui proposant de commencer sur Steeldiver bien sûr. Un mode campagne, un mode périscope et un mode bataille navale, mais par où commencer ? Notre instinct de primate nous poussera à entamer le premier mode mentionné. Là, on a le choix de contrôler trois sous-marins différents. Un petit, très maniable mais à la puissance de feu réduite, un moyen proposant un excellent compromis entre maniabilité et capacités de combat, et enfin le bon gros sous-marin de guerre qui torpille sec. Les premiers pas sont difficiles, toutes les manœuvres s’effectuent au stylet, que ce soit pour avant ou reculer (molette horizontale) , faire surface ou plonger (molette verticale), tirer, se stabiliser, utiliser le brouilleur de sonar et enfin colmater les fuites. Le but de la plupart des missions proposées sera de rejoindre l’autre bout de la carte en un seul morceau en maniant du mieux possible sa machine de guerre tout en évitant de prendre des dégâts. Mines, adversaires ou faune locale, murs et courants marins seront autant de danger à éviter du mieux possible.


On reviendra souvent au mode de jeu périscope, par simple plaisir.

Bien sûr le tout se laissera maitriser avec le temps, mais on a plus vite fait de finir la campagne longue de sept missions de 5 à 15 minutes. Les objectifs ne sont pas spécialement variés, mais on appréciera quelques idées loufoques comme un combat contre un mollusque géant digne de 20 000 lieux sous les mers. On n’aura pas non plus manqué de noter l’atroce lourdeur de la plupart des sous-marins, ce qui d’un point de vue simulation colle parfaitement. Le souci est que Steeldiver reste constamment le cul entre deux chaises. D’un côté, l’aspect simulation avec les manœuvres particulièrement lentes et les commandes pas faciles à prendre en main. De l’autre, son aspect arcade avec des munitions infinie et la possibilité de réparer complètement notre machine en remontant à la surface. Deux points qui n’ont plus vraiment d’importance dans le mode périscope, de loin le plus réussi. C’est celui-là même qui utilisera la fonction gyroscopique de la 3DS de manière à ce que le périscope tourne en même temps que le joueur. C’est fun, simple, mais on s’en lassera vite. Viser puis tirer en anticipant la trajectoire adverse devient vite répétitif. La possibilité d’éviter les projectiles adverses en changeant son niveau d’immersion ajoute toutefois un peu de piquant. Le but étant bien sûr d’éliminer la totalité de nos adversaires tout en restant en vie. N’oublions pas également qu’utiliser la fonction gyroscopique en public peut également nuire à notre image. Et tant qu’on parle de nuire, parlons de la 3D (cette vilaine plaie pour nos yeux). Sachez que Steeldiver la maitrise du mieux qu’il peut et nous offre des tableaux sur plusieurs plans pas trop dégueux, c’est déjà ça.


Je vous l'avais dis, les volcans sous-marins, c'est dangereux !

On finira enfin avec le mode bataille navale, qui n’a rien à voir avec le jeu de société (sur lequel il était si facile de tricher, souvenez-vous). Il s’agit grosso modo d’un mini-jeu de stratégie où le but est de détruire le sous-marin adverse ou tous ses navires commerciaux. Il suffit alors de déplacer nos unités sur un plateau divisé en nombreuses petites cases. Chaque tour propose d’effectuer une seule action, et ce avec un seul bâtiment. Jusque là, on pourrait encore y trouver un intérêt quelconque.Le hic, c’est que le hasard est un des principaux facteurs de victoire. Pour l’exemple, vous devez choisir entre 50, 100 et 150 mètres de profondeur à atteindre lors des batailles croiseurs vs sous-marins. Si le croiseur largue sa mine à la même profondeur que le submersible ennemi, il fera mouche. On accusera enfin un rythme atrocement mou en guise de coup de grâce, la faute à des animations entre chaque action histoire de faire joli. Les plus acharnés reviendront donc sur les missions de base dans lesquelles il sera possible d’effectuer des speedruns (time attack) et poser des nouveaux records.



Par Yse, le 23 mai 2011

Si Steeldiver part d’une excellente idée de base et maitrise parfaitement les nouvelles technologies de la 3DS, il se fait couler par une réalisation trop austère et un contenu soit pauvre, soit dénué d’intérêt. C’est dommage, il y avait une belle place de simulation sous-marine de référence à prendre, mais elle ne reviendra pas à Steeldiver.

NOTE
9
LES +
- 3D discrète mais efficace
- Gyroscope exploité à la perfection
- Le comportement des sous-marins
LES -
- Campagne ultra courte
- Ni arcade, ni simulation
- Un mode bataille navale inintéressant
- Très mou dans l’ensemble
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