Début Janvier, Koch Média nous avait invités à une preview de Prison Break The Conspiracy. Force était de constater, après cette brève présentation du titre, qu’il avait l’air de tenir la route. Ce n’est malheureusement pas le cas, et nous invitons tous ceux ayant pu, à la lecture de cet article, penser à acquérir ce titre, à ne rien en faire. Anatomie d’un Mea Culpa.
Bienvenue en enfer
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Aborder ici le scénario ne rimerait pas grand à grand-chose pour deux raisons. Pour commencer, nous avons déjà abordé les tenants et les aboutissants de ce dernier lors de la preview (disponible ici). Ensuite, et de manière beaucoup plus simple, il n’y a pas grand-chose à en dire. En effet, l’enrobage scénaristique que l’on nous sert ici n’est rien de plus qu’un enchaînement de fan service le plus pur, sans génie, qui débouche sur un résultat mou du genou et sans intérêt. A titre d’exemple, le chapitre six nous propose un twist scénaristique d’une intensité égale au dénouement d’un épisode de la petite maison dans la prairie, et que l’on voit venir à des kilomètres à la ronde. Il faudra donc bien du courage (ou du masochisme) pour parcourir les neuf chapitres qui composent cette odyssée carcérale. En plus, et sans vouloir spoiler, la fin est déjà écrite, donc…
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Mais un tel néant scénaristique serait pardonnable si les gars n’avaient pas oublié de doter leur jeu d’un gameplay. Entre scènes scriptées et QTE qu’il est nécessaire de rater pour les comprendre, il faut s’accrocher pour ne pas envoyer valser tout ce qui vous tombe dans les mains en proférant les pires insanités, avant de fondre en larme, exaspéré par une maniabilité qui ne rime à rien. Décrire les errances de ce gameplay ne rimerait à rien, et un ou deux exemples bien sentis devraient suffire à vous montrer le topo. Prenons une scène d’infiltration dans la cour. Vous devez relier un point à l’autre bout de la cour, et fort commodément, des camions viennent se garer juste sur le parcours que vous devez emprunter. Chouette, l’ami Paxton pouvant se glisser sous lesdits camions, on s’attend à expédier l’affaire en deux temps trois mouvements. C’était sans compter sur la ruse des développeurs, qui histoire de corser l’affaire, on décidés que votre avatar devait passer par la station verticale avant de se remettre à plat ventre. Ce faisant, la caméra tournicotte autour du perso, et c’est le drame, vous voici privé de repères, retournant vous glisser sous le premier camion, sans comprendre comment cela est possible. Une fois, deux fois, dix fois, avant de finalement comprendre qu’il suffit d’avancer d’un pas. Ces problèmes de changements d’angle de caméra sont par ailleurs rédhibitoires, empêchant par moment de voir les actions que l’on entreprend. Nous passerons aussi sur le système de combat, basé sur deux touches (un coup normal, un coup fort qui se charge) et un troisième pour l’esquive, et qui nécessite uniquement un martelage intensif. Amis de la subtilité, nous venons de vous perdre. Au final, on se retrouve avec un mix d’Assassin’s Creed et de Splinter Cell version low cost.
La diagonale du vide
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Si malgré tout cela vous persistez dans votre envie de jouer à Prison Break, il y à encore deux trois chose qu’il vous faut savoir. En premier lieu, l’IA est d’une stupidité crasse. Vous pouvez vous tenir à vingt centimètre d’un personnage, faire une galipette, crocheter une serrure ou passer devant lui pendu par les mains à un câble sans vous faire repérer. Et si par malheur ils vous aperçoivent, un petit tour derrière une caisse pour se cacher et hop, ils oublient aussitôt qu’ils vous ont vu. A croire que pour respecter les directives du ministère du travail, Fox River a engagé un contingent d’aveugles et de sourds. Sachez aussi que les missions sont d’une linéarité affligeante. Oh bien sur, vous pouvez vous déplacer librement dans les environnements à votre disposition, mais vu qu’il n’y a rien à trouver, à récolter ou à découvrir, cela ne présente que peu d’intérêt. Aller sans réfléchir du point A au Point B est amplement suffisant. Ce vide, omniprésent dans le jeu, vaut malheureusement aussi pour le reste du titre. Il existe bien un genre de mode versus, dans lequel vous pourrez incarner l’un des célèbres taulards, mais vu les limites du système de combat, je vous laisse en deviner l’intérêt.
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Si le jeu souffre d’un bilan plus que négatif, il est au moins une chose que les gars de Zootfly ont à peu près bien réussie. Graphiquement, le jeu tient la route ; Bien évidemment, il reste un peu d’aliasing par ci par là, et les animations font ressembler les protagonistes à de bons vieux automates un peu grippés, mais la modélisation des acteurs est plutôt réussie. On regrettera cependant que tout le casting ne soit pas présent, Westmorland et le Pope étant remplacé par des PNJ lambda, une difficulté de modélisation sans doute liées à la présence d’une moustache sur ces deux personnages. Le casting vocal fait la part belle aux doubleurs originaux, ce qui permet de conserver une cohérence certaine avec l’univers de la série. Il est cependant à regretter que les dialogues ne soient pas le fruit d’un vrai travail d’auteur, et bascule facilement dans la vulgarité et le grand n’importe quoi, allant des mérites comparés d’une disqueuse chinoise et américaine à un débat de haut vol sur les mérites comparés des majeures et des mineures. Du grand art.
Prison Break : The Conspiracy est donc un jeu raté, comme cela est souvent le cas avec les adaptations de licence issue du cinéma ou de la télé. Si les bouts de gameplay présentés durant la preview tenaient la route séparément, l’assemblage est plus que douloureux. Désagréable à jouer, redondant et sans intérêt, Zootfly signe ici un titre qui ne mérite surement pas que l’on dépense un kopeck pour lui.
- L’univers, respectant bien celui de la série
- Animation
- Scénario
- IA
2 avis ont été déposés sur Prison Break : The Conspiracy PC :
Le jeu est plutôt pas mal l'histoire est bien mais les graphisme mon déçu,on ne voient pas beaucoup les autres personnages de la...

Très bien. Original, respecte bien l'histoire, très bon graphisme : un bon jeu. Je le conseille à tout ceux qui ont bien...

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