Un nouvel épisode de la célèbre série des Dynasty Warriors débarque sur les consoles Next-gen. Remake de la version PSP intitulé Strikeforce, vos guerriers chinois peuvent désormais se transformer en super héros. Arriverons t-ils pour autant à surprendre les fans de la série ? Réponse dans ce test.
Seul c’est bien, à quatre c’est mieux
La légende des trois royaumes de Chine, une époque de chaos et de souffrance vers 200 après J-C, est le point de départ de tous les Dynasty Warriors. Au début de l’aventure il vous est demandé de choisir une Dynastie, les Wei, les Wu ou les Shu, chacune ayant des qualités différentes, la force, la vitesse ou la résistance. Après avoir sélectionné et nommé votre héros, l’aventure commence avec un peu d’histoire et quelques missions annexes servant de tutorial. StrikeForce reprend les bases de la série Dynasty Warriors. Un Beat them all dans lequel le joueur doit littéralement dévaster l’armée ennemie qui se fait envoyer des renforts indéfiniment. Le succès s’obtient en faisant mordre la poussière au chef adverse ou par la découverte d’objets. A l’instar des anciens épisodes vous n’êtes plus seul. Trois lieutenants vous accompagnent dans l’aventure, joués par une IA plutôt intelligente, auxquels vous pouvez passer des ordres simples. Notez que s’ils vous semblent trop idiots, ils pourront être incarnés par des amis en ligne. Vos compagnons remplaceront vos lieutenants pour vous aider à remplir des dizaines de missions officielles, et à abattre des boss surpuissants. Vous pourrez utiliser votre personnage de la campagne solo, et ainsi garder votre expérience acquise lors de ces parties en ligne.
Personnalisation, transformation ...
Une phase de préparation en ville précède toujours le combat, vous pouvez y acheter des armes, des sorts ou des capacités. Il ne faut pas négliger cette étape qui s’avère très complète. La personnalisation de votre héros passe par le choix d’un type d’armes (une vingtaine sont proposées), de capacités extraordinaires et de pouvoirs élémentaire puissants. Notez qu’il faudra changer de personnage principal pour que votre équipe évolue équitablement entre ses membres et ainsi tester les différents styles de combats proposés. La ville elle-même fait l’objet d’évolution, que vous apportez grâce à des cartes d’officiers, qui améliorent les boutiques au fil des missions. Une dizaine de combattants par dynastie vous seront accessible au fil du jeu. Outre leurs nombres, vos guerriers peuvent maintenant se transformer. Ils deviennent de véritables surhommes par une simple pression de la touche [O] quand la jauge de Furie est à son maximum. Les combats deviennent alors beaucoup plus aériens et bien plus violent, ce qui ne sera pas de trop face aux boss gigantesques que l’on sera amené à rencontrer. Toutes ces personnalisations nous donnent un titre véritablement profond où l’on doit faire évoluer nos personnages pour relever des défis auparavant infaisables. Dans la lignée de ces ainées, Dynasty Warriors : Strikeforce est très complet, mais ce n’est qu’en donnant l’accès au multijoueur, comme dans la série Monster Hunter, qu’il nous offre de la nouveauté.
Un vieux pot, une meilleure soupe ?
Auparavant sorti sur PSP, Dynasty Warriors : Strikeforce ne subi qu’une trop faible amélioration graphique. Le titre de Koei est tout simplement indigne d’une console avec autant de capacités. Les textures au sol sont pauvres, tout comme les murs d’ailleurs, et seuls les personnages sont relativement bien modélisés. On atteint tout juste une réalisation digne de la PS2 – la haute définition en sus - mais pas beaucoup plus. Cela justifie donc encore moins les trop nombreux temps de chargements de cette version next-gen. Mis à part l’aspect technique du titre, il ne faut pas avoir peur de la répétition pour apprécier ce jeu. A commencer par les missions, trop semblables. Ajoutons à cela qu’il vous faut régulièrement recommencer les niveaux, pour pouvoir équiper convenablement votre équipe, afin de ne pas tomber comme une mouche devant les boss. C’est aussi la difficulté trop aléatoire du soft qui perturbe. Elle est notée par des étoiles, suivant les missions, mais correspond rarement à une hiérarchie logique. Dans tout bon beat them all, un bon ciblage automatique des ennemis est très utile, surtout quand votre écran est envahi de nombreux guerriers. Celui de Dynasty Warriors : Strikeforce est quand à lui trop imprécis et nous donne vite l’occasion de le désactiver pour pouvoir avoir une vue d’ensemble du combat. On ne s’en servira donc que contre les boss et les officiers, comme par le passé, sur la version portable. Toutes les qualités de la version PSP sont bien présentes, mais les défauts aussi. Ce nouvel opus est donc un bien médiocre portage sur console next-gen, conséquence d’une certaine fainéantise des développeurs.
Dynasty Warriors : Strikeforce est fidèle, trop fidèle à la version PSP. Plus profond que ses prédécesseurs et doté d’un mode multijoueur intéressant, on regrette que les développeurs n’aient pas optimisé les contrôles et surtout améliorés les graphismes. Malgré ces défauts de répétitivité et sa difficulté étrangement dosée, ce Dynasty Warriors reste un des meilleurs épisodes de la série et comblera autant les fans du genre qu’il lassera vite les néophytes.
- Le multijoueur (online et offline)
- Les transformations
-Répétitif
-Difficulté trop variable










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