Naughty : l’ours des finish
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| | Naughty Bear ou comment un ourson peut devenir diabolique. |
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Tout est beau sur l’île de la Perfection. Les ours en peluche s’amusent et vivent en parfaite harmonie. Tous ? Non. Naughty est le souffre-douleur de cette communauté d’ours. Tel un ermite, Naughty vit comme un paria dans une maison isolée et délabrée. Mais la méchanceté des autres va bien au-delà d’un rejet pur et simple de leur société. Chacun leur tour, ces « adorables ours » vont tendre des pièges au pauvre Naughty pour se moquer de lui. Un jour, alors qu’un anniversaire est prévu, Naughty s’aperçoit qu’il ne sera pas de la fête. C’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. A partir de ce moment là, plus rien ne l’arrêtera. Ils vont payer de leur vie cet affront. Une intrigue qui joue donc le décalage entre l’univers très enfantin des oursons en peluche et la violence pure. Un mélange parfois malsain tant la cible n’est pas clairement identifiée. Pour un enfant, voir « ses peluches » se faire descendre à l’arme automatique ou se suicider à l’arme blanche peut choquer. Naughty Bear ne fait pas le choix d’un public précis et brouille les pistes en proposant un jeu à la fois adulte par son concept et enfantin par sa réalisation.
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| | Terroriser les autres ours peut les faire se suicider. |
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A l’instar d’un Manhunt, où il est possible de « finir » ses ennemis par un coup spécial avec pour conséquence une mort immédiate, Naughty Bear ne fait pas non plus dans la dentelle. Ainsi, l’ours Naughty possède toute une panoplie de coup pour faire souffrir ses compatriotes. Mais avant de pouvoir profiter de ses finish moves, l’ours vengeur doit affaiblir ses ennemis ou du moins leur faire peur avant de passer à l’acte. Et c’est tout le fond du jeu. Naughty doit choisir entre terroriser ou frapper sans retenue les ours en peluche. Pour le premier choix, Naughty devra enchaîner les « Bouh !!! » pour terroriser les autres ours. Seulement, la jouabilité n’aide pas le joueur dans cette mission. Sans mode de visée, on a rarement l’impression que l’ours en face de nous semble avoir peur. Et c’est au bout de plusieurs minutes, et après quelques coups parfois, que l’on voit un certain effet de cette stratégie. Peu fiable et surtout longue, cette méthode est pourtant l’une des meilleures pour engranger des points. Le suicide étant la dernière étape dans cet objectif macabre. L’action est scriptée, montrant la mise à mort de l’ours par lui-même au moyen d’une arme à feu ou d’un couteau par exemple.
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| | A chaque arme son "Finish Move" |
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Si le premier amène l’ours en question à se donner la mort de façon simple, le deuxième choix s’avère plus original et plus important. En effet, envoyer un ours au suicide ne demande aucune « arme ». Mais tuer un ours de ses propres pattes si. Ainsi, Naughty dispose de nombreux moyen pour tuer ses homologues. Haches, batte de baseball, couteau, fusil mitrailleur ou encore pièges, le nombre d’armes n’est pourtant pas exhaustif. Une quinzaine d’armes, seulement, propose un « Finish Move » unique. Impossible donc de varier les mises à mort avec une même arme. L’animation de ces « Finish » est bien réalisée et fun ce qui relève l’intérêt du jeu.
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| | Les pièges sont aussi vicieux que les armes |
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Autre possibilité : les pièges. Naughty peut ainsi utiliser des pièges à loup ou des mines pour tendre un guet-à-pans à ses ennemis. Une fois coincés, il peut réaliser un « finish move ». Une stratégie aussi possible avec le sabotage. Plus sûre, cette « signature » amène un ours à aller réparer un objet du décor. Il ne vous reste plus qu’à activer la mise à mort. Les développeurs du jeu proposent aussi au joueur de changer sa façon de tuer en incluant un « dépréciateur de points » si on utilise trop une arme. Mais même avec ce système on se retrouve vite à réaliser les mêmes actions en continu sans trouver de nouveauté et d’originalité dans les niveaux qui se suivent et se ressemblent.