Au beau milieu des innombrables remakes et autre comebacks effectués par les éditeurs, le retour de Street Fighter, l’année dernière, a simplement été une immense baffe dans la tronche de nombreux joueurs. Débutants, vétérans, ou simples amateurs de jeu de baston, le titre de Capcom avait réussi à allier un gameplay en béton armé à une accessibilité formidable et l’avait doté de graphismes somptueux. Et comme dans les années 90, Capcom nous refait le coup de la version Super. Plus de persos, plus de stages, plus de furies, et finalement encore plus d’heures de jeu à passer dessus. Comme Street Fighter IV l’année dernière, Super Street Fighter est tout simplement le meilleur jeu de baston de l’année.
10 nouveaux persos, ça change l’Adon
Pour cette version dite Super de Street Fighter IV, la principale nouveauté, ce sont bien les nouveaux arrivants. Au nombre de 10, seuls 2 sont complètements inédits à la série. Saluons donc l’arrivée de Guy, Cody et Adon de la série Alpha, Ibuki, Makoto et Dudley de Street Fighter 3.3, T. Hawk et DeeJay de Super Street Fighter 2 et Juri et Hakan, les deux « petits » nouveaux. Le moins qu’on puisse dire avec ces newcommers, c’est qu’ils font dans l’originalité. Leur gameplay change considérablement des anciens personnages de Street Fighter IV. Guy, par exemple, le ninja tout droit venu de Final Fight est un mélange improbable de Fuerte et d’Akuma. Son jeu se base sur un système de course que l’on termine par un saut ou un coup spécial permettant d’enchaîner sur des combos très vicieux, et surtout meurtriers. Son acolyte Cody est quant à lui beaucoup plus simple à prendre en main. C’est un personnage dit « à quart de cercle », équilibré puisqu’il dispose d’un lancé de pierre ou de couteau (c’est un bagnard après tout) pour contrer les lanceurs de boules. Ses combos sont très faciles à apprendre et son ultra (le nom désignant les furies de Street Fighter) se place très facilement après son Rufian Kick. Adon, enfin est l’ennemi juré de Sagat. Adepte lui aussi de la Boxe Thaï, il a juré de détrôner le Tigre, qu’il juge trop faible. Et il possède de très nombreuses armes pour y parvenir ! Vraisemblablement l’un des futurs top tier (personnages qui ont le plus de duels qui leurs sont favorables) du jeu possède de nombreux coups impunissables. Il est extrêmement rapide, puni sans vergogne les sauts mal placés et surtout dispose de deux ultras dévastatrices et relativement faciles à placer pour peu que l’on se débrouille un tantinet à la manette ou au stick. Le seul problème de ce personnage, c’est son rire et ses petits cris insupportables, mélange de hamster que l’on écrase et de jeune vierge effarouchée…
Du côté des anciens de Street Fighter 3.3, c’est tout aussi bon. Dudley, le boxeur millionnaire, est certainement le plus charismatique des trois anciens. A la différence de Balrog, il ne se joue qu’aux quarts de cercles et dispose d’une palette de coups effrayants. Avec pas moins de six target combos (des enchaînements de coups normaux prévus par les développeurs qui permettent d’enchaîner sur des coups spéciaux), son arsenal est archi complet. Tout en feinte et en dash, son jeu dispose d’un équivalent au shoryuken, d’une contre attaque dévastatrice et d’une excellente Super. Très proche du Dudley de Steet Fighter 3.3, il est très plaisant à jouer et une fois maîtrisé on enchaîne rapidement les 10 hits combos les doigts dans le nez. Ibuki, une jeune ninja armée de Kunaï est quant à elle plus difficile d’accès (c’est d’ailleurs l’un des personnages les plus compliqués du jeu). Inspirée de C. Viper pour ses supers sauts et d’Akuma avec sa possibilité de lancer des Kunaï en l’air, son jeu est forcément très aérien, autorisant des Reset de combos qui rendront chèvres ceux qui n’auront pas bossé leur match-up. Très prometteuse, elle demande toutefois une exécution à la manette ou au stick de ses mouvements et de ses coups spéciaux irréprochable. Sa seule véritable faiblesse réside essentiellement dans sa barre de vie (de 900, soit autant que Chun-Li) faiblarde. A ne pas mettre dans des mains débutantes. On termine par Makoto, la karateka star de 3.3. C’est la plus faible des nouveaux venus. C’est un personnage pensé pour l’attaque, mais qui ne possède pas de bonnes armes pour se sortir des nombreux duels compliqués (lanceurs de boules en tête). Très faible à la relevée, très lente, elle n’est pas bonne dans les airs et n’a presque aucun coup pour contrer les adversaires venus de haut. Ses coups font toutefois très mal et étourdissent rapidement l’opposant, mais demandent une telle vitesse d’exécution qu’on baissera bien vite les bras. Et par-dessus tout, ses deux ultras sont extrêmement compliqués à placer. On attendra donc un miracle des prodiges japonais pour voir si elle vaut autre chose qu’un bon sac de frappe.
I believe Hakan flyyyyyy !
On passe rapidement sur T.Hawk. Le mexicain est un Zangief-like (ses coups spéciaux sont des chopes que l’on réalise en faisant des tours de cercles complets) sans Lariat, mais avec des simili-Shoryuken, permettant d’approcher plus facilement des adversaires qui éviteront au maximum le corps à corps. T. Hawk était un personnage un peu raté et sans charisme dans Super Street Fighter II et pas grand-chose ne bouge avec cette nouvelle version. De ce que j’ai pu voir sur le jeu en ligne, il semble toutefois qu’il va remplacer Zangief dans les mains des joueurs, ce dernier ayant subit des réductions de dommages importantes (on y revient). DeeJay au contraire est incontestablement le personnage et le plus cool et le plus classe du jeu. Le sourire toujours aux lèvres, le style dansant, le Jamaïcain est un émule de Guile dans une version un peu plus offensive. Le seul problème de ce personnage tient à ses deux ultras, très difficiles à placer hors des extrémités du stage.
On termine ce tour d’horizon par les deux vrais nouveaux de la série, la Coréenne Juri et le Turc Hakan. Juri est une adepte du Taekwondo et se bat essentiellement avec ses pieds. Franchement réussie du point de vue du look, son style de jeu est aussi facilement accessible que difficile à maîtriser. Jugez plutôt : des projectiles qu’elle peut « stocker » quand on garde le bouton enfoncé, une descente du pied surprenant et autorisant dans sa version EX à enchaîner sur son ultra 2, des coups spéciaux avec des grosses priorités et des combos relativement faciles à placer. On s’aperçoit toutefois que pour exploiter ses capacités à 100 %, un stick arcade est obligatoire (certains combos demandent en effet de maintenir des boutons appuyés, tout en appuyant sur d’autres boutons, un véritable calvaire à la manette). Un personnage très prometteur et qu’on sera amené à voir très régulièrement en ligne. Hakan quant à lui est… particulier. A mi-chemin entre Honda et Zangief, le Turc a pour originalité d’avoir besoin de se huiler le corps pour que ses coups deviennent efficaces (dégât décuplés, chopes au rayon d’action plus large, etc.). Difficile pour le moment de juger sa puissance face au reste du casting. Sa deuxième ultra permet par exemple de punir n’importe quel saut ou retombée des airs, mais ses sauts très courts et ses coups spéciaux facilement punissables en font un personnage de fond de classement. Là encore, on attendra les japonais pour juger de sa réelle puissance en combat.
1 avis a été déposé sur Super Street Fighter IV Xbox 360 :
Jeu d'une plus grande autonomies que le précédent. Il est mieux que le précédent car il y a un choix beaucoup plus et des super...

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