On prend les mêmes et on recommence. Un an après sa première réussite sur Wii avec son opus Road Trip, Ubisoft décide de marquer à nouveau le coup avec une suite exclusive à la console de salon Nintendo. World Stage de son petit diminutif semble s'ancrer dans la veine de son prédécesseur, tout en évitant les sorties de piste hasardeuses. Nouveau coup de poker ou suite bâclée ? Rendez-vous sur la ligne de départ pour quelques sessions de ride bien senties.
De la poudreuse dans le cerveau
Shaun White et sa bande de bras cassés sont de retour et comptent bien se qualifier pour les prochains championnats du monde de snowboard. Direction l'aéroport, point de ralliement des challengers qui voyageront à travers pas moins de huit pays. C'est donc dans une ambiance bon enfant et digne d'un teen movie à t'en faire sursauter un ado pré-pubère que se déroule la compétition cette saison. Le chemin est long pour nos riders amateurs, et il faudra remonter les 100 places du World Stage pour espérer faire partie des 5 équipes qui se qualifieront pour le championnat. Bon, c'est pas tout de glander dans la zone d'embarquement en moufles et doudounes, il est temps de bouffer de la poudreuse.
C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, Ubisoft l'a bien compris et intègre à ce second volume ce qui a fait le succès du premier : une maniabilité jouissive. A la Wiimote seule ou avec une Balance Board, SWS : World Stage se montre aussi intuitif qu'on pouvait l'espérer. La première montre des commandes assez classiques. Inclination à gauche et à droite pour se pencher et tourner, bouton A pour accélérer, le B pour passer en carving les virages serrés et un meilleur équilibre sur le verglas. Même topo pour les tricks aériens, qui ne nécessiteront un coup sec de la Wiimote pour s'élancer. Il ne restera plus qu'à incliner la baguette tout en appuyant sur les boutons pour lâcher des tricks plus spectaculaires les uns les autres. Pour le slide en revanche, pas besoin de viser la rampe, notre rider sautera comme un grand sur la rampe une fois à côté, il nous reste alors plus qu'à jouer de la Wiimote pour marquer des points. Très classique et sans grand intérêt, les joueurs chevronnés privilégierons alors la Balance Board dont la maniabilité a fait le succès de la licence. Toujours aussi accessible, la planche de Nintendo montre une fois de plus tout son potentiel grâce à une prise en main réaliste et addictive. On regrette en revanche de ne pas pouvoir paramétrer notre style de glisse, condamné à concourir en regular, au diable les goofy...
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