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Neuf ans après avoir été le premier jeu jouable en ligne sur console (une certaine Dreamcast, à la mort prématurée), Phantasy Star continu de ravir les fans de jeux d’action futuristes en réseau. Après une erreur fatale l’an dernier avec un Phantasy Star Portable qui n’avait qu’une fonction de coopération à 4 joueurs et pas la moindre trace de jeu purement online, Phantasy Star Portable 2 vient combler cette grosse lacune et apporter son lot de nouveautés. Du fan-service et de l'anglais
Une humanité prochainement réduite à néant si le voyage subspatial ne devient pas une réalité de façon imminente, une civilisation antique qui refait surface, voilà de quoi émouvoir les fans de SF de la première heure. Mais on parle de Phantasy Star, et la trame se fait malheureusement sensiblement éclipser. On aura quand même le droit à de nombreux dialogues dans le mode carrière du jeu ainsi que, parfois, de bien jolies cinématiques. Ainsi notre personnage n’est qu’un mercenaire parmi tant d’autres largué dans ce monde hostile pour enchainer les missions hack’n slash, parfois (et j’insiste sur le « parfois ») reliées entre elles par la trame. Une trame qui au passage ne parlera qu’à ceux maitrisant la langue de Shakespeare, les seuls mots de français du titre étant prononcés par Chelsea dont les joueurs ne retiendront que le décolleté. On ne regrettera pas ce choix d’avoir passé l’histoire un peu à l’arrière plan, tant les personnages peuvent parfois s’avérer ridicules et le scénario bourré de fan-services divers (trop de fan-service tue le fan-service). En tout les cas ce mode solo se bouclera en ligne droite en une vingtaine d’heures. Attention toutefois, 3 fins sont disponibles en fonction de la note attribuée à la fin des missions. Ne nous voilons pas la face pour autant : le mode campagne n’est autre que le mode online, mais pas online. Seul humain aidé par des bots, notre mercenaire enchaine les missions facultatives ou indispensables à la progression de l’histoire afin d’acquérir un meilleur matériel. Cette recherche du meilleur équipement et cette collection d’objets reste une valeur sure et l’une des marques de fabrique de la série. Capitaine custom
On commence donc l’aventure par l’indispensable et indémodable éditeur de personnages. Il permet de choisir un sexe, une classe et une race parmi les différentes possibilités, puis vient le moment de la personnalisation en profondeur. Chaque détail du visage peut être retouché, bien que certaines options soient semblables, de la couleur et coupe des cheveux à la forme du visage. On finit avec le choix des vêtements et la création d’un petit personnage de soutien qui nous filera un coup de pouce non négligeable en combat. Une fois tout ça réglé, on peut alors se lancer à l’assaut du vaste monde du titre. Première chose qui frappe : le contenu du jeu est par moment extrêmement similaire à celui de son prédécesseur. Ennemis, décors, musiques, etc. Certains crieront à l’hérésie (sans doute les mêmes qui auront joué au premier opus), d’autres verront là une bonne occasion pour le jeu de proposer un contenu encore plus vaste que ne l’était celui du premier Phantasy Star Portable. Sachez enfin que le choix de la race aura une importance capitale et pas juste un côté esthétique. A titre d’exemple, les humains débloquent des invocations à partir du niveau 10, tandis que les bêtes pourront se transformer en créatures surpuissantes. En dehors des combats, le joueur se retrouve sur une station spatiale qu’il est désormais possible d’explorer en temps réel et dans des décors 3D. Rappelons que le premier opus de Phantasy Star Portable ne permettait pas d’explorer cet environnement, du coup limité à une suite de décors 2D.
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