Ah... il est loin le temps où DotA était l'unique représentant de ce genre méconnu qu'est le MOBA, ou Multiplayer Online Battle Arena pour ceux qui sont à la traîne. Un principe aussi simple qu'efficace qui eut vite fait de charmer une communauté en quête de nouveauté. Depuis, les mécaniques sont réutilisées pour créer des titres à part entière, tel que League of Legends, deuxième bébé des créateurs de DotA, ou encore Heroes of Newerth, développé avec amour par des fans du célèbre mod. Fraîchement sorti de sa bêta, ce dernier se dévoile enfin à nous et se jette dans l'arène du test.
First Blood !
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Alors comme ça monsieur HoN vient faire de la concurrence à LoL (League of Legends) dans une version payante ? Espérons pour lui qu'il détienne des arguments béton, car le marché auparavant inexistant se fait courtiser par moult développeurs. Son premier atout est sans conteste son univers. Sombres, suintants et totalement hardcore, les trois cartes comme les méchants héros sont morbides à souhait et offrent une immersion bienvenue. Ces mêmes héros tout camp confondu, reflètent le soin apporté par les développeurs à leur joujou, ils ont la classe et nous, on aime. Autre point fort du titre, sa bande-son. Si les musiques de fond ne brillent pas par leur présence ou leur originalité, la voix du commentateur est une véritable claque. Quel plaisir d'entendre ce fameux « Bloodlust ! » ou « Killing Spree ! ». Des répliques cinglantes qui ne sont pas sans rappeler les voix de.Unreal Tournament S'il n'en a pas l'air, cet aspect est l'une des raisons pour lesquelles le MOBA, initié par DotA, a réussi à se faire une place parmi les plus grands genres.
Tous des noobs, sauf moi
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Jusque là, que du bon, l'atmosphère en jette, nos mirettes et nos esgourdes en redemandent. Après un passage obligatoire par le tutorial, qui soit dit en passant est très bien conçu pour nous apprendre les bases et les mécanismes du jeu, entrons dans une vraie partie. La salle d'attente ou Lobby est conçue de telle sorte que l'hôte puisse rééquilibrer les équipes. Car oui, le niveau du joueur est indiqué par un score qui augmente ou baisse selon son nombre de parties gagnées ou perdues. Il sera ainsi possible d'équilibrer les équipes à l'aide de l'option « Auto équilibrage », une possibilité qui fait cruellement défaut chez la concurrence. Le Lobby est enfin rempli? Les équipes sont équilibrées? C'est parti pour le choix du héros. Pas moins de 62 prétendants sous le curseur, divisé en trois catégories, intelligence, force et agilité, autant dire que le choix est vaste. S2Games nous permet même de jouer des héros en cours de développement, montrant ainsi que leur oreille frétille en attendant notre retour. Mais le pauvre débutant se perdra vite dans la sélection de son protégé. C'est dans ces moments qu'on aurait apprécié la présence de bots, ou héros contrôlés par l'ordinateur, afin de tester quelques champions avant de se lancer pour de bon. Jeté comme un gladiateur dans la fosse au tigre, le noob est prêt à en découdre ! Un statut de débutant qu'une communauté très peu tolérante vous fera payer cher. Eh oui, la plupart des joueurs sont à l'affût de la moindre de vos erreurs, quand bien même votre partie est censée être destiné aux débutants. Des remarques vite gonflantes qui auront raison des esprits les plus fragiles. Enfin, un système « anti-leaver » sanctionne durement les joueurs quittant la partie en cours dans un élan de rage (le fameux Rage Quit). Et pour ceux qui auraient le malheur de se faire déconnecter à leur insu, il est possible de rejoindre une partie en cours, ce qui n'étais pas le cas pour DotA.



























