Après un accueil mitigé sur les machines de salon, ce brave Dante vient trainer ces guêtres sur la portable de Sony. C’est le studio Artificial Mind + Movement, à qui l’on doit diverses adaptations de licences comme Kim Possible, Teen Titans ou Happy Feet, qui s’est chargé de ce portage. Retour en Enfer…
L’enfer est pavé de bonnes intentions
Si vous n’avez pas encore lu l’excellent test de la version Xbox 360, permettez que l’on vous rafraîchisse la mémoire. Dante, contrairement au poète dont il est inspiré, n’est pas un homme très malin. A part le fait qu’il ait cru bon de s’engager dans l’armée pour aller casser du barbu (un grand classique), il à eut la merveilleuse idée de piller, tuer et cocufier sa chère et tendre avec une gueuse du cru, sous prétexte d’une tournée générale d’absolution par le premier évêque venu. Pas de chance pour lui, la justice divine ça ne se monnaye pas. Alors quand la mort vient le chercher, suite à une rencontre inopportune entre un poignard et son dos, et qu’elle lui annonce qu’il est damné, autant dire qu’il ne se laisse pas faire. Deux trois bourres-pifs et une faucheuse envoyée ad patres plus tard, notre ami Dante décide de regagner ses pénates, avec dans ses valises la faux qu’il à récupéré sur la dépouille de la Mort. Mais c’est un spectacle de désolation qui s’offre à ses yeux dès qu’il pousse la porte de son foyer. Tout d’abord, son père, gisant là, un crucifix planté dans l’œil, et plus loin, sa mie, une lame plantée en son blanc sein. Histoire d’enfoncer le clou, Lucifer en personne vient chercher l’âme de la belle, les inconséquences de Dante l’ayant condamnée à la damnation éternelle. C’est donc légèrement remonté que Dante se lance à l’assaut des neufs cercles de l’Enfer, aidé en cela par le poète Virgile, dont les conseils et anecdotes émailleront l’aventure.
Dante’s Inferno sur PSP, il fallait bien s’en douter, est à peu de chose près la même chose que ses homologues sur console de salon. On a donc affaire à un Beat them all pur et dur aux vrais airs de God of War. Trois boutons pour enchainer les coups sur terre comme au ciel, une esquive et des pouvoirs magiques viennent compléter la panoplie, et devraient vous permettre de déjouer tous les pièges se dressant entre vous le déchu. Petit point négatif tout de même, l’utilisation du stick pour se déplacer, qui à l’usage, se révèle bien moins confortable que cette bonne veille croix, ici dévolue à la magie. Le jeu n’en reste pas moins très dynamique, et les combos sortent très facilement, à tel point que l’on n’aura aucun mal à botter les fesses des sbires de Lucifer. Les autres mécaniques du jeu, à savoir la collecte d’âme, la progression des arbres de compétence étant identique aux volets sur machines de salon, nous ne nous attarderons pas dessus. Attaquons nous plutôt aux divergences, car elles existent. Tout d’abord, exit la barre de rédemption, qui permettait à ce bourrin de Dante d’augmenter encore son pouvoir de destruction. Autre grands absents de ce volet PSP, les reliques, que l’on pouvait obtenir en fouillant les moindres recoins du décor, et qui permettaient de gagner des aptitudes supplémentaires. La disparition des ces deux éléments, sans être tragique, enlève tout de même au gameplay une grande partie de son intérêt. Les reliques se sont au final vues remplacées par les trente deniers du Judas, qui ont pour fonctions principale d’apporter un bonus d’âme, facilitant dès lors la course à la puissance. Finissons enfin par un point technique. Dans l’ensemble, le titre tient la route. Les graphismes pour commencer, offrent un rendu fin et détaillé. On regrettera cependant la relative obscurité des décors, qui vient gêner la lisibilité de l’action. Les cinématiques sont elles aussi de qualités, et rejoignent en cela celle des épisodes PS3 et Xbox 360. Malheureusement, elles se retrouvent bien souvent amputées de leur début ou de leur fin, ce qui vient un peu gâcher l’ensemble.
Pour conclure, Dante’s Inferno sur PSP est quais-similaire au autres versions. Le plaisir est là certes, mais quelques amputations injustifiées viennent grever son gameplay. Il n’en reste pas moins un beat them all de qualité, qui ravira assurément les amateurs du genre, maintenant lassés de God of War : Chains of Olympus.
- Le design des monstres
- Les cinématiques
- Le côté adulte du titre
- Le scénario, qui tient sur un ticket de métro
- Les doublages Français
1 avis a été déposé sur Dante's Inferno PSP :
ce jeu est extra les combats sont tres realistes ainsi que les monstres et les endroits a decouvrir sont fabuleux.on entre dans un...

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