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Voilà plus d’un an que TERA a été lancé en Corée et qu’il flirte sur le podium des MMO les plus appréciés aux côtés d’Aion et de Lineage II. Si aucun MMORPG coréen n’a réussi à séduire les joueurs d’occident, BlueHole Studio compte tout de même tenter sa chance en nous servant une version légèrement modifiée de TERA. Pour autant mérite-t-il de nous voir dépenser nos précieux deniers chaque mois ou est-il plus judicieux d’attendre les productions occidentales ? Réponse dans ce test.
Occidentalisation
Comme tout bon MMO, TERA emprunte beaucoup de mécaniques déjà éprouvées afin de ne pas troubler ses joueurs. Avant de commencer, il va donc falloir créer un personnage de toutes pièces en commençant par choisir sa race. Humains, elfes, amans (sortes d’hommes-dragon), poporis (hommes-bestiole), castanics (elfes à cornes), barakas, et elins (fillettes sorties d’animes japonais) offrent un large éventail de choix. Chaque race à de plus accès à la totalité des classes, le choix est donc plus esthétique que pratique, chacune disposant également de capacités raciales actives et passives de moindre impact. Les classes font quant à elle preuve d’un peu plus d’originalité. On retrouve toutefois du classique, comme les prêtres, les archers, les sorciers ou encore les guerriers. Les pourfendeurs, berzerkers, lanciers et mystiques s’avèrent quant à eux moins commun. Huit classes donc qui permettent de couvrir à peu près tous les types de gameplay. Dommage toutefois que les classes de corps à corps soient si représentées, et qu’il n’existe pas d’alternative aux lanciers et aux sorciers pour les joueurs désireux de tanker ou d’utiliser la magie noire d’une autre façon. Un petit tour dans le tutorial avec chacune d’entre elles nous aura permis de constater qu’elles disposent toutes d’une prise en main très différente grâce à des mécaniques originales pour chacune. L’archer, par exemple, doit à tout prix garder ses distances avec l’ennemi tandis que le lancier cherchera le contact en ayant recourt à des charges, des coups étourdissants et autres enchainements au corps à corps. Le mystique quant à lui allie savamment sorts d’attaques et de défense tout en s’aidant d’un compagnon de combat pour éponger quelques coups de temps à autres. En bref, les classes de TERA s’avèrent toutes très intéressantes à jouer, mais auraient facilement pu gagner en diversité. Enfin, les possibilités de personnalisation de notre avatar sont plus variées que sur moult MMO, mais restent bien loin de ce qu’offre le créateur de personnage d’Aion.
Nous avions déjà eu l’occasion de voir TERA à plusieurs reprises. Lors de sa présentation ainsi que sur la plupart de ses weekends de bêta ouverte. A chaque nouvelle apparition, le jeu évoluait, supprimant petit à petit les aspects que seuls les joueurs coréens étaient à même d’apprécier. A titre d’exemple, les boutiques personnelles ne sont plus présentes dans la version finale, laissant place à l’Hotel des Ventes, centre économique de tout MMO occidental qui se respecte. De la même façon, de nombreuses quêtes sont venues étoffer l’univers de TERA, nous permettant de passer du niveau 1 à 60 sans jamais avoir à basher du monstre. Enfin ça, c’est ce que le jeu cherche à nous faire croire. Parce que des monstres, on va tous en basher des milliers avant de voir le bout de notre phase de leveling. Et pourtant, on n’a jamais pris autant de plaisir à grinder. D’une part parce que tous ces pauvres mobs tués contribuent à l’avancement des quêtes tout en nous assurant d’obtenir un équipement de plus en plus puissant. D’autre part parce que le système de combat est tout simplement génial pour ne pas dire révolutionnaire. De fait, TERA n’est pas à proprement parler un MMORPG mais plutôt un MMO Action-RPG. Les combats nous obligent donc à placer nos coups en veillant à viser parfaitement l’ennemi (notamment avec les sorts et les coups à distance), ou encore à lever notre bouclier au bon moment lorsque l’on incarne un lancier. Les soigneurs quant à eux devront verrouiller les cibles qu’ils désirent soigner et se placer de façon ingénieuse dans le cas où ils désirent lancer des sorts à zones d’effet. De la même façon, les classes à dégâts doivent faire constamment attention à ne pas se prendre les baffes des monstres les plus dangereux : comme nous, les monstres et boss doivent cibler, il est alors possible d’éviter les coups, ou encore de se les prendre involontairement. Et peu importe votre de classe ou de prise en main (TERA se joue aussi bien à la manette qu’au clavier/souris), le système est facile à appréhender, que l’on soit un néophyte des MMO ou un joueur chevronné. Mais si le système de combat s’avère très intéressant, un minimum de recul nous permet de voir à quel point les quêtes manquent d’originalité et se résument à tuer tels bestioles, rapporter tant d’objets ou aller parler à machin à l’autre bout du monde. Sur ce point, autant dire World of Warcraft est l’un des rares MMO à proposer une certaine diversité.
























